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[PARTIE 2] La vérité gobeline

[PARTIE 2] La vérité gobeline - Page 2 Brandw10
Sam 6 Jan - 6:07


Promenons-nous dans la brume

Nostell, Artémis, Jane



L’imbroglio de carapaces et de pattes agglutinées autour des restes sanguinolents était une masse incompréhensible pour l’œil humain. Elle ne faisait qu’évoquer une répugnance primitive et entière au plus profond de son être. Qu’attendait-on en s’infiltrant dans les galerie de contrées sauvages hors de l’Enclave ? Même le gobelin local en avait payé le prix.

Enfin, les calypèdes étaient des créatures de dieu. A ce titre, ils méritaient autant de vivre qu’eux. La compassion n’irait pas jusqu’à se laisser dévorer vive, ni à laisser cette expédition échouer à découvrir de sombres vérités ! Les fascinants myriapodes orientèrent leurs mandibules et leurs yeux vers les aventuriers. Ellendrine sentit son système nerveux s’activer dans un éclair de peur, mais elle sut bien vite qu’elle n’avait pas à regretter la composition de son équipe. Rapidement déployée en formation implacable, Farouk et Miss Raikes faisaient un binôme fracassant d’artilleurs. L’Aramilan envoyait du lourd en calibre et en quantité de projectiles assourdissant.

Les créatures de cauchemars perdirent un instant la confiance en leur supériorité prédatrice. Leurs corps segmentés encaissèrent la première salve et brisèrent leur formation avec célérité. Il faudrait néanmoins du temps avec que les trous percés dans leur armure de chitine ne conduisent à une perte trop importante de substance vitale. En attendant, elles se redéployaient.

L’archéologue ne laissa pas ce spectacle claustrophobe l’obnubiler.  Si ce n'est qu'au cri d'Artemis, elle regretta le jour où elle avait tant hésiter chez l'armurier avec Farouk entre le lance-flammes et la mitrailleuse Dexar comme nouveau joujou. Elle tourna sa lanterne en arrière pour s’assurer qu’aucune abomination ne surgissait pour les prendre à revers, elle la première, avant d'endosser un casque anti-bruit sur ses oreilles. Son fusil tenait en joue le plus gros insectoïde qui s’élançait vers eux. Les tireurs étaient menacés dans leur position. Ils ne détournèrent même pas le regard, car le vétéran de Brume s’interposa dans une démonstration magistrale de danse au couteau. Du grand art. Sans doute façonné avec l’aide de quelque magie.

Si les calypèdes se reproduisaient à la vitesse de bactéries et tuaient aussi sûrement qu’un tapis de lames, au point que plusieurs adultes auraient pu trépasser rien qu’avec le plus grand, les autres étaient immatures. Cela ne les rendait pas moins sournois capables de causer de sérieux dommages à la moindre occasion. L’équipe était néanmoins d’une coordination innée.

Nostell vint annihiler l’insectoïde qui avait su déjouer les tireurs et bondissait vers Ellendrine. Sa main implacable ne laissa aucune chance à la créature de s’en être sorti. Bien que décapitée, ses innombrables pattes continuaient à s’agiter. Et son corps s’enroulait de façon anarchique comme s’il s’accrochait encore à la vie.

Toute la montagne s’était vu signifier leur arrivée.

-« Au moins, ils sauront qu’il ne faut pas nous sous-estimer ! Nous sommes plus coriaces qu’un seul gobelin.» plaisanta l’Opalienne en contournant scrupuleusement la carcasse suivant les conseils et la protection de Nostell.

Toujours méfiante, elle vérifia une seconde fois derrière eux qu’aucun mouvement n’était perceptible en arrière, avant de poser son sac pour en tirer un thermos. Le contenu était froid. Pareil à une grenade que l’on dégoupille, elle fit pivoter dans un clic le couvercle du thermos, dont la partie supérieure s’alluma d’une jauge de température.

-« Tenez, ma chère. » dit-elle en le tendant à Nostell d’une voix conspiratrice. « D’ici une minute, il devrait être à la bonne température. Cela va vous requinquer pour cette longue journée qui nous attend. »

Elle jeta un regard entendu à la strigoi. On ne pouvait pas cacher les détails d’un régime si particulier à une noble Opalienne ayant grandi autour de si nombreux de ses pairs, à commencer par les Cassandre.

Artemis leur apporta des nouvelles réjouissantes. Leur labyrinthe de galeries n’était pas un cul-de-sac. Elle reconnut d’un œil expert ses manipulations de la dépouille du gobelin selon l’action singulière d’un pouvoir de cognition, que son équipier partageait manifestement avec elle. Fort bien, la Lady n’avait pas eu à se salir les mains.
Elle rejoignait prudemment les autres vers l’épicentre de la chambre souterraine.

-« Félicitation à vous pour ce travail d’équipe sans bavure. Artemis a raison. Nous ne devrions pas nous attarder. Tout ce raffut risque d’en rameuter d’autres. Ou pire. Ne tirons pas sur notre chance. »

Elle ôta son casque et le plia pour l’accrocher au sac sur sa hanche, d’où elle tira nerveusement un calepin, trop pressée de mettre à jour le tracé approximatif des galeries à travers la montagne innommée, où elle dessina la figure caricaturale d’un mille-pattes mécontent, avec de gros yeux. Ses oreilles bourdonnaient encore malgré sa protection tardive.

-« Bravo également à notre ami le robot pour cette détection. Promettez néanmoins de ranger Sam si nous nous enfonçons dans une brume dense. Sinon, elle pourrait appeler toutes les créatures de l’enfer pour laver l’outrage. »

Chacun reprit sa place dans une formation resserrée à travers les couloirs creusés dans la roche. C’était à se demander s’ils étaient tous naturels, piochés par les gobelins, peuples anciens ou bien par les mandibules foisonnantes des calypèdes.
Pour l’instant, tout était sous contrôle. Personne n’était dupe. Cela pouvait vite changer.

Elle espérait seulement que les réflexes affûtés de l’équipe sauraient parer à toute catastrophe et que, très haut dans le ciel, l’Albatros était toujours en sécurité sous le bon commandement de Cassandre et que les mercenaires sauraient les exfiltrer le moment venu.

Spoiler:
Sam 6 Jan - 10:38

Vous avez triomphé du danger - pour l’instant. Sous le joug de vos lames, vos balles, les calypèdes n’ont fait long feu. Juste assez pour vous causer quelques… Tracas. Certains d’entre vous prendront volontiers les tâches de sang verdrâtres sur leurs bottes comme des trophées de guerre. D’autre y verront un énième élément pour craindre les boyeaux rocheux qui s’étendent devant vous.

Cependant, tout n’est pas perdu. Grâce à la vision qu’il a eut, votre portebrume a vu les bois de Cicada, il a pu voir ces troncs couverts de brume, l’écorce gravé de symboles gobelins. La grotte n’est pas plus un tombeau qu’une route pour les petites créatures, leur permettant de circuler tranquillement d’un bout à l’autre de ces terres, de sortir des bois sans avoir à braver la montagne. Ils ont sans doute laissé des indices sur la route pour bien se repérer, marquant la voie pour les autres pour ne pas perdre la galerie qui les rendra à la lumière.

Vous n’avez pas fini de reprendre votre souffle, de rassembler vos pensées, que vous croisez un nouveau calypède qui, en vous voyant, s'enfuit immédiatement sans demander son reste. Petit lâche, tu crains les balles, toi aussi?

