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[PARTIE 2] LE SECRET DES PYRAMIDES

[PARTIE 2] LE SECRET DES PYRAMIDES - Page 3 Brandw10
Mer 12 Juin - 18:06

Pion nage

Le Secret des Pyramides - Partie 2



Je récupérais ma gourde, la tête d’araignée géante trouvant à nouveau sa place dans mon sac. Sac que l’on me demandait déjà d’abandonner. Chose que je fis sans trop faire de chichi. Après tout, le plus important était ailleurs, je m’en assurais. Je confiais ainsi mon paquetage à celui qui se faisait encore appeler Aleph. Il me restait néanmoins un ancrage à gérer, une petite tête de mule à l’odeur d’oranger.

Je me baissais au niveau de la bête, qui avait décidé qu’elle continuerait à faire la tête encore un peu, hache de guerre pas totalement enterrée. Petit sensible ou grand comédien, je ne pouvais me résoudre à le laisser dans cet état. Je n’avais pas besoin d’un autre trouble-fête dans la troupe. Avant de laisser mes affaires derrière moi, je me saisissais d’une friandise, un quartier d’orange, séché sous un soleil de plomb. Une façon comme une autre de les conserver. Une amertume décuplée qui excita les narines du Narangpé.

Prends donc mon petit Jaruk et reste attentif par ici, je ne voudrais pas que tu te mouilles sans raison.

Pas la peine de tergiverser plus, le chef à parler. Je n’aurais pas imaginé que savoir nager était une compétence rare, mais je comprenais que tous n’avaient pas forcément eu la chance de connaître le côté très vivifiant d’un bain glacé dans une mer salée. On croyait que ça m’aurait soigné enfant, que nenni. Au moins, je ne coulais plus directement même dans une mer agitée et ça m’avait été utile plus tard. Quand faut y aller, faut y aller. Je pénétrais dans l’eau en me laissant tomber du rebord. La température était plutôt agréable et permettait au moins de faire disparaître la moiteur de la jungle là-haut.

Sans une éclaboussure, j’avançais vers l’un des renfoncements observés plus tôt avec leurs lampes impies. Ils continuaient à balayer l’espace et je devinais maintenant la silhouette de Violette de l’autre côté, salut partenaire, ça faisait longtemps. Arrivé à ce que j’estimais être la surface au-dessus de la zone indiquée par les porteurs de torche.

Vous pouvez éclairer par ici ?” lançais-je en tentant de stabiliser ma nage.

Faisceau de lumière artificielle qui tranche l’obscurité des profondeurs. Impossible de savoir ce qu’il se cache dans le renfoncement. Il fallait croire, il fallait avoir la foi. Voilà peut-être une épreuve que Ader’rhazak avait aussi pu compléter. Se laisser aller, plonger dans l’inconnu et croire en la protection des Douze pour la suite. Ainsi je plongeais, non sans avoir pris une dernière grande inspiration, l’odeur poussiéreuse de l’eau vint chatouiller mes narines en même temps. Je m’étais relativement préservé jusque-là, mais plus vraiment le choix.

Je m’immergeais donc complètement. Rentrant dans un monde de silence qui n'appartient qu’à moi. Refusant d’ouvrir les yeux dans pareille eau, j’avançais à tâtons, me fiant à la zone lumineuse à travers mes paupières jusqu’à retrouver le fameux renfoncement. Je me montrerai digne de Leurs regards et de Leurs épreuves. Car pareil lieu ne pouvait jamais être qu’un temple. Un temple secret, un temple précieux, où seuls les plus pieux pouvaient venir se recueillir. Quelle farce du destin avait ainsi mis une mercenaire et quelques pilleurs de secrets sur la trace de ses Pyramides ? Voulaient-Ils aujourd’hui offrir Leurs grâces aux pêcheurs ?

Je plongeais ma main dans le renfoncement pour y trouver une poignet. La suite coulait de source, mais il me fallait quand même prévenir les autres. En plus, même si ce n'était pas profond, la déscente avait été lente et à taton, j'avais besoin de reprendre l'air. Je remontais donc en finissant de vider mes poumons. Une grande bouffée d'air que j'aurais espéré frais me fit l'effet d'un haut le coeur. "Il y a un mécanisme sous l'eau, tonnais-je, que quelqu'un aille vérifier de l'autre côté aussi."

