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[PARTIE 2] La vérité gobeline

[PARTIE 2] La vérité gobeline - Page 3 Brandw10
Jeu 28 Mar - 10:24

Une vraie petite armée. Grâce à Ellendrine, voix de l’ordre dans le chaos, vous êtes parvenus à vous protéger et à vous barricader tant bien que mal dans cette pièce en ruine - la porte semble être solidement entravée par les éléments métalliques placés là par le maraudeur, tandis que le drone achève encore et toujours sa ronde. Et au moment où Ellendrine placera le premier cristal d’alimentation dans une des consoles, celle-ci s'illumine, et comme par miracle, les chaînes de montage épargnées par le temps s’activent de nouveau, les rouleaux activant un long parcours où s’activent quelques bras mécaniques qui travaillent dans le vide.
Les robots, eux, restent inactifs, puisque aucun de vous n’en a réactivé un.

Plic.
Ploc.
La dernière pierre parvient à casser une des vitres qui vole en éclat, tombant en de multiples débris sur le sol. L’attaque gobeline semble avoir commencé.
Rapidement, vous entendez autant d’autres pierres qui s’attaquent aux fenêtres tandis que leur bras martèlent la porte - en vain. Et bientôt, les projectiles sont remplacés par des flèches rudimentaires qui traversent les fenêtres cassées et pourraient bien vous toucher si vous n’avez rien pour vous défendre - cette usine, si haute de plafond, permet à des tirs en cloche de vous retomber dessus.

Et la porte que l’on prenait pour fermée laisse rapidement entrevoir une faille: la vague gobeline parvient à l’entrouvrir, juste ce qu’il faut pour laisser passer en un flot stable une ligne de gobelins sommairement armés, mais nombreux. D’abord piégé par le métal, et les machines brisées, ils trouvent rapidement la faille. Cette entrave parvient néanmoins à contrôler le flux, et plutôt qu’une horde, c’est un petit filet d’ennemis qui vous fait face. Même si elle ne fut pas infaillible, elle vous aura permis de contrôler l’armée.

Les quelques gobelins en place vous prennent rapidement pour cible. Ils ne semblent pas invincibles, loin de là, mais vous savez tous que leur force véritable revient du nombre, pas de la force. Il faudra rapidement se décider sur la marche à suivre, car le trou n’est pas bouché et la fuite se poursuit.

Détective! Issue Localisée!

Le petit drone dessine des cercles autour d’une grille, sa voix vous appelle depuis un des recoins de la pièce, derrière un des tapis roulant où défilent des éclats brisés de cristaux. Devant lui, à même le mur, ce qui ressemble à une grille cachant un étroit conduit de ventilation… Situé à près de deux mètres du sol, il peut néanmoins être atteint avec un peu d’effort ou d’imagination. Mais il faudra faire fi de la grille, et s’enfoncer dans une usine dont vous ignorez tout. Qu’allez-vous tenter?


Ven 29 Mar - 17:01

The Goblin Truth

starring Jane Kaldwin & Ellendrine Brightwige & Artémis De Goya & Nostell An'mbeidh

Bob ne m'a pas prévenu que les gobelins étaient en train de nous contourner aussi, je fus surprise de voir qu'ils étaient en train de caillasser les quelques vitres situées bien en hauteur. Ils espéraient quoi, nous faire peur ? Si c'était juste un caillassage et qu'ils n'amenaient pas des échelles... Lorsque je compris que ce qui venait de claquer non loin de moi fut des flèches de bois rudimentaires, je voyais qu'on était désormais bien menacés à l'intérieur. Faites ce que vous pouvez Ellendrine, je vais aller m'assurer que ces saloperies ne passent pas. Tenez vous aussi prête si Sam nous avertit d'une issue. Je laissai bien vite Ellendrine faire mumuse avec sa roboterie et lui donnait cette instruction en sortant mon arme. Les autres étaient déjà en train de se préparer.

Sans la moindre sommation, j'ouvris le feu en direction de ces abjectes créatures pour descendre d'une balle nette en pleine tête le plus avancé. Il avait essayé de se protéger en levant sa lance, pathétique... Le suivant fut également abattu par une autre balle, son comparse de derrière subit le même sort mais je dû m'y employer par deux fois car la première balle n'avait fait que lui érafler l'oreille avant de s'encastrer dans une machine. Farouk quant à lui faucha les quelques gobelins qui avaient pris la place des morts ou qui voulaient aller voir s'ils pouvaient être aidés. L'homme noir ne gâcha pas les munitions qu'il avait et se contenta de brèves salves suffisantes pour faire mouche. Néanmoins, je grimaçai de colère. Malgré leurs pertes et la mort violente des leurs, ils continuaient de venir, signe d'une vraie détermination à s'en prendre à nous.