Cependant…

Un bruit de craie sur un tableau, un crissement profond, viscéral résonne à travers la pierre en semblant venir d’au-dessus de vous, et de derrière vous tout à la fois.
Le râle d’une carapace épaisse. Un cri… Inhumain. Pas même bestial. Un son qu’aucune de vos oreilles ne pourrait bien restituer. Il arrive.

Le roi des galeries, dans les abysses de pierre. Il arrive. Et il veut que vous restiez.

Derrière vous, la pierre commence déjà à fondre sous l’effet de l’acide. Elle révèle une mandibule qui suffirait à elle seule à faucher toutes vos têtes.

Il arrive, le decapod. Pour mieux vous avaler. Restez là. Restez bien là. N’essayez pas de vous enfuir… C’est ce qu’elle veut. C’est ce que veut la brume. C’est ce qu’il veut.

Restez avec lui


Dim 7 Jan - 13:26

La Vérité Gobeline [P2]

De mal en pis en compagnie de Ellendrine Brightwige, Artémis et Jane


Plus coriaces qu'un seul gobelin, ha ! décidément, il fallait apprécier à sa juste valeur le trait d'humour de cette archéologiste...
Nostell s'était autorisé un très discret petit sourire en grande partie soutenu par la courte euphorie de la victoire. Aucun calypède ne s'était relevé à la suite de ce massacre unilatéral. La Mort les avait accueilli à bras ouverts. La strigoi n'en demandait pas davantage. Elle était bien partie pour se soustraire à ce charnier quand elle remarqua que son employeuse trifouillait un quelque chose prisonnier de son bagage.
Qu'est-ce qu'elle nous prépare encore ?
Parmi tous les membres de ce groupe, elle était de loin celle qui avait emporté le plus de matériel. Ce qui paraissait tout à fait normal, à vrai dire. Impossible de nier ou de dénigrer l'utilité de cette lampe tempête que transportait la mercenaire. Cette dernière s'attendait donc à ce que Lady Brightwige sorte de son escarcelle un nouvel argument bien pratique pour tout le monde... et certainement pas pour elle, la strigoi, en particulier.
Pourtant, ce fut exactement ce qu'elle fit en lui tendant ce thermos dont le contenu ne sentait que trop bon !
En le reniflant discrètement, Nostell eut un léger temps d'arrêt. Le ton qu'avait employé l'archéologue lui avait déjà mis la puce à l'oreille quant à l'étendue de son savoir la concernant.
Elle sait, oui. Pour moi. Pour ce que je suis. Cela ne fait... plus aucun doute, à présent.
Y avait-il un mal à cela ? Tout dépendait du point de vue.
Sa nature vampirique n'avait pas l'air de déranger plus que cela la Lady.
Se rendant compte qu'elle n'avait encore rien dit sous le coup de la surprise, Nostell se racheta une bonne conduite en lui rendant son regard avec, en prime, un soupçon de reconnaissance qu'elle seule ne pourrait pas manquer.
Les autres ne sont pas au courant et, jusqu'à preuve du contraire, n'ont aucun besoin de savoir.
Leur groupe fonctionnait bien pour l'instant. Inutile de jeter un caillou de sang dans la mare et d'en faire stresser les poissons...
La cheffe d'équipe félicita tout le monde avant de les motiver à poursuivre l'expédition sans plus tarder.

Plusieurs minutes s'étaient déjà écoulées. La strigoi n'avait pas pu s'empêcher d'épancher sa soif en cours de route avant de rendre son thermos à la trop généreuse Lady Brightwige. Elle ne souhaitait pas le conserver plus longtemps que de raison. Pour elle, le sang était une drogue - pire qu'un alcool. Aussi délicieux que sournois, il lui faisait baisser sa garde et, parfois, la rendait négligente. Or, dans ce contexte, la mercenaire ne pouvait point se permettre de se laisser aller ; durant sa longue formation de tueuse et d'espionne, elle avait appris à s'en garder et ne souhaitait pas retomber dedans ni en cet instant ni jamais.
Au diable cette accoutumance. Je dois me fixer sur notre objectif et rien d'autre.
Ou presque ? En les voyant, un calypède avait immédiatement battu en retraite. Jeune et solitaire, impossible pour lui de leur faire face sans subir le plus lourd de tous les tributs.
Cela reste un insecte détestable.
Il n'était pourtant pas question de lui courir après. Pas dans cet étroit couloir de roche où les risques de rencontrer quelque chose de plus gros étaient plus que prob-
Tout autour d'eux, un bruit horrible se fit entendre !
Presque aussi assourdissant que la mitrailleuse de Farouk, il semblait provenir de toutes les directions à la fois.
Nostell s'était figée sur place comme pour mieux tendre l'oreille à cette torture.
Voilà qui est trompeur...
Un raclement monstrueux. Une profonde résonance à travers la pierre. Sa source se rapprochait. Elle n'était pas loin mais, pour l'instant, ne se tenait pas dans leur champ de vision.
Quelle que soit cette créature caverneuse, je doute que nous soyons passé inaperçus auprès d'elle.
Guettant l'arrivée du monstre, Nostell le sentit se manifester avant même de repérer une de ses mandibules aussi longues que des lames de faux. L'odeur âcre de la pierre fondue sous l'effet d'un puissant acide lui avait fait plisser le nez. Elle s'était tournée aussi silencieusement que possible vers sa provenance - à savoir derrière son groupe. Ebahie de dégoût, elle jugea préférable de ne pas remuer les lèvres, de ne pas produire le moindre son susceptible de les trahir tous.
Le monstre ne les avait pas encore localisés. Pas de façon très précise, tout du moins...
Je doute qu'il soit très intelligent d'opposer nos forces à ce mastodonte.
Un simple "insecte détestable" ? Assurément que non ! Celui-ci était d'une tout autre envergure et n'avait rien à voir, en terme de dangerosité, avec les misérables calypèdes.
Nous devons éviter tout contact avec ce monstre, et plus particulièrement ses sécrétions.
La pierre avait fondu comme neige au soleil, comme si cette créature absurde était sortie des boyaux de l'enfer !
Mais si Nostell avait peur, elle dissimulait très bien ce sentiment....
Lentement mais sûrement, la mercenaire confia sa lampe à l'un des membres de son équipe pour s'emparer tout aussi délicatement de son arc. Elle piocha une flèche dans son carquois et, toujours sans un bruit, se mit en position de tir avant de bander la corde autant que possible.
Ici, peu importe la précision. Ce qu'il nous faut, c'est une bonne et lointaine distraction.
Afin que la flèche ne rencontre pas trop vite un obstacle, elle se remémora toutefois la configuration du tunnel.
Relâchant ses écarteurs, Nostell libéra le projectile sacrifié. Suivant une trajectoire en courbe, il se perdit dans l'obscurité, par là où ils étaient arrivés, avant de se cogner, plus loin, contre le plafond, et de rebondir contre d'autres parois en produisant plusieurs cliquetis.
Elle attendit que le prédateur des tunnels se lance à la poursuite du leurre avant de faire signe à ses compagnons de filer dans l'autre sens.

Résumé:
Lun 8 Jan - 19:35


Promenons-nous dans la brume

Nostell, Artémis, Jane


A pas comptés, ils progressaient,  dans une attente suspendue à un fil. Ils avaient à présent la certitude de progresser en terrain miné, d’être guettés. Le pauvre calypède qui s’enfuit face à eux à une mine presque déconfite. Difficile d’imaginer le ridicule venant d’un prédateur tout en pattes, mais à la façon dont se tordent ses mandibules, on croit deviner un sentiment de frayeur. Peut-on en déduire que leur groupe est désormais craint et respecté du nid de myriapodes, ou qu’une plus sombre menace se profile à l’horizon…

L’ébranlement de la montagne ne tarde pas à confirmer les craintes d’Ellendrine. Un son si tortueux qu’il ne peut s'appréhender l’emplit, rien n’en ressort sinon une profonde impression de terreur, s’attendant à voir surgir un démon des entrailles de la terre.