Quand à moi, il fallait que je sorte d'ici, nez sensible vous comprenez ? J'étais bon pour avoir cette sale odeur sur moi pendant un moment et ça ne m'enchantait guère. Je m’apprêtais à replonger, difficile de savoir combien de temps ça leur prendrait de vérifier de l'autre côté et, du miens, je ne voulais pas risquer de ne pas retrouver le petit renfoncement dans ce bassin rance. Tête à nouveau sous l'eau, j'avançais cette fois encore plus lentement comme la lumière devait être focalisée de l'autre côté.

Après un moment privé de mes sens qui me parut interminable, je retrouvais mon chemin. Saisissant la poignet, je la tournais, imaginant qu'ils devaient être à peu près en place de l'autre côté.

Sauf qu'après moi, le déluge.

Résumé:
Ven 21 Juin - 21:27

Prison aquatique

Le Secret des Pyramides - Partie 2



Sombre prémonition. C’est comme s’il avait su. Dès qu’il avait aperçu la configuration de la pièce, il avait pressenti le piège tordu qui pourrait leur tomber dessus. Il avait éclairé Arno de sa lampe, toujours réticent à toucher l’eau croupie. Son appréhension était à son maximum quand il le vit tâtonner sous l’eau trouble et froide. Une part de lui redoutait que sa main ne soit tranchée en punition pour la profanation du temple.

C’était pure fantaisie de sa part. Un esprit plus sadique aurait menotté le guide pour mettre la pression sur ses compagnons. Car, de ce fait, le temps lui serait compté alors qu’il resterait coincé au fond de l’eau. Dans son petit film sordide, Keshâ’rem paniquait. Il n’aurait pas du avoir tant de soucis envers celui qu’il était prêt à abandonner et qui l’avait menacé peu avant. Pourtant, il guettait nerveusement pour être prêt à sauter lui insuffler de l’air si son scénario de cauchemar se réalisait.

Au final… il avait vu juste. Sa précaution visant à anticiper le désastre ne leur donna pas d’espoir de survie. Ecrabouillés, les sacs ne faisaient que maintenir la dalle suffisamment surélevée pour écoper un peu de l’eau bouillonnante qui montait déjà à leurs pieds. Seraphah clopina en cherchant un refuge inexistant pour éviter au maximum de toucher l’eau, alors que des trombes d’eau s’abattaient en cascade dans un vacarme ahurissant. La réverbération ne faisait qu’amplifier l’état de choc.

Pris par l’urgence de la situation l’esprit de Keshâ’rem était blanc de toute raison, incapable de planifier ou d’articuler. Tout juste saisit-il le petit narangpé qui luttait dans le courant pour ne pas être siphonné sous la dalle entre les sacs. Il aurait peut-être mieux valu pour lui. Cela lui aurait éventuellement évité de finir noyé. Qui sait, il aurait même pu rejoindre la jungle à temps ? Trop tard.

Alors que Jaruk protestait entre ses mains en lui jetant un regard outré et accusateur, le jeune homme donna la petite boule de mandarine à Seraphah et plongea sans réfléchir au milieu du bassin avec sa lampe. Alors qu’il refaisait surface, il pouvait voir que Maëlstrom l’avait imité.

Actuellement, Keshâ se trouvait face à Arno dans le bassin agité par les remous. Gorgés d'eau et flottant, ses vêtements lourds l'entravaient grandement. Piégé par leur inertie, il salua de n'avoir que quelques mètres à négocier. Il serait bientôt trop tard pour tout de toute manière, y compris pour respirer. Après une grande inspiration, qui pourrait être la dernière, il plongea dans le monde aquatique. Cet univers paraissait infiniment plus lent et calme que la surface, où tout s’accélérait. Malgré le temps qui venait à manquer, il parvenait à mieux penser.

~° Essayons d’activer tous les mécanismes en même temps.°~ insuffla-t-il tour à tour dans les esprits des nageurs.