Y en a combien de ces rats... maugréai-je en abattant ce qui pouvait ressembler à une gobeline qui essayait de franchir un cadavre ensanglanté d'un de ses congénères. Elle s'effondra en arrière provoquant la chute de ceux derrière elle, la gorge ouverte à l'air. Plus de balles... Je comptai le nombre de chargeurs qu'il me restait et rechargea avant d'entendre, avec un bond dans la poitrine la voix de mon dévoué Bob provenant d'un coin mais aussi dans mon oreille. J'échangeai un regard avec la plus proche de moi à savoir Nostell puis je me portai vers mon automate. En effet il y avait bien une issue, par un conduit d'aération... Mais où est ce que ça allait nous mener ? Et le conduit devait être encrassé de poussière, on risquait d'y laisser les poumons... Je suppose qu'ouvrir cette grille est au delà de ta force, Sam ? Ce dernier confirma sa réponse en opinant. Dans mon dos, les coups de feu continuaient de plus belle.

Je me mis à regarder autour de moi, cherchant quelque chose pour que l'on accède à ce conduit. Revenant auprès d'Ellendrine, mon arme toujours en main si jamais une de ces petites merdes parvint jusqu'à nous à travers la barricade ou s'ils trouvaient le moyen de passer les fenêtres, je vins voir où elle en était. Vous êtes arrivée à quelque chose ? Sam a trouvé ce que je suppose être un conduit d'aération en hauteur. C'est un brin étroit mais c'est la seule issue qu'on a. Venez, nous devons trouver un bureau ou des caisses, quelque chose pour nous permettre d'accéder au conduit. Il faudra ensuite ouvrir la grille. D'une oreille je l'écoutai mais je regardai aussi le lieu de la bataille où les corps devaient s'amonceler. Qu'elle se décide vite à nouveau.

Résumé:
Dim 31 Mar - 11:58

La Vérité Gobeline [P2]

Verte tuerie en compagnie de Ellendrine Brightwige, Artémis et Jane


La chaîne de production s'était remise en marche sans rencontrer de problème. Néanmoins, les robots, eux, n'avaient pas mine de bouger ; force était de constater qu'ils n'étaient pas liés directement à l'organisme mécanique principal.
Il aurait donc fallu y aller au cas par cas.
Se réjouissait-elle de leur inactivité ? Pas spécialement : le mystère demeurait quant à leur potentielle utilité. En plus de cette énigme à double tranchant, un autre péril se fit entendre. D'abord vers les hauteurs, dans un fracas de verre, puis ensuite tout contre le sol lorsque les quelques projectiles claquèrent bruyamment dessus.
Nostell vit une flèche s'écraser à deux pas de sa position. De facture grossière, elle était plus petite et fine que celles constituant la moitié de son arsenal. L'ancienne tueuse à gages ramassa un morceau de tôle - assez épais mais pas trop encombrant - qui traînait là en vue de s'en servir comme d'un bouclier de fortune. L'un de ses bords était tordu et déchiré. La mercenaire s'arrangea pour le tourner dans le bon sens, s'appropriant ainsi un objet à la fois défensif et offensif.
Toujours faire flèche de tout bois.
Un dernier coup d'œil au plafond lui indiqua que leurs assaillants, malgré leurs quelques tirs en cloche au petit bonheur la chance, n'avaient pas encore eu la jugeote d'apporter une échelle.
Nostell recentra subitement son attention sur la porte. Un raclement sinistre ouvrit la voie à des grognements affamés et à des rires diaboliques. Avides de sang et de chair, les gobelins s'étaient glissés par l'entrebâillement.

- Non.

C'était à prévoir ; avec leur barricade, ils n'avaient fait que retarder l'inévitable.
Il n'empêche qu'ils n'étaient pas les bienvenus dans cette usine.
Son arme de poing cracha le feu. Une horreur verdâtre s'écroula, un nouvel orifice sanglant en lieu et place d'un orbite couleur de bile ; sa chute n'émeut en rien ses congénères qui, des armes rudimentaires à la main, poursuivirent leur pénible et regrettable avancée non sans le piétiner. Fort de son artillerie, Farouk en descendit quelques-uns, très vite secondé par une détective à la gâchette leste. Nostell dut prendre en considération la trajectoire de leurs tirs afin de ne pas gâcher ses munitions. Elle arrosa consciencieusement les audacieuses créatures en, de temps à autres, prenant tout de même la peine de rattraper les quelques ratés.
Comme déjà lasse de ce petit jeu sordide, Jane y alla de son commentaire fielleux à l'encontre de l'effectif adversaire.

- Impossible de le savoir. Nous compterons les morts plus tard.

S'ils en avaient l'occasion.
Un gobelin - en sale état - dont il manquait un oreille était miraculeusement parvenu à ramper jusqu'à sa ligne de défense. Son ignoble trogne grande ouverte, le monstre humanoïde s'apprêtait à soulever son gourdin pour le lui abattre sur le crâne ! La mercenaire abaissa son flingue et se retourna, balançant son autre bras à la place. En un mouvement tranchant, son bouclier de tôle déchira la gorge de la créature. Celle-ci s'effondra dans un gargouillis au moment où Nostell, son visage de marbre tourné vers Bob, captait son alerte.
Sa propriétaire croisa le regard de la tueuse. Toutes deux savaient qu'il n'y avait pas une seconde à perdre.