Et c’est bien le cas d’une certaine façon. Mais d’où arrivera-t-il ? La pierre paraît être son amie, elle tremble. Dessus, dessous et de chaque côté. Sa mâchoire se crispe, sa lèvre se met à trembler en apercevant le sabre des mandibules de la créature que ses sens peinent à interpréter. Le groupe entier a paralysé son souffle sans s’être concerté. Ce n’est qu’à rebours que le cliquetis frénétique des rouages de son esprit collecte les indices pour les réunir… un Décapode !

La goutte d’acide perlant de ses mandibules appuie cette apocalypse en dissolvant la roche dans un « pschhhhhh » vaporeux. L’air s’emplie d’une odeur âcre difficile à supporter. D’instinct, son bras se lève à 90 degrés, main ouverte, pour dissuader quiconque du moindre mouvement. Ellendrine ose à peine un roulement progressif des yeux, mettant à rude épreuve ses muscles obliques pour s’assurer que personne ne prenne ses jambes à son coup sous l’effet de la panique.

C’était un combat qu’ils avaient peu de chance de gagner. Autant ne pas le mener. Mais était-ce encore possible ? Elle aurait pu tenter de dompter la créature à l’aide de son cristal, mais un titan légendaire ne se laisserait pas amadouer du premier coup et l’Aramilane redoutait bien trop un jet d’acide. Elle ne savait du Décapode que ce qu’elle en avait lu par bribes, mais il semblait aussi intelligent que cruel. Rapide, perceptif, cuirassé. Bien peu de défauts et trop de manières de tuer en huis-clos.

Il devenait difficile pour elle de ne pas haleter. A force de ralentir sa respiration à un fil ? Ou à cause de l’emballement de son cœur ? Elle se sentait fébrile, bouche sèche.  Allait-elle faire un malaise ? Car c’est bien elle qui faisait front à la créature en première ligne. De sa lanterne levée, elle essayait de rester parfaitement immobile, sous le tremblement de ses nerfs.

Nostell prit une initiative qui avait le mérite d’être consistante. Tout le monde suivit ses manœuvres d’une lenteur lancinante pour tenter de ne pas briser le silence absolu, tandis que le Décapode se tordait de gauche à droite pour tenter de capter les frissons de l’air et de la pierre en remuant ses pattes tranchantes.

De son côté, Ellendrine n’entendait rien faire qui puisse briser la diversion de sa camarade. Les autres étaient coincés en arrière. Sa main partit fiévreusement à la recherche de son totem d’invocation à l’intérieur de sa poche, qu’elle déboutonna avec autant de lenteur que Nostell avait déployé pour chercher son arc. Ses doigts veillaient à ne même pas froisser le tissu de peur de produire un son.

L’Exerus apparut dans un souffle spectral derrière le Decapode, où s’était enfuie la flèche. Long de plusieurs mètres et lui aussi pourvu de nombreux bras, il était près à faire l’illusion de quelques cabrioles pour achever de convaincre l’insectoïde que sa traque avait changé de direction.

La fuite s’organisa au ralentit, comme une troupe théâtrale de mime, singeant l’action de marcher. Ellendrine relevait exagérément le genoux dans les airs afin d’éviter tout obstacle de la pointe du pieds, reposait tendrement le talon avant de dérouler la plante du pieds et de transférer son poids à la vitesse d’un escargot sénile. Sa maudite respiration refusait de se réguler. Elle contenait son rythme, mais avait l'impression de suffoquer, à court d'oxygène, ce qui gâchait un peu cette randonnée troglodyte de pleine conscience.

C'est dans ces moments là que l'on réalise que l'une des courroie du sac-à-dos grince... Ellendrine est obligée de se mettre de travers pour réduire au silence ce satané équipement.

Spoiler:
Mar 9 Jan - 22:46


Vérité Gobeline - P2

Nostell, Ellendrine, Jane


La progression fut de courte durée. Tandis qu’ils avançaient avec beaucoup de hâte, le flair du Portebrume l’alerte immédiatement du danger imminent. Levant la tête vers les parois rocheuses au-dessus de sa tête, ses yeux s’écarquillèrent à la vue du Decapod. Si sa bave les touchait, ils étaient morts. S’il parvenait à les localiser, ils étaient morts. La particularité de cette espèce était d’être aveugle, mais leur ouïe compensait largement ce handicap dans les grottes sinueuses comme celle-ci. Vifs d’esprit, ses acolytes semblèrent prendre l’ampleur du danger et restèrent tous silencieux. Ils avaient bien révisé leur leçon.

Le Decapod était typiquement le genre de monstruosité qu’on voulait à tout prix éviter. Heureusement, ils étaient solitaires et ne vivaient que rarement en bandes. De nombreuses pattes longues et griffures leurs permettaient de se déplacer en toute aisance sur les parois rocheuses. Son arme la plus redoutable : son acide, probablement le plus puissant répertorié à ce jour. Intelligent, il ne sera pas aisé de le tromper. Affamé, il était capable de manger à peu près tout ce qui se présentait à lui. En d’autres termes, Artémis le savait, ils avaient face à eux l’un des plus gros prédateurs que ce siècle ait connu.

L’archère prit la décision de tirer une flèche dans la direction opposée, tandis que Ellendrine a invoqué un Exuros pour servir de leurre. La flèche n’aurait qu’un effet très temporaire, ne laissait pas un temps suffisant à la fuite. L’Exuros, lui, se ferait engloutir en un rien de temps, mais c’était une solution déjà plus convaincante. Mais il fallait attirer la bête plus loin. Bien plus loin. Si la flèche de Nostel l’attira vers cette direction, le groupe commença à se déplacer dans la direction opposée. Au début, Artémis resta à sa position initiale, tandis qu’on le dépassait, afin de tenter quelque chose d’un peu plus durable.

Sa main vers l’avant, l’homme aux cheveux d’albâtre ferma les yeux et sembla se concentrer vers une chose invisible. En réalité, un peu plus loin, les cadavres des balles laissées contre les Calypèdes retrouvèrent une seconde vie. Ils se mirent à flotter, à vibrer, danser, puis à s’entrechoquer, créant un une véritable symphonique métallique, amplifiée par la configuration de la grotte. Par cette cacophonie, le vagabond se retourna vers ses alliés :

« Courez, pauvres fous ! », pesta-t-il dans un murmure agressif.

Les balles formèrent un tourbillon bruyant et brouillon. Quand le Decapod sembla être captivé, Artémis éclata violemment ce tourbillon dans le but de l’atteindre. De son côté, il se changea complètement en un magnifique loup blanc, véloce et agile, qui se déplaça en toute discrétion pour rejoindre le reste de la bande.