Pendant ce temps il descendait à tâtons. Le courant soulevait des monceaux de poussières de sables et autres impuretés en suspensions, qui s’agitaient en brillant dans le faisceau de sa lampe. C’est pourquoi, il se retrouva lui aussi à fermer les yeux et à chercher à l'aveuglette, une fois rendu dans la zone approximative du mécanisme. Prisonnier d’un présent souverain qui appelait tout son être, il se sentait maladroit et pourtant étrangement concentré.

Une peur primale s’empara de lui une fois que sa main se tint aux abords de l’orifice. L’air commençait déjà à lui manquer. Il ne savait pas comment les choses ses passaient en surface. Combien de temps leur restait-il ? Combien de goulées d’air et de tentatives avant que tout soit immergé ? Et avant que la vitalité de Seraphah ne soit liquéfiée dans cet élément honni ?

~ ° J’y suis ! – J’y suis ! – J’y suis °~ appela-t-il en écho dans les trois esprits respectifs.
~° A trois….à trois... à trois... Trois ! °~
Et il se força à actionner le mécanisme, faute de meilleure coordination. Il n’avait plus le courage d’attendre et serait remonté de toute façon. Son pied tapa le sol pour espérer rejoindre la surface et découvrir la situation globale.



Résumé:
Dim 23 Juin - 1:45

Plouf

Ft. Arno/Kesha/Seraphah



Toujours du côté de la plateforme qui de toute évidence semblait être celle de la sortie, la maraudeuse se contentait silencieusement d’observer les réactions et les agissements de ses compères. Il devait y avoir un mécanisme, mais ne l’avait pas vu donc elle ne devait pas être de son côté, elle ne pouvait donc pas faire grand chose si ce n’était attendre par manque d’envie de plonger de manière hasardeuse dans de l’eau croupie et sombre. Elle pouvait être des fois téméraires, mais Violette n’était jamais consciemment suicidaire au point de sauter dans quelque chose juste pour le plaisir de tester si c’était dangereux.

Ainsi, elle regardait Arno faire… tranquillement… du moins jusqu’à ce que ce dernier trouve un mécanisme et se décide à l’actionner provoquant alors rapidement la montée des eaux.

La première réaction de la demoiselle, une fois la surprise passée, était une légère crispation, l’eau même si elle pouvait y survivre était loin d’être sa spécialité. Par la force des choses, elle avait appris à pouvoir se débrouiller sur un navire à cause des expéditions d’epistopoli, mais ce n’était pas une adepte de la chose maritime. Elle préférait largement les steppes, les forêts, les marais ou pire les zones froides et polaires à l’eau. Surtout que l’eau montait particulièrement vite au point que la portebrume doutait de ses capacités à pouvoir bien nager dans celle-ci.

Sa première pensée fut de diriger son intention vers le bord inverse d’Arno, vu que la zone semblait assez symétrique, il devait y avoir plusieurs mécanismes pour tenter d’arrêter la montée des eaux. Mais elle était trop loin pour ça, et ce fut Kesha qui se mouilla pour l’atteindre. Son regard se tournant de l’autre coté, elle voyait arno qui lui faisait signe d’atteindre le mécanisme voisin au sien.

Sans vraiment répondre, poussée d'adrénaline faisait, Elle se jeta à l’eau parvenant alors difficilement à atteindre le mécanisme. Mais malheureusement, l’eau continuait de monter, la faute au 4e, le plus difficile à atteindre dans la situation actuelle car le plus éloigné de tout les membres du groupe du fait qu’elle était celle proche de la grille et que même elle aurait du mal à l’atteindre à moins qu’il soit trop tard. Maëlstrom était partie pour tenter de la rejoindre, esperons qu’il y arrive à temps.


Mer 26 Juin - 9:51

Jaruk flotte - petit singe espiègle, mon fil rouge, peut-être? - tu te débats dans ces vagues artificielles créées par la main de ton maître. Tes petits bras s’agitent dans cette vase, luttent contre le courant qui te pousse vers les murs, vers ce grand roux perdu qui semble dans une panique bien plus grande que la tienne. Et malheureusement pour toi, petit enfant simiesque, ce ne sont pas les douces fragrances que tu dégages qui viendront tous les sauver.