- Aménagez-nous la retraite. Nous vous couvrirons.

Ce disant, Nostell arrêta justement une flèche qui menaçait de s'écraser dans le dos de la détective blonde. Saisissant le tube planté dans sa protection usée, la mercenaire l'en arracha à son support et s'en servit à la manière d'un poignard. Un autre gobelin, qui s'était relevé après avoir fait le mort, mourut pour de bon, la flèche logée en travers d'une oreille. Ceux qui suivirent se firent foudroyés par son pistolet, qu'elle dut recharger en parallèle des tirs du puissant Farouk.
Lorsque la Strigoi se remit à faire feu, elle s'aperçut que la faille, loin de s'être bouchée, s'était vue élargir par la hargne gobeline.
En plus de ne pas accorder une très grande importance à la vie, ils sont extrêmement têtus.
Un monticule de cadavres s'était formé à quelques pas de la seconde ligne de défense derrière laquelle se trouvaient les retranchés. Bousculé par les vivants agités, le petit mont funèbre penchait de côté...


Résumé:


Dernière édition par Nostell An'mbeidh le Lun 8 Avr - 14:21, édité 1 fois
Mar 2 Avr - 3:29


Promenons-nous dans la brume

Nostell, Artémis, Jane


L'éclat des fenêtres hautes brisa la concentration d’Ellendrine dans un sursaut. Ces petites crapules verdâtres n’étaient si bêtes. Les voilà dardés d’une pluie de flèches, pas très soutenue, mais à rythme constant. Accroupie sous une console, elle se demandait pourquoi tous les guerriers de la région les avaient pris en chasse de manière aussi viscérale, alors qu’ils n’avaient du voir aucun être humain depuis des générations.

-« D’accord, détective. » dit-elle, décontenancée.

Elle avait placé plus d’espoirs qu’elle n’aurait du en ces chaînes d’assemblages, qui ne révélaient aucun atout stratégique pour le combat et dont les consoles clignotaient comme des enseignes publicitaires sans offrir le moindre caractère d’écriture. Qu’elles soient fonctionnelles après tant de siècle d’obsolescence était déjà une prouesse en soit. Les étudier aurait été un privilège. A quoi pouvaient-elles servir ? Peut-être à fabriquer des cristaux d’énergie ou de pouvoirs, si l’on en jugeait par les innombrables cristaux brisés et la sécurité renforcées par les robots. Faut de mieux, elle rangea les cristaux de contrôle dans son sac afin de ne pas les abandonner aux gobelins. La chaîne d’assemblage redevint inerte une fois hors tension.

De l’autre côté du hangar, Farouk et Nostell ont pris abri derrière ce qui devait être la seconde ligne de défense constituée par les machines. La misérables marée s’insinue par une faille dans la portee barricadée, sans parvenir à l’élargir.

-« Retenez-les ! » s’écrie Ellendrine. « Courir comme ils le font est stupide. Nous pouvons les abattre un par un sans coup férir ! »
Farouk fit équipe avec Cora pour dégommer quelques verdâtres en faisant preuve de sang-froid et de sens de la stratégie.

-« Sans doute des milliers, miss Raikes. »

L’archéologue plissait le front en surveillant les fenêtres hautes. Ces cure-dents de petite taille qu’on leur envoyait étaient perfides et feraient de sérieux dégâts. Mine de rien. Avec précaution, elle se hissa à hauteur du gobelin étendus au plus près d’elle et tenta de lire son passé : bienheureuse ivresse de joie à gambader dans les bois en partie de chasse avec ses compagnons. Elle secoua la tête en grimaçant devant ces données insipides qu’elle avait perdu son temps à contacter avant de retourner à couvert.

-« N’abandonnez pas la forteresse tant que nous pouvons tenir. » rugit-elle alors que le petit robot voletait au-dessus d’une grille pour indiquer une issue possible. A ses yeux la retraite devait constituer l’option de l’ultime recours. Une fois le hangar investi par la horde gobeline, ils seraient faits comme des rats dans les conduits vétustes. Elle se souvenait en revanche avoir lu des chroniques d’antiques batailles attribués à un mythe de la civilisation oubliée où une maigre cohorte de soldats avaient tenus en respect toute une légion d’ennemis sur un passage étroit au pied d’une falaise. D’un point de vue stratégique, s’ils conservaient leur calme, ils avaient encore l’avantage. La supériorité du terrain. La supériorité technologique. Une meilleure organisation. Les gobelins ne semblaient compter que sur le nombre.