Résumé:
Jeu 11 Jan - 0:40

The Goblin Truth

starring Jane Kaldwin & Ellendrine Brightwige & Artémis De Goya & Nostell An'mbeidh

Je n'avais pas vu tel spectacle depuis longtemps et je n'étais pas non plus coutumière du fait. Pas assez musclée comme une guerrière, non aussi belliqueuse qu'un combattant, la première ligne m'avait été épargné dans l'armée et je ne me suis jamais retrouvé dans une unité de combat active. En revanche, ce n'était pas parce que j'étais au renseignement et juste derrière la ligne de front que je n'étais pas exempt de patauger dans la merde ou de m'être déjà battue. Entendre la Dexar cracher la mort comme ça m'était étrangement familier et rapidement les réflexes inculqués par les années d'entraînement militaire reprirent le dessus sur l'esprit, en situation de combat.

Un genou à terre à droite de Farouk, j'empêchai deux calypèdes de venir croquer les chevilles de l'homme noir. Avec un fusil, je tirai toujours deux balles, l'une après l'autre. Avec une arme de poing, je choisissais plus soigneusement ma cible, possédant la moitié d'un chargeur de fusil dans l'arme. Ces sales bêtes remuaient et grouillaient, la semi-obscurité ajoutant au côté horrifique de la situation. Un petit calypède dans le viseur se mangea une salve, précise et meurtrière. Sa carapace fut moins résistante que je ne le pensais et les balles suivantes firent voler en éclats sa protection, arrêtant l'animal dans sa progression et en faisant une cible idéale pour l'automatique. Un autre encore ouvrit en gros sa gueule alors qu'il allait fondre sur moi mais une autre salve, plus rapide car la menace était bien devant moi l'atteignit en plein dans ses mandibules et dans le visage en plein élan. Je dus m'écarter de côté pour éviter le désormais cadavre. Bob s'exclama "AH !" et baissa son corps dans mon dos.

Je n'avais plus d'ennemis proches, Farouk en avait de toute façon dézingué une bonne partie. Je fis confiance au compagnon de Brightwige pour me couvrir et je tournai la tête. Je voyais la mise à mort du plus grand calypède par Artémis -sacré style- et comment Nostell défendit sa commanditaire. Je cherchai du regard le dernier calypède qui bougeait encore pour lui loger une balle afin de l'achever et je rechargeai, sachant que mon chargeur était vide. Je remis de côté le chargeur vide et me réarmai avant de repartir, dégoûtée des cadavres.

L'abreuvage de Nostell ne passa pas inaperçu et l'espace d'un instant, je me rappelai d'un agent proche de mon As de Trèfle. Nostell serait-elle une strigoi... ? Elle semblait avoir la même pâleur que Pryce... La demande de Brightwige ne recueillit rien d'autre qu'une attention brève et silencieuse de ma part avant que je ne regarde mon automate. Sam. Reconnaissance. Il sortit de sa cachette pour se remettre au travail. Alors que l'on progressait vers la sortie, du moins je l'espérai, mon drone resta muet. Pourtant ça ne me disait rien qui vaille... Mon instinct ne m'avait pas trompé car médusée derrière mon masque, j'assistai à l'émergence du monstre. De... Decapod, détective... Je l'avais bien vu et j'intimai à mon drone l'ordre de se taire. Que faire ? J'avais rangé mon arme car je n'avais clairement pas le calibre nécessaire pour exploser la face de ce truc.

Mes collègues d'expédition l'un après l'autre employèrent leurs propres méthodes pour que le decapod, surtout attiré par le bruit se fasse avoir et que l'on puisse s'enfuir. D'abord Nostell avec sa flèche puis Ellendrine avec son invocation. Ne sachant que faire et n'étant pas experte en la matière, je m'empressai de les imiter et de partir à pas feutrés. En marche, j'eus un regard pour Artémis qui était en train de... faire quelque chose avec sa main ? Je m'arrêtai, le temps de l'observer. Peu après, un bruit étrange et métallique prit naissance non loin de là. Le decapod fut immédiatement attiré par le bruit. Je regardai sans bouger au départ avant que l'ordre pesté par l'homme ne fusa. Là, ce n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde mais j'eus quand même un regard pour lui en les rejoignant. Il n'allait pas rester derrière quand même ?

Résumé:
Jeu 11 Jan - 9:49

Vous avez choisi de partir. Et vous avez bien fait.
Derrière vous, le decapod commence son arrivée dans la galerie, berné par les bruits provenant de vos leurs. Il n’est pas rentré à la moitié de son abdomen qu’il remplit déjà la maigre galerie qui vous a accueilli quelques secondes plus tôt. Son immonde visage est tourné vers la source du bruit, la flêche d’abord, le pauvre exerus qui obéit docilement, produit technologique du totem d’invocation, puis le tourbillon de balles que projette Artémis.

Cela vous laisse le temps de partir, de vous enfoncer à votre tour dans les galeries. Êtes vous seulement sur la bonne voie? Bientôt, un symbole sur le côté, un petit gribouillis. Un autre plus loin, le même. Symboles après symboles, vous comprenez que celui-ci signifie, avec l’aide d’Elledrine, “forêt”.

Au bout de longues, longues minutes de silence et de crainte, la grotte finit par vous recracher… Dehors. Dans la brume. Elle vous entoure de nouveau de toute part, et gratifie Artémis d’un jolie jeu de lumière. Te revoilà, vieil ami. Tu nous as manqué.

Partout devant vous, les bois de Ciccada. Il va falloir reprendre la route, quelque chose vous murmure qu’il n’est pas bon de rester au même endroit. Vous n’êtes pas seuls, là non plus. En repartant, vous remarquerez rapidement quelques signes qui ne trompent pas. Dans la brume, vous êtes épiés, observés. Pris en chasse. Derrière vous, un groupe de gobelins vous suit. Mais ils n’ont pas l’air belliqueux, ils semblent en avoir après… Autre chose? Que peuvent-ils bien vouloir?

Ven 12 Jan - 19:53

The Goblin Truth

starring Jane Kaldwin & Ellendrine Brightwige & Artémis De Goya & Nostell An'mbeidh

Fort heureusement, Artémis nous rejoignit rapidement -après s'être changé en loup- et notre groupe fut de nouveau complet. Je repris ma place au sein de la petite colonne que nous formions, Bob se faufilant entre moi et Nostell avant de reprendre sa surveillance. Avec les autres, nous éclairâmes la galerie que nous empruntions. Des signes dans cette écriture détestable utilisée par les gobelins -ou d'autres choses ?- apparurent et n'échappèrent pas à l'œil érudit de Brightwige. J'échangeai un regard avec mon drone, qui ne rata pas une miette de ce qu'il avait devant lui. Cela allait sans doute être utile pour la suite... Je compris en tout cas que nous étions de plus en plus proche de la sortie. Selon la nobliarde, nous avions devant nous un signe indiquant "forêt", entre autres signes et significations. Pour moi cela voulait dire que la sortie était imminente et cela m'allait car bien que non claustrophobe, je détestai aller sous terre. Crapahuter dans la boue ou être dans les ruelles sombres de Xandrie, je connaissais. Aller dans une grotte ou galerie, c'était moins ma tasse de thé...

De la lumière ! De manière instinctive, chacun et chacune d'entre nous pressa le pas pour retrouver la lumière du jour. Aussitôt dehors, je fus légèrement éblouie après l'obscurité de la caverne et j'éteignis la lampe sous le canon de mon arme. Le temps que mes yeux se réhabituent à la lumière -et à la foutue Brume- Bob en profita pour rester près de moi. Notre groupe se remit en route dans les désormais bois de Cicadia. Alors que nous marchions, aussitôt, Bob se posa sur mon épaule et me prévint. Signatures organiques humanoïdes, moins d'un click, Détective. Une dizaine, peut être plus... Je fronçai un peu plus les sourcils. Les gobelins... Nous sommes suivis. Nous ferions mieux de presser le pas. Je prévins le groupe afin que personne ne soit surpris et plus que jamais, mon automate n'avait fait que confirmer ce que nous ressentions sûrement tous, à savoir que nous étions surveillés, épiés, observés. Je me tournai vers Bob et lui fit un simple geste, l'index se posant sur mes lèvres sur mon masque, imposant le silence à l'automate qui comprit en déployant un petit bras et levant le pouce en silence. Puis il resta en surveillance, lévitant.

Je regardai derrière moi un instant pour regarder Nostell. À la lumière du jour et même avec la Brume, je remarquai sa pâleur... Oui, elle était sans doute un strigoi. Aucune tare à ça, je ne m'y attendais simplement pas... mais je devais rester concentrée sur la mission. Même Bob ne s'était pas retourné comme moi. Alors que nous progressions, je remarquai autour de moi à quel point les bois étaient sinistres. Des arbres avaient l'air comme morts, des branches craquaient par dizaines sous nos pas, même les feuilles avaient l'air de s'effilocher ou de mourir. Ça me rappelait dans un sens et avec un frisson qui me parcourut l'échine, les Limbes... Notre groupe resta pourtant ensemble et malgré la balise, je sentais bien à quel point la Brume ne nous appréciait guère, rajoutant en plus un sentiment légèrement oppressant mais juste comme il fallait pour que l'on en soit gêné. En revanche, j'avais l'impression qu'il y en avait un qui se sentait dans son élément, c'était bien Artémis. On dirait presque que c'était une promenade de santé... Je regardai Bob et lui demanda en deux signes la situation. L'automate me répondit en montrant le plat de sa main.

Rien n'avait changé donc les gobelins nous suivaient toujours. Je ne tenais vraiment pas à tomber dans une embuscade, mission d'archéologie ou non.

Résumé:
Sam 13 Jan - 12:14

La Vérité Gobeline [P2]

Des yeux dans la Brume en compagnie de Ellendrine Brightwige, Artémis et Jane


Avec sa flèche, la mercenaire avait initié le mouvement. Son employeuse, elle, usa d'un totem d'invocation afin de parfaire l'illusion d'une présence de l'autre côté de la galerie. Cela parut fonctionner car le décapode, absolument monstrueux de par sa circonférence qui occupait presque tout le boyaux rocheux, se précipita à la rencontre du leurre. Artémis fut le dernier du groupe à prendre la poudre d'escampette. En le dépassant, Nostell s'aperçut qu'il avait fermé les yeux et levé une main tremblante de concentration.
Mieux vaut ne pas le déranger.
Dans la direction de ses doigts, par-delà le sillage du gigantesque dévoreur de roche, un capharnaüm métallique avait soudain éclaté !
Ne cherchant point à en comprendre l'origine, la strigoi se contenta de filer avec le reste de la troupe. Dans la continuité de cette grotte officiellement malfamée, Ellendrine remarqua de curieux symboles gravés sur les murs. De bien modestes repères qui indiquaient la proximité des bois. Les circonstances aidant, Nostell garda le silence ; elle n'était de toute manière guère assez expressive pour éclater ouvertement de joie.

La pénombre des cavernes finit par se substituer à la maigre clarté du jour, que la Brume environnante muselait avec un appétit mystifiant. En son cœur opaque s'étiraient les bois de Ciccada. Ils n'avaient rien d'extraordinaire aux yeux de la strigoi si ce n'est qu'ils représentaient une étape importante dans leur progression.
J'imagine que nous avons gagné un précieux temps.
Eternellement sur ses gardes, Nostell avisa un grand loup blanc qui les rejoignit aussi silencieusement que possible. Il s'agissait d'Artémis - reconnaissable à la couleur atypique de ses yeux ainsi qu'à l'odeur qui émanait de lui, plus forte auprès de la strigoi. Sa fourrure baignait dans un halo de lumière déconcertant, comme si l'homme devenu animal bénéficiait d'un certain privilège auprès de leur environnement conscient...
La mercenaire de rembrunit.
Sa présence n'a pas empêché la faune troglodyte de nous mettre des bâtons dans les roues.
Elle ne lui en voulait pas pour autant. C'était juste... perturbant.
En observant son entourage, Nostell croisa le regard de Rakes. Elle eut aussitôt la vague impression que la détective s'était rendu compte de quelque chose. La mercenaire ignorait quoi précisément mais, en bonne paranoïaque, évaluait d'abord les conséquences négatives que cette information pourrait avoir sur son avenir.
Et si j'avais affaire à une Ombre ? ou à un membre de la profession ?
Ce n'était pas impossible, bien sûr, mais cela demeurait toutefois une conclusion hâtive.
A croire que je commence à être sur les nerfs. Hmpf ! C'est souvent ainsi que je me découvre après avoir consommé...
Une sorte de trop plein d'énergie difficilement maitrisable. Elle souffla par les narines.
Ce n'est pas le moment de se laisser aller ! Garde ton sang-froid, Nostell.
La strigoi rangea cette hypothèse de mauvais goût dans un coin de sa tête avant de se tenir un peu plus près de l'archéologue. Plus inquiétant encore, les gobelins épiaient le moindre de leurs faits et gestes. Nostell ne pouvait pas permettre à l'un de ces humanoïdes territoriaux d'approcher son employeuse de trop près.
 Doucement mais sûrement, elle s'empara de son arc. Néanmoins, elle se garda bien d'encocher une flèche, consciente que si ces intrigants avaient voulu s'en prendre à eux ils s'y seraient sans doute pris beaucoup plus tôt.
Mais peut-être qu'une autre unité gobeline, dissimulée plus profondément dans ces bois, envisage de nous barrer la voie ?
Le regard de la strigoi s'assombrit.
Quoi qu'il en fût, leur groupe avançait sans trop se laisser intimider par leur présence. Du moins en apparence...


Résumé:
Dim 14 Jan - 21:06


Vérité Gobeline - P2

Nostell, Ellendrine, Jane


Les leurres fonctionnèrent. Bonheur ! L’escouade continua son chemin, suivant précautionneusement les indications murales, traduites par Ellandrine, en direction de la lumière qui mena directement dans les Bois de Ciccada. La lumière ne fut perçue que par le vagabond, pour qui la Brume avait un attachement tout particulier. Cette escale dans la grotte, presque coupée de tout contact, fut difficile aussi bien pour elle que pour lui. Leurs retrouvailles, bien que discrètes, furent intenses et savoureuses. Mais il fallait poursuivre leur route et Artémis leur indiqua la voie à suivre. Ils marchèrent ainsi pendant quelques minutes, découvrant ce nouveau décor qui serait dorénavant leur terrain de jeu.

Cependant, après ce temps paisible, ce temps de récupération, l’odorat du canidé fut attiré par un groupe de gobelins qui rodait autour d’eux. La Brume l’alerta également de leur présence, sans pour autant les représenter comme un véritable danger. Le véritable danger, lui, semblait venir d’ailleurs. Tormog le dirait très certainement, ceux-là n’étaient pas ici pour leur nuire. Croyiez-le, si tel était leurs intentions, le groupe aurait déjà été attaqué. L’homme aux cheveux d’albâtre était en accord avec ce raisonnement. Les gobelins qu’ils avaient rencontré aux alentours des Dunes d’Oman étaient bien plus agressifs, incisifs. Ceux-là attendaient autre chose.