Farouk admirait les prouesses des deux femmes. Les redoutables guerrières empilaient les  corps avec hardiesse, l’ex-Sentinelle dosant savamment son intervention analysait au mieux la situation en respirant pleinement. Comme elles maintenaient la ligne, il commença à attraper un gobelin à l’agonie par la cheville et tournoya sur lui-même pour le lancer par-dessus les machines sur ses congénères amassés dans le maigre passage. Un couinement planant accompagna cette baliste. Farouk répéta l’opération encore et encore avec les cadavres. Sa mitrailleuse gênait ses mouvements. Il avait été un guerrier dextre autrefois. Pivotant sur son pied, il fit décoller un gobelin en lui assénant un puissant coup horizontal dans le plexus avant de le frapper avec le cadavres qu’il tenait et d’empiler ce dernier sur le monticule qui se formait à l’entrée. Il forçait ainsi les nouveaux arrivant à piétiner sur les mourants, à trébucher sur leurs mini lances érigées avant de tenter une percée.

-« Artemis. Il serait bon de faire à nouveau usage de votre merveilleux contrôle du métal pour esquicher les gobelins. » suggéra-t-il pour faire comprendre aux gobelins qu’ils ne reculeraient pas.

Ce faisant, il para in extremis deux projectiles de bois en levant le cadavre d’un gobelin devant son visage. Il préférait ne pas rester si loin du rempart des machines plus longtemps, afin de s’abriter des flèches et se remit à jouer du doux son de la mitrailleuse.

Cora avait rejoint Ellendrine.
-« Pas vraiment, hélas. J’ai tout désactivé et emporté les cristaux pour ne rien laisser aux gobelins. Je préfère que nous tenions le bastion en leur infligeant un maximum de pertes. Notre stratégie fonctionne et ils sont trop stupides pour économiser leurs troupes. »

Elle haussa le ton car il devenait difficile de se faire entendre, entre les rebonds des flèches de bois sur le sol, les détonations et les grognements criards des gobelins. De son œil, elle avisa les caissons vermoulus.

-« Oubliez le mobilier décomposé. J’ai mieux pour la grille. Je suis d’accord pour préparer notre repli en cas d’urgence. Mais tenons le plus longtemps possible. Et pas question d’abandonner Farouk ou Artemis derrière si le conduit est trop étroit. »

A nouveau, Ellendrine se concentra pour invoquer l’Exerus, dans un parfait exercice de visualisation malgré le chaos ambiant. L’invocation ne pouvait lui en vouloir de l’avoir sacrifié au Décapod pour couvrir leur fuite, comme il n’avait ni souvenir ni substance. Et il se tenait heureusement assez loin de Farouk pour ne pas l’enrayer.

L’immense félin étendit son corps aux huit paires de bras vers la grille et abaissa sa tête cornue pour laisser Ellendrine y grimper comme sur une échelle.
-« Couvrez-moi ! » glissa-t-elle à Cora, tandis que deux fléchettes se fichaient dans le corps soyeux de la noble bête.

L’exerus aurait pu arracher la grille, mais l’archéologue préférait se montrer plus minutieuse. Un ustensile lui permis d’ôter les vis, qui auraient du être rongées par le temps. Mais certains des métaux utilisés dans les alliages antiques semblaient à l’épreuve du temps, comme ceux des consoles. Elle conserva les vis dans sa poche, pour le cas où Artemis pourrait les revisser derrière eux par l’esprit. Une flèche manqua de l’atteindre au visage et se brisa sur la grille. Il s’en était fallu de peu. L’un de ses éclats lui écorcha l’épaule et les vis lui échappèrent.

Le plus vite possible, elle redescendit de l’invocation, grille en main, congédiant l’exerus, pour le moment.
-« Essayez de trouver les vis, Cora… tenez bon autant que possible sans risquer vos vies. Peut-être comprendront-ils que nous méritons plus de respect !! »

Elle-même finit par épauler son fusil, retranché derrière une paroi mécanique, un bouclier de fortune brandit au-dessus de la tête pour se prémunir d’un tir en cloche. Elle guettait les fenêtres pour être prêt à tirer sur la première paire d’oreilles pointues qu’elle verrait poindre au sommet.
-"Je me demande si le dernier d'entre nous saura activer l'un des robots si nous sommes débordés, avant de nous replier."


Spoiler:
Mer 3 Avr - 15:27


Vérité Gobeline - P2

Nostell, Ellendrine, Jane


Voici donc l’inévitable. Les gobelins finirent par s’infiltrer dans l’usine, plus nombreux et affamés que jamais. Miss Raikes et Nostell furent les premières à se lancer dans la bataille. La détective sembla surprise par le nombre. N’importe qui aurait pu l’être. Artémis se souvint avoir été attaqué par une horde d’incubes au moins aussi nombreuse, lors de la première partie de cette exploration, aux côtés de son ami Tormog. Puis dans cette grotte, où se trouvait une armée de gobelins… Il se demandait encore aujourd’hui comment ils avaient pu s’en tirer sains et saufs. Le vagabond avait vu la mort. Elle se tenait là, sous ses yeux impuissants. Les deux copains usèrent de stratagèmes et se battirent comme des bêtes pour s’en sortir.