« Camarades, vous les avez sans doute déjà repérés, mais des gobelins rôdent autour de nous. Je peux naturellement faire fausse route, mais ils ne semblent pas nous vouloir du mal. Du moins, je le crains, pas pour le moment. Je suggère d’entrer en communication. Ou d’au moins essayer. Grâce aux talents de notre guide, ce serait probablement le moment opportun d’en profiter. Qu’en dites-vous ? »

La demande pouvait sembler totalement saugrenue, mais il n’aimait pas marcher avec des nuisibles qui lui collaient l’arrière-train. Autant en avoir le cœur net : amis ou ennemis ? Ses camarades l’apprendraient à leurs dépens, si Artémis paraissait raisonnable – et il l’était –, son instinct pouvait parfois prendre le dessus et agir de manière contradictoire avec la raison. Parfois à bien, souvent à tort. Plutôt que d’avoir des regrets plus tard, le vagabond préférait les avoir dans l’instant. Si cela se passait mal, en homme d’honneur, il se promit de sauver ses camarades. Après tout, c’était lui qui prenait le risque de les mettre en danger.

Il s’arrêta et se retourna. Il ne dégaina aucune arme et décida de suivre son flaire pour se rapprocher des premiers gobelins. La Brume semblait à la fois réticente et approbatrice. Ce n’était pas forcément bon signe, ni réellement trop mauvais. Généralement, elle s’affolait quand un danger de mort était imminent. Prudemment, Artémis ralentit les pas et leva les bras en l’air en guise de paix. Il ne dégageait aucune hostilité.


Résumé:
Mar 23 Jan - 20:43


Promenons-nous dans la brume

Nostell, Artémis, Jane


La scientifique n’en était pas moins humaine et à deux doigts de mouiller sa culotte. La diversion finale offerte par ce qu’elle reconnut comme un spectacle magnétotechnique via Artemis garantit leur salut.

Elle dut se recentrer pour apercevoir les symboles de signalisation laissés par les gobelins qui promettaient de trouver l’issue la plus directe vers les Bois de Ciccada. Même s’il était très tentant de décamper le plus loin possible de ce puit de malheur, son âme de cartographe força une halte. Le temps de s’étonner du loup blanc nimbé d’une brume accueillante et de reprendre haleine.

Puis, l’émotion passée, elle prit doctement une plume pour reporter maintes indications dans son carnet de voyage et dessiner à main levée une esquisse des tunnels parcourut, qu’elle espérait de tout son cœur exacte. Ils avaient emprunté rapidement plusieurs virages dans leur fuite effrénée alors qu’elle se répétait « gauche – gauche – droite – tout droit -droite…. Gauche – gauche – droite -tout droit… ». Si elle n’écrivait pas maintenant, ne subsisterait que le vide dans son esprit d’ici deux minutes. A ce moment précis, elle se rappela combien elle aurait tué pour obtenir un cristal d’hypermnésie, si convoité par son corps de métier.

Bien entendu, la règle de base quand on évolue en terrain hostile est de rester en mouvement. Passé cette brève pause respiratoire, Ellendrine s’efforça de reprendre contenance et de paraître ferme dans ses indications aux restes du groupe, alors que les reliefs rocheux embrumés avaient tous des airs trompeurs.
-« C’est par là. »

La carte tout comme les grosses branches écartées du chemin laissaient penser que cette nature sauvage ne l’était pas tant que ça. Malgré l’allure touffue du sol, il s’agissait d’un sentier régulièrement emprunté, balisé et somme toute entretenu. Sans doute par les gobelins eux-mêmes. Ils étaient venus les épier et les bonshommes constituaient à sa connaissance la seule société organisée et intelligente possiblement présente dans la région.

Elle se rendit compte qu’elle avait gardé sa lampe tempête allumé et demanda à tout le monde de les éteindre. On ne pourrait les ranger qu’une fois refroidie. Personne ne savait ce qu’une lueur vive pourrait attirer. Le sentiment d’oppression caractéristique de la brume la rendait nerveuse. Ellendrine se sentait à juste titre toujours paranoïaque en la traversant. Ses sens lui jouaient des tours et elle croyait entendre des grognements étouffés.

Mais Sam le robot avertit bel et bien d’une présence organique les encerclant et suivant de manière furtive leur progression.
Elle murmurra :
-« Cora, si ce sont des gobelins, nous aurons bien du mal à les semer. Il se peut que nous ayons à les affronter tôt ou tard. Mais je crois qu’il n’est pas à notre avantage de déclencher un affrontement immédiat. Nous ne savons pas encore ce que nous cherchons avec certitude et risquons la mort ou le forfait par repli forcé vers le Décapode. »


Tout en accélérant avec le reste du groupe, Farouk resserra sa mitrailleuse contre lui, prêt à rentrer dans le lard de tout assaillant. Un pli de concentration barrait son front entre ses sourcils à la verticale. Les bois devenaient de plus en plus décharnés. Les bois noueux et tortueux s’accrochaient comme les andouillers de cerfs en rut luttant pour prendre compagne. Le sol lui-même devenait plus incertain, fait de failles et de craquelures d’où s’échappaient parfois des fumerolles gazeuses, recouvertes avec traîtrise par des morceaux d’écorces effilochées.

L’Aramilane d’adoption eut alors un curieux sentiment de déjà vue, piégée au milieu de ce dénuement. Les Limbes. Un sentiment fort mais indistinct lui souleva la poitrine. Elle manquait quelque chose. Et elle avait horreur de ça !

S’il ne fallait jurer de rien et que la confiance était une devise au cours instable, l’exploratrice se sentait réconforter de savoir à ses côté des associés de grand sang-froid, qui avait déjà montré une certaine capacité offensive et le bon sens de la retraite choisie. Artemis faisait un guide d’office, il semblait fondue dans cette nature hostile sous sa forme de loup-blanc armé de brume.

Après un jeu du chat et de la souris inégale, Artémis finit par proposer d’ouvrir le commerce avec les gobelins. La proposition ne la surprit pas vraiment, elle y pensait depuis un moment sans parvenir à se résoudre à briser le fragile équilibre et d’entraîner le groupe dans une situation incontrôlable.

-« Je suis d’accord avec vous Artémis. Je ne peux garantir le dénouement de ce contact. Mais nous traversons leur territoire et il est inutile de prétendre que nous ne les avons pas remarqués plus longtemps. Autant prendre l’initiative tant que nous le pouvons encore. »

Si Amir avait un avis, il se garda bien d’en faire part. Il avait appris à s’en remettre à la sagesse des aînés. La sentinelle déchue avait l’habitude de l’autorité et se tenait prête à toutes les situations. Depuis qu’Ellendrine lui avait accordé un second souffle en le sortant de la rue à laquelle on l’avait condamné après une blessure permanente, ses jambes étaient les siennes.

Jamais il n’aurait accepté de s’en remettre à la médecine opalienne avant de la connaître. C’était contre ses prescriptions religieuses. Alors, si elle voulait parlementer avec les gobelins, il la suivrait jusqu’au moment où la situation éclaterait.
L’archéologue rechercha un assentiment silencieux dans l’expression de Cora et Nostell avant de se lancer. Son corps pivota vers la brume, ses bras désarmés étaient ouverts en signe de non-agression.

Sa bouche s’ouvrir pour émettre un profond raclement de gorge, un peu comme lorsqu’on cherche à aller déloger un mollard, avant d’émettre un grognement guttural. Il était drôle, pour ne pas dire insolite, de voir une dame si raffinée émettre de tels sons. Son appareil vocal peinait à s’approprier certains sons qui étaient pourtant typique de la langue parlée gobeline.