Quelle différence aujourd’hui ? Artémis fera ce qu’il savait faire de mieux. Quand il entendit Farouk lui indiquer la marche à suivre, l’homme aux cheveux d’albâtre ne put s’empêcher d’esquisser un vilain sourire. Combien de batailles menées ? Combien d’explorations effectuées ? Combien de fois ai-je senti la mort me caresser le visage ? Et malgré tout ça, t’as quand même des types qui pensent pouvoir me dire quoi faire. Au fond de lui, il sentit un loup s’exciter à l’idée de pouvoir déchiqueter de la chaire fraiche. Pas tout de suite, mon frère. Légèrement agacé par les paroles de Farouk, qui n’étaient pourtant pas condescendantes, on pouvait sentir une présence meurtrière pour quiconque s’approchant trop près du vagabond.

Des corps inertes des gobelins s’échappèrent leurs armes, épées et haches, ainsi que des balles tirées par les alliés du Portebrume. Tous ces éléments tournèrent autour de ce dernier, qui finit par disparaitre au beau milieu de cette tornade métallique. Les moins précautionneux furent pris dans cette tornade et finirent complètement déchiquetés, ne laissant paraître qu’une effusion de sang. Quant aux autres, beaucoup reçurent des projections émanant de cette tornade, allant de la simple épée à la hache qui venait leur fendre le crâne, sans compter quelques balles qui perforèrent quelques corps. Pas question que je reste bloqué dans ce foutu conduit. Si c’est absolument nécessaire, je trouverai un autre moyen de les rejoindre, pesta l’homme aux cheveux d’albâtre en faisant déferler toutes ses récoltes métalliques sur l’ennemi.

« Miss Raikes, Nostell, passez derrière moi. »

Quand il usa toutes ses munitions, qu’il pouvait réutiliser à tout moment, il se concentra sur les robots inactifs pour en faire des barricades derrière lesquelles se protéger des assauts ennemis. De cette position, ils pourront continuer de les attaquer en se protégeant. Pour les tireurs, Artémis pourrait également récupérer leurs balles pour les réutiliser. En d’autres termes, la défaite des gobelins, sur le long-terme, était plus ou moins inévitable en continuant à attaquer aussi bêtement. C’était d’ailleurs ce qu’il fit. Chaque fois qu’une pièce de son puzzle défensif était en place, il attaquait l’ennemi pour les repousser et ainsi continuer son travail de construction.

« Si vous devez fuir, je les retiendrai autant de temps que possible. Mais l’attaque de ces gobelins me questionne. Pourquoi ici particulièrement ? Ils auraient eu l’avantage en nous attaquant plus tôt. Protègent-ils quelque chose en ces lieux ? Quelque chose que l’odorat d’Œil-De-Nuit n’a pu déceler. », fit-il en tranchant de son sihil la tête d’un gobelin qui tentait de passer par-dessus sa barricade. La Brume lui intima de fuir, mais elle pouvait parfois se montrer trop protectrice. Un dernier regard vers ses camarades, qu’il avait entouré d’une protection solide mais temporaire, puis il sauta par-dessus celle-ci pour se fondre dans la mêlée. Si les découvertes l’excitaient, Artémis était avant tout un combattant d’élite, qui s’épanouissait dans les champs de bataille. Quel intérêt de vivre une vie si l’on ne ressent pas la mort au quotidien ? songea-t-il en esquivant et contrant des assauts.


Résumé:
Sam 6 Avr - 17:07

Vous luttez, ardemment. Alors qu’Artemis se lance dans la mêlée, vous tentez de libérer le conduit, qui semble être votre seule issue, de la grille qui la maintient fermée. Pendant plusieurs minutes, il se livre à une longue danse avec les petites créatures vertes qui arrivent encore à enjamber le tapis de corps qui commence à se former dans les restes de l’usine. Néanmoins, les minutes passant, vous remarquez que le flux tendu commence à faiblir.

Le long filet de gobelin semble considérablement diminuer à la suite de vos efforts pour tuer ceux qui arrivent, tout comme le nombre de flèches qui vous assaillaient. Les dernières tombent lourdement contre les corps des robots, fantômes mécaniques assoupis dont l’utilité reste encore à démasquer.

Rapidement, un petit monticule de corps s’est dressé, limitant aux nouveaux attaquants l’accès à l’intérieur; et des grognements gutturaux provenant de l’extérieur de la porte vous indiquent rapidement que l’armée gobeline, graduellement, a commencé à dégrossir. Battent-ils en retraite? Difficile à dire sans pouvoir voir l’extérieur, mais il semblerait qu’effectivement, l’attaque a finalement cessé.

Pour l’instant.

Ces créatures à l’apparence idiote n’en demeurent pas moins sensibles, et l’idée de perdre tout ce monde face à vos assauts n’est sûrement pas à leurs goûts. Après plusieurs minutes à lutter, vous trouvez un petit peu de répit, sans que rien ne confirme que cette paix soit définitive, hormis l’étreinte de la brume sur l’esprit d’Artemis qui se desserre doucement.