En substance, elle avait tenté de dire « Paix, paix. Nous traversons ce territoire en paix », bien qu’il soit difficile de tenter une transcription mot à mot. Ses battements de cœur assourdissaient ses oreilles, alors que le silence se faisait plus pesant sur les broussailles opaques. Sa moelle épinière était tendue comme l’arc de Nostell, se demandant elle-même si un sifflement sinistre ne préluderait pas à ce que sa poitrine soit transpercée par une flèche.


Spoiler:
Jeu 25 Jan - 18:04

Ainsi, vous avez fait le choix du dialogue - que les Douze vous entendent - surtout toi, Ellendrine, alors que tu mobilises tous tes savoirs pour discuter avec ces étranges créatures. Vous n’avez pas l’air agressif, aussi, quand tes premiers mots fusent, vous distinguez deux, quatre… Bientôt, ce sont huit yeux verts dont vous devinez le miroitement dans les bois non loin. Rapidement, les petites créatures vous encerclent, certains armés de lances rudimentaires, d’autres de lance-pierre. Mais aucun d’entre eux ne vous attaque.

L’un des gobelins s’approche, tend une main vers toi, Ellendrine, désignée comme la cheffe de la procession par ta maîtrise de la langue. Ils semblent aussi surpris que vous de pouvoir communiquer, mais pas assez intelligents pour bien comprendre à quel point c’est extraordinaire. Celui qui se place face à toi porte une tenue complète, une lance à la main et un petit poignard à la ceinture - le chef de ce petit clan, sans aucun doute.

Manger.” Dit-il d’abord. Puis il a l’air d’humer l’air environnant. “Manger!

Il tendra alors la main vers vos sacs et besaces, ignorant royalement vos équipements ou vos armes, pour se concentrer sur… Vos rations?

Que comptez-vous faire? La générosité pourrait vous permettre de temporiser. Ou alors, gardez tout cela pour vous. Mais si vous faites ce choix, c’est à vos risques et périls.


Lun 29 Jan - 18:00

The Goblin Truth

starring Jane Kaldwin & Ellendrine Brightwige & Artémis De Goya & Nostell An'mbeidh

Je considérai avec attention ce que me disait Brightwige et ça avait du sens. Si nous pouvions éviter de déclencher une guerre contre la faune locale, on ne s'en porterait que mieux mais peut être par déformation professionnelle, habitude inculquée par l'armée, pragmatisme ou tout ça à la fois, je ne pus m'empêcher de me dire que nous faisions l'objet d'une menace. Lorsqu'Artémis proposa une solution de discussion pour la lever, ma réponse fusa. Vous n'êtes pas sérieux, Artémis ? Comment pouvions nous même songer à discuter avec ces... primitifs sur laquelle la Brume n'avait aucune emprise, ce qui ajoutait à ma méfiance envers ces créatures ? Vous vous y mettez aussi, Ellendrine ? ajoutai-je, ahurie alors que notre érudite enchaîna. Ils sont tous devenus fous ma parole... Je cherchai du regard un peu de secours du côté de sa garde du corps strigoi mais trop tard. L'homme aux cheveux gris s'était déporté vers les peaux vertes qui apparaissaient clairement dans notre champ de vision... et qui exécutèrent une manœuvre qui attira mon courroux silencieux : l'encerclement.

Bob se serra contre mon dos, ses yeux dépassant à peine de mon épaule tandis que je me collai presque à mes compagnons d'aventure. Le cercle des gobelins n'était pas entièrement fermé et il ne tenait sur qu'une seule ligne car ils n'étaient pas assez nombreux. Peut être pas encore... Les gobelins étaient repoussants à mes yeux, rarement j'avais vu quelque chose d'aussi moche. Leur accoutrement était sommaire, leurs armes primitives faites de lances grossièrement taillées, de frondes... ou encore de petites lames pas foncièrement dangereuses à première vue, renforçant donc le caractère sauvage de ces créatures. L'un d'eux s'avança et désigna Ellendrine avant de baragouiner quelque chose que je ne compris pas. J'échangeai un regard avec mon automate qui sortit un de ses bras et mima comme s'il ingurgitait quelque chose. Manger ? lâchai-je en regardant ce gobelin mieux vêtu et plus imposant que les autres. Il voulait notre nourriture ? C'était hors de question et je regardai chacun de mes coéquipiers en les mettant au défi de sortir la moindre bouffe.

Mon drone remua dans mon dos et me chuchota Détective, multiples autres formes de vie organiques en approche, peut être gobelins. Bien plus nombreux que ceux déjà présents. Je fronçai encore plus les sourcils et je me postai presque contre Brightwige, je pouvais presque encore sentir son parfum de la veille. Je lui parlai à voix basse, en espérant que le chef gobelin ne capte rien de notre échange. Ellendrine, on perd un temps précieux, nous devons bouger. Sam m'a informé qu'un grand nombre de gobelins vient vers nous par tous les côtés. Nous pouvons briser l'encerclement actuel avec l'armement de Farouk mais peut être qu'on ne le pourra plus s'ils ont des renforts. Quoique que vous fassiez, magnez vous ou j'ouvre moi même une brèche dans leur cercle. Je la fixai yeux dans les yeux pour qu'elle ressente ma détermination malgré mon murmure. J'étais prête à dégainer mon arme et à abattre les deux gobelins dans mon dos pour que nous nous engouffrions par là et s'échapper. S'ils tenaient tant à jouer les diplomates, qu'à cela ne tienne. Je n'étais pas là pour ça mais comme cette règle observée par mes opérateurs, si j'étais contrainte de tuer, je le ferai sans aucune hésitation.

Résumé:
Sam 3 Fév - 11:52

La Vérité Gobeline [P2]

La dîme ? en compagnie de Ellendrine Brightwige, Artémis et Jane


Leur groupe n'avait fait que retarder l'inévitable. La confrontation avec les gobelins allait bel et bien avoir lieu. Artémis, leur guide, leur avait donc proposé d'engager la conversation avec ces créatures afin de comprendre leurs véritables intentions. Sans le cerveau d'Ellendrine, qui avait appris à comprendre la langue gobeline, cette option aurait valu le désaccord direct et sans détour de la mercenaire, comme ce fut le cas pour la détective Cora. Mais l'archéologue considérait cette approche diplomatique comme une bonne initiative, et la contredire sur ce point-là aurait été faire insulte à ses compétences en la matière. Il fallait se mettre à sa place : Nostell n'aurait pas du tout apprécié que l'on remette en doute ses facultés au combat. Mieux valait donc ne pas énerver Lady Brightwige alors qu'elle s'apprêtait à entrer en communication avec le représentant gobelin.
Et il n'est pas venu seul, évidemment.
Les humanoïdes à la peau verte les avaient encerclé. Le mieux équipé d'entre-eux se tenait face à Ellendrine, et semblait presque heureux de pouvoir se faire comprendre auprès d'un membre d'une autre espèce.
 Indifférente aux "politesses échangées", l'ex-Ombre détailla du regard les armes primitives de chacun tout en réfléchissant aux techniques les plus expéditives à employer en cas d'affrontement soudain. Elle réduirait au silence les ennemis les plus proches avec une arme blanche avant de se saisir de son arc et de liquider tous les guignoles armés de fronde. La mercenaire n'ignorait pas qu'un jet de pierre bien placé pouvait engendrer de sérieux dégâts. Et comme aucun membre de l'expédition ne portait de casque sur la tête...
Un mot soufflé dans le langage commun l'invita à se recentrer sur la conversation.
Manger ? Alors ce monstre stupide est venu jusqu'à nous pour mendier ?
Pas seulement. Il avait l'air un peu plus entreprenant que cela, le bougre !
Lorsqu'il tendit la main vers les sacoches, Nostell, les sourcils froncés, fit un pas en avant pour lui interdire d'aller plus loin. Elle tenait toujours son arc, et ne ressentirait aucune gêne à loger l'extrémité d'une branche dans l'œil de ce soi-disant chef de tribu qui se permettait tout et n'importe quoi.
 Au passage, elle capta quelques bribes des messes basses de Cora à l'attention de son employeuse.
Apparemment, d'autres entités se rapprochaient de leur position, menaçant ainsi de les prendre en tenaille...
Nostell poussa un soupir. La détective avait du mal à tenir en place, et il devenait de plus en plus difficile de l'en blâmer.

- Peu importe ce que vous décidez de faire, Lady Brightwige. Si ce gobelin veut que l'on puise dans nos réserves de nourriture pour répondre à ses exigences, vous vous devez de réclamer quelque chose en retour qui en vaille la peine. Il ne peut pas y avoir de compromis - qu'importe la région. Faites montre de la moindre faiblesse d'âme et cette meute n'hésitera pas une seconde à nous submerger.

Elle était prête à tenir tête à ces monstres. A montrer à ces créatures qu'elle ne se laisserait pas dépouiller sans rien faire. Si Nostell devait mourir, elle mourrait debout, l'arc ou la dague à la main. Une Ombre est, par définition, insaisissable, intangible ; malgré sa désertion, la mercenaire en avait conservé les propriétés... et la capacité de jugement.


Résumé:
Dim 4 Fév - 19:47


Vérité Gobeline - P2

Nostell, Ellendrine, Jane


Si s’arrêter semblait au départ une bonne idée, le vagabond regretta presque de l’avoir fait. Il avait comme un très mauvais pressentiment. Ces gobelins étaient certes inoffensifs, mais on sentait quelque chose qui l’était beaucoup moins approcher. Il laissa Ellendrine amorcer les discussions, puis quand le groupe comprit que ces petits êtres voulaient se sustenter de leurs mets, l’homme aux cheveux d’albâtre eut envie de trancher leurs têtes à coups d’épée. Cela laissa l’ensemble de l’escouade perplexe. L’importance de la nourriture était telle que cela demandait une certaine réflexion. Mais du temps, ils n’en avaient pas. Alors quand Nostell proposa intelligemment de passer un marché, Artémis dut intervenir.

« Du temps pour marchander, nous n’en avons pas. Donnez-leur toutes mes rations, mais gardez les votre. J’ai l’habitude de chasser pour me nourrir, même en mission dans la Brume. Je confirme les dires de Sam et de sa maîtresse, des réjouissances peu réjouissantes se dirigent vers nous. Fuyons. »

Artémis reprit la route, suivit de toute son équipe. Les gobelins, ravis, disparurent très rapidement. Le « Loup Blanc » accéléra le pas pour donner un rythme de croisière. Ce ne fut qu’après quelques longues minutes de marche, qu’ils pouvaient apercevoir des vestiges d’anciens bâtiments industriels, qui ressemblaient farouchement à ce que l’on pouvait trouver sur Opale ou Epistopoli. Sauf qu’ils se trouvaient en plein cœur d’une forêt au cœur elle-même de la Brume. Découverte des plus intéressantes. Or, cet élan de curiosité fut rapidement effacé par la pression hargneuse qu’exerçait la brume sur notre cher Portebrume. Le danger était imminent. Elle en avait peur. Elle lui intima de courir, de se planquer, mais de les éviter à tout prix.

« Camarades, le danger se rapproche très rapidement. Ils nous narguent. Ils semblent nous connaître et se jouer de nous. Je n’ose imaginer le sort qu’ils nous réserveront s’ils parviennent à nous mettre la main dessus. Profitons de ces ruines pour se dissimuler, se protéger et éventuellement trouver une stratégie pour se défaire de ces yeux verts qui nous épient. »

La curiosité reprit peu à peu à sa place, ignorant quelques temps les alertes incessants de sa Malicieuse amie. Doucement, mon amie. Je souhaite juste en apprendre davantage sur ces lieux. Posant sa main sur le premier mur à sa portée, le cristal de cognition s’activa et plongea son utilisateur dans un profond souvenir. Rapidement, l’explorateur fut plongé à une époque où l’usine était en activité. Une très grande activité. De nombreux flashs le menèrent à des chaînes de montages, sans pouvoir réellement déterminer ce qui était construit. Artémis revint ensuite à lui. Comment une telle avancée technologique a-t-elle pu être employée dans un lieu aussi reculé ? Et pour quelles raisons obscures ? Que dissimulait Ciccada ? Songeur, le Portebrume s’éclipsa et retrouva ses alliés, déjà en route pour se dissimuler de l’ennemi.

« En prenant de la hauteur, nous pourrons suivre leur progression et observer leurs intentions. Néanmoins, je tiens à rappeler qu’ils sont à domicile et que malgré cet emplacement stratégique, nous sommes toujours en mauvaise posture. »

Selon les attaques prévues, Artémis avait une vague idée de ce qu’il ferait. Mais les gobelins débordaient de malices et n’étaient pas dépourvu d’intelligence. Ils risquaient assurément de les surprendre et leur sang-froid demeurait être leur seule chance de s’en sortir.


Résumé:
Mer 21 Fév - 21:48

Clic. Clac. La lourde porte se referme derrière vous. Fermant la voie à tous ces yeux émeraudes, topaz et rubis qui vous fixent, oh, si fort, si fort… Ils vous dévorent déjà. Les gobelins sont inoffensifs, faibles… Vraiment? Une marée de ces petits corps pourrait bien vous avaler tout cru.

Mais pour l’heure, vous semblez avoir retrouvé un semblant d’abri. Vous voilà arrivé dans ce qui semble être une ancienne usine - Artémis l’a vu dans sa vision, bien qu’il n’ait pas choisi de vous faire part de ce qu’il a aperçu. Ces chaînes de productions semblaient produire quelque chose de spécifique; cette technologie qui semblait rivaliser avec ce que connais Epistopolie aujourd’hui, si ce n’est plus. Devant vous, ce qui semblent être des chaînes de production, des consoles poussiéreuses mais encore en état de marche. Pourvu que vous trouviez de quoi les faire fonctionner.

L’entrepôt dans lequel vous êtes est vaste mais ne semble constitué que de vieilles machines, avec de ci de là les vestiges d’anciens… Robots? Les corps ressemblent à fortement à des créations grigoris pour les yeux avisés. Un rien humanoïde, ces entités semblent hors de service. Pourtant, Artémis, la brume te somme de rester sur tes gardes. Étrange.

Dehors, vous captez les mouvements d’une foule en préparation: il faudra rapidement penser à une façon de vous protéger. Gagnez du temps, explorez plus loin, trouver abri dans les étages… Mais quelque chose semble clocher dans cet endroit curieux.

De ci, de là… Au sol, des formes familières pour leurs utilisateurs. Des formes cristallines, troublées… Des cristaux. Partout, cassés, encore brut. Mais des cristaux de pouvoir, comme ceux que vous utilisez. Certains ont une forme bien spécifique, longs et cristallins, taillés finement. Comme si leur forme avait un but précis…?

Clic. Clac
. La porte est percluse de coups… Des pierres, que l’on lui lance? Décidez vite. Décidez bien. Sans action de votre part, la porte ne tiendra pas longtemps.