L’exerus invoqué fait son effet. Tout l'arsenal électrique présent autour de lui commence à disjoncter, dont Sam qui tombe lourdement au sol, privé de courant. Vos balises clignotent également, laissant la brume environnante tourbillonner librement, commencer à se montrer plus menaçante.
L’odeur rance des corps empilés commence à monter à vos narines - rester serait synonyme d’une longue attente, avancer peut vous confronter à plus de danger ou de mystères… À percer.

Lun 8 Avr - 15:31

La Vérité Gobeline [P2]

Sinistre accalmie en compagnie de Ellendrine Brightwige, Artémis et Jane


Grâce à l'intervention d'Artémis, les gobelins qui n'avaient d'yeux que pour la bataille se cassèrent les dents sur de la ferraille volante. Rangée dans l'œil de ce sanglant cyclone en compagnie de la détective, Nostell assistait passivement au massacre. Elle en avait profité pour se débarrasser de son bouclier de fortune. Le morceau de tôle s'en était allé tourbillonner avec les autres comme pour se joindre au festin.
Il n'était pas fait pour durer. Tout comme eux.
La tueuse s'en lavait les mains. Elle était de toute manière bien plus à l'aise avec ses balles et ses flèches. Par ailleurs, sentant le coup venir, la tireuse économe avait eu le temps de récupérer son arc avant de se retrouver à l'abri des gobelins kamikazes.
Ces derniers finirent par devenir de moins en moins nombreux. Les plus téméraires furent passés au fil de l'épée dans une confrontation directe avec le bretteur qui s'avérait particulièrement habile à ce jeu-là.
Au moins autant qu'une Ombre.
La tornade de métal s'évanouit avec, en guise de fond sonore, les grognements frustrés de quelques fripouilles démotivées. Nostell, le regard élevé vers les hauteurs, s'intéressait surtout aux projectiles ennemis qui, malgré leur récente rareté, pouvaient tout de même, par le jeu sordide du hasard, s'écraser au moment endroit au mauvais moment. C'est ainsi qu'elle détailla cette longue masse hirsute qui s'était étirée en direction du conduit, sous les pieds de l'archéologue. L'imposante présence de l'exerus eut alors une incidence sur son environnement... ou plutôt tout ce qui avait un rapport avec la technologie. Dont Bob, évidemment. Comme victime d'un coup de chaud, le drone tournoya paresseusement dans les airs avant de menacer de s'écraser.
Bravant les obstacles de par son agilité de Strigoi, la mercenaire se précipita au point de chute. Elle se laissa glisser et, les bras grand ouverts, rattrapa in extremis le robot court-circuité.

- Humpf !

Plus de peur que de mal ; la brave machine reposait, plus ou moins intacte, sur ses genoux. Nostell se redressa en veillant bien à ce qu'elle ne lui échappe pas des mains. Mains pleines derrière lesquelles elle discerna la Brume se mouvoir de façon alarmante, tel un serpent attendant le bon moment pour frapper...
La balise ?
A demi fonctionnelle. Elle peinait à remplir sa fonction première, incitant le voile mystique à gagner du précieux terrain.
Je n'aime pas ça.
Une sensation viscérale de danger. L'estomac noué par un phénomène paranormal. Ce mal-être, associé aux effluves de sang qui se dégageaient des morts en nombre, força la Strigoi à déposer un genou à terre. Sa tête avait commencé à lui tourner. Un vertige comme elle n'en avait pas éprouvé depuis longtemps.
Cette odeur...
Elle s'humecta les lèvres. La soif. Encore elle. Persistante. Dérangeante. Presque aussi intense que ce jour maudit avant qu'elle ne se jette au cou d'un de ses petits camarades pour s'abreuver telle une chauve-souris.
Tous ces nuances de vie...
Nostell pouvait les différencier. Certaines empestaient plus que d'autres. Un délice macabre qui la prenait à la gorge.
...Rien qu'une lampée ?
Elle tenait fermement Bob entre ses bras - heureusement occupés. Le drone existait toujours, elle en avait encore conscience. Sauf qu'il fallait qu'elle s'en débarrasse pour se nourrir. Un mignon petit obstacle. Rien d'insurmontable pour une saleté d'assoiffée, n'est-ce pas ?
N-non !
La mercenaire secoua violemment la tête. Elle se mordit la lèvre au passage - jusqu'au sang. Goût familier qui la ramena aussitôt à la réalité.
Son étreinte s'adoucit sensiblement sur l'adorable drone, laissant à sa propriétaire l'occasion de pouvoir le récupérer sans risquer de se retrouver avec deux trous le long du poignet. Celle-ci put d'ailleurs avoir un aperçu de son blanc visage luisant de sueur.

- ...Tout va bien. Ne vous en faites pas pour moi.

Elle dut malgré tout produire un effort manifeste rien que pour se hisser sur ses jambes. Autour d'elle, le monde avait cessé de tourner mais cela ne signifiait pas qu'elle était tirée d'affaire. Pas complètement, selon toute vraisemblance.
La Strigoi s'efforçait de conserver les apparences. Elle se passa un revers de gant sur les lèvres pour en éliminer le sang.


Résumé:
Ven 12 Avr - 15:10

The Goblin Truth

starring Jane Kaldwin & Ellendrine Brightwige & Artémis De Goya & Nostell An'mbeidh

Il n'a jamais été question d'abandonner nos deux hommes répondis-je avec un certain détachement alors que je la voyais faire avec sa créature. Je repris mon arme sur son ordre bien que les deux hommes faisaient déjà bien le ménage à eux deux et assistés par Nostell. Il semblerait que les gobelins soient un peu nombreux... Tant mieux, cette immonde marée verte qui continuait d'affluer me mettait dans une colère qui masquait mon anxiété. Si ces sauvages n'en ont absolument rien à carrer de crever par paquets de cinquante, c'était leur problème et si on pouvait réduire le nombre de ces misérables peaux-vertes, on ne s'en porterait que mieux. Néanmoins, ayant la barricade dans mon champ de vision et parmi les rafales courtes de Farouk qui économisa intelligemment ses munitions, je pus ici et là voir un gobelin qui aurait échappé à la vigilance de l'homme noir et d'Artémis. Foutue vermine... maugrée-je entre mes dents après avoir encore tué un imbécile qui essayait d'escalader un cadavre et d'abattre son gourdin sur la nuque d'Artémis. Il bascula en arrière sans doute pour servir de boule à renverser les quilles qu'étaient ses congénères... Où vous en êt- MERDE ! m'exclamai-je surprise.

Une flèche m'avait frôlé et avait manqué de se loger dans le visage de la rouquine. Je vins pour l'aider à se relever avant de me mettre à la recherche des dite vis. Fort heureusement, je fus aidée par Bob qui parvint plus facilement que moi à les détecter. Les petits morceaux de métal finirent dans une poche de mon manteau. Je gage que nous le serons et que nous n'aurons pas ce loisir, Ellendrine. Je tirai la dernière balle dans mon chargeur dans un gobelin un peu plus petit que les autres, ajoutant un peu plus à la montagne de morts. Virant mon chargeur, je compris que nous avions un peu de répit. Bigre... fis-je en voyant ce qu'il me restait en munitions. Je rechargeai et voulut rappeler Bob. Sam, situation ordonnai-je à mon drone... qui resta sans réponse, mon doigt sur l'oreillette. Sam... ? Au rapport. J'entendis un bruit qui me fit froid dans le dos, une voix robotique m'annonça que Bob était déconnecté... Stupéfaite, je cherchai des yeux mon petit robot... qui était en train de chuter. NON Sam !

Criai-je désespérée en voyant mon petit compagnon hors service et je me précipitai pour essayer de le rattraper mais j'étais beaucoup trop loin. Je n'allais jamais y arriver... C'est alors que plus rapide que moi, ce fut la dévouée Nostell qui se jeta en dessous et rattrapa Bob pour l'empêcher de se casser. Ma peur fit place au soulagement en le voyant intact dans les bras de la belle mercenaire. J'allais la remercier en venant vers elle lorsque je vis ma balise qui commençait à déconner. Mais qu'est ce que... La Brume, cette foutue brume... Qu'elle ne m'approche pas cette saleté... Je fis face avant de rejoindre Nostell qui avait l'air mal en point. Merci, merci pour Sam, Nostell, vous... Nostell ? Vous allez bien... ? Elle n'avait pas l'air bien... Je vins auprès d'elle, récupéra mon automate et une main sur son épaule je la regardai de face... Elle me faisait assez peur, on aurait dit qu'elle... était en train de délirer ? Je mis Bob dans mon manteau, un petit bouton me permettant de le replier sur lui même même hors service afin qu'il ne m'encombre pas trop et j'aidai Nostell à essayer de se tenir debout. On ne vous laisse pas non plus derrière. Vous êtes blessée... ?

Je la lâchai -un peu à contrecœur- mais voyant qu'elle pouvait marcher... Je nous ramenai auprès des autres. Pour le moment toujours pas de gobelins mais il nous fallait nous presser. Nous devrions y aller déclarai-je en montrant le conduit ventilé. Nous n'avons pas vraiment d'autre alternative, je pense.

Résumé:
Hier à 12:46


Vérité Gobeline - P2

Nostell, Ellendrine, Jane


Des plaies superficielles, quelques flèches plantées dans son corps, mais aucun point vital touché. Il s’en était assuré. Pour la prochaine fois, il avait pensé à une nouvelle combinaison de ses sorts pour être plus efficace, mais il eut vraiment la volonté de faire parler son sihil et ses qualités d’épéiste face à ses gobelins. Il retira les trois flèches présentes sur son corps : une à l’épaule, deux sur les cuisses. De manière tout à fait discrète, les plaies se refermèrent et le vagabond était de nouveau comme neuf, prêt à retourner au combat. Ses efforts et ceux de ses camarades payèrent, les gobelins battirent en retrait et laissèrent un temps de répit aux aventuriers. Un temps relativement court. La Brume s’agitait de nouveau autour des dépouilles éparpillées.

Artémis sonda alors sa vieille amie. Elle resta assez énigmatique. Néanmoins, habitué à ses énigmatiques réponses, l’homme aux cheveux d’albâtre lisait entre les lignes et comprit qu’ils devaient poursuivre leur route. Rester ici n’avait plus aucun intérêt, si ce n’était subir une nouvelle vague de gobelins ou d’autres ennemis. L’usine semblait receler d’autres mystères et d’autres recoins à explorer. Un coup d’œil du côté du conduit. Le vagabond n’appréciait pas vraiment d’être limité dans ses mouvements, d’être confiné dans un vulgaire conduit. Malicieuse insista sur la recommandation : il devait y aller avec le reste du groupe. Il observa la détective se jeter vers son robot, jeta un coup d’œil en direction de l’Exuros et esquissa un discret sourire. Dans la précipitation, elle n’avait sans doute pas encore fait le rapprochement, mais quand l’invocation disparaitra, son appareil devrait retrouver son énergie.

« Ma mission est de vous emmener du point A au point B, puis de vous ramener du point B au point A. Seuls les abrutis ne changent pas d’avis… », fit-il en tentant de mettre son égo de côté. « Nous devons tous emprunter ce conduit. Si cela vous convient, je prendrais la tête du cortège pour parer les éventuels dangers. »

Si sa phrase laissait une possible réponse, tous comprirent qu’il en serait ainsi et pas autrement. Il prendrait la tête du cortège. Ce n’était pas de la fierté mal placée, mais seulement son sens du devoir qui était plus fort que tout le reste. On l’avait engagé pour une mission, il avait accepté cette mission, c’était ainsi. Pour accéder à ce foutu conduit, plutôt que de monter au dos de l’Exuros, Artémis rassembla des déchets métalliques pour former une sorte de plateforme, laquelle le fit monter dans la petite bouche. Il disparut. Avant que les autres ne le rejoignirent, il s’avança un petit pour prendre la température. Comme convenu, le lieu était étroit et les mouvements limités. Impossible de dégainer son sihil. Heureusement, le vagabond possédait des dagues.

Des grincements à chaque mouvement, de la rouille, l’usure du temps laissait ses marques partout. Au bout d’un certain temps qui parut être une éternité, le conduit semblait s’incliner et incitait le groupe à grimper en hauteur. Le vagabond, premier de la file, se retrouva face à une grille qui donnait sur… des vestiges de bureaux ? Des informations pouvaient se trouver en ces lieux. En usant du Magnétisme, Artémis parvint à défaire la grille, à la maintenir en lévitation, à s’accrocher à elle pour descendre sans un bruit. Rapide inspection des lieux en usant des sens du canidé. Ni odeur ni son suspect. Le calme plat. Ses camarades pouvaient maintenant le rejoindre en toute sécurité. Du moins, pour l’instant. Il décida ensuite de poser sa main sur l’un des bureaux, utilisant son cristal de Cognition pour déterminer l’ancienne vie de ce lieu.

Ces bureaux lui rappelèrent certains aperçus au sein des bâtiments d'Epistopoli, comme toutes les technologies trouvées en ces lieux. Que se tramait-il ici, à l'abri des regards des autres royaumes ? De nombreux documents écrits en vieil Urhois traînaient encore, certes dans un sale état, mais toujours lisibles. Quelqu'un d'assez calé en langues anciennes pourrait les déchiffrer. Le pan d'un mur attira particulièrement l’œil de l'aventurier, qui s'intéressa particulièrement à une carte. Il ne pouvait lire les documents abandonnés, mais pouvait aisément comprendre ce que contenait une carte. Celle-ci semblait indiquer les différentes usines en marche - à l'époque du moins - dans le continent. Artémis décida s'en emparer pour d'éventuelles excursions, peut-être avec cette même équipe.

Place maintenant à l'utilisation de la Cognition. Le Portebrume fut projeté vers une époque ancienne, pleine de vie, dans laquelle ces bureaux étaient bien plus actifs qu'ils ne l'étaient aujourd'hui. Concrètement, il ne vit que des employés de bureau qui bossaient comme des chevronnés. Les images restaient floues et ne permettaient pas de réellement comprendre sur quoi travaillaient ces personnes. Mais un élément fut plus remarquable que les autres : un homme. Vêtu différemment, bien plus élégant que les autres, presque de manière prestigieuse, se dirigea vers le fond de la salle et emprunta un ascenseur pour accéder à l'étage supérieur. Qui était cet homme ? Où menait cet ascenseur ?

« Quand chacun aura fini d'inspecter les lieux, nous devrons emprunter cet ascenseur. »