Petites mains se perdent dans les reliefs du mur, et en apnée, vous luttez, poing disparu dans l’obscurité, pour diminuer la pression de l’eau. Ce sont des trombes qui tombent du plafond, se déversant dans la salle mal éclairée suite à l’action d’Arno. Avec une rare cohésion, vous vous êtes tous activés pour parer à la fatalité. Un à un, vous êtes plongés, tentant le tout pour le tout: déclencher les mécanismes en même temps, coordonnés mentalement par la voix de Keshâ’rem qui s’impose dans vos esprits dopés à l’adrénaline et à la vase visqueuse qui recouvre les murs.

3, 2, 1… Action. A l’instant où vous tournez le mécanisme dans le même sens, à l’unisson, vous sentez un mouvement imperceptible d’abord, rapidement confirmé par un bruit de succion; votre main s’enfonce un peu plus alors que l’égoût s’ouvre, caché derrière la poignet, créant une ouverture vorace dans laquelle l’eau s’engouffre avec acharnement. Le courant est tel que votre bras est pris dans le courant, un courant si fort.
Le niveau de l’eau descend enfin, mais vous êtes toujours sous l’eau. Tenez-bon, camarades, tenez-bon. N’ouvrez pas la bouche. N’inspirez-pas. Tenez-bon.

Shhhhhhhhh
Shhhhhhh
Shhhhh
Shhh
Shh
Sh


Seraphah sera le premier à découvrir qu’au plafond, l’eau a cessé de couler, et qu’au sol, l’eau se dégage; libérant au passage des odeurs de terre humide qui lui retournerait presque l’estomac, autant que la peur de mourir sous les crocs de son élément contraire.
Bientôt, le courant a cessé, le niveau général passant sous le mécanisme, ne laissant plus l’eau qu’au niveau de votre taille - vous respirez toujours, chers amis. Échappant à la noyade de justesse, vous lutterez sans doute pour retrouver votre souffle. Jaruk, lui, barbote tranquillement au milieu de cette pièce, allant jusqu’à la grille qui se retire petit à petit; comme les deux murs qui s’étaient imposés sur l’entrée de la pièce, révélant la charpie de vos affaires.
Au pied de chaque plateforme se révèlent des escaliers de pierre menant vers la sortie - ou vers plus de problèmes. Franchirez-vous cette grille ensemble, solidaires, ou est-ce le moment de réveiller les tensions? Le ventre de la pyramide attend.
  
Ven 28 Juin - 18:24

À travers les Mirages

Le Secret des Pyramides - Partie 2



Astucieux. Seraphah le reconnaissait. Après tout, ce qu'ils effectuaient là, en compagnie de Kesha, était une façon pour ce dernier de faire ses preuves. Première mission où il faisait partie de l'équipe. Cette dernière étant rehaussée de deux sbires dont l'un lui était toujours mystérieux en l'origine, même si leurs discussions nocturnes lui avait offert l'envie de lui faire confiance. L'autre? Douée sans nulle doute. Mais qui donnait l'impression par moment de jouer seule. Alors son attention avait été plus incisive derrière ses atours qui n'en paraissaient pas. Il installa comme les autres son sac pour aider à ne pas se retrouver totalement enfermé. Il était clair que cet endroit comme le reste de la pyramide ne leur voulait pas que du bien. Toutefois, il eu la bonne idée de glisser deux potions dans ses poches, même si rien ne laissait présager si elles n'allaient pas sauter hors de ses poches à tout moment.

Il apprécia qu'Arno plonge témérairement. Il appréciait l'esprit de groupe qui s'était installé malgré des débuts cahoteux. Bien sûr il avait conscience que cet endroit leur intimait collaboration. En tout cas, ils purent rapidement le comprendre quand l'eau commença à sortir de nulle part, la prophétie de Kesha se voyant réalisée. Chacun sembla à ce moment-là bouger comme un seul homme. Qui des 4 qui plongèrent dans cette eau croupie étaient les jambes ou les bras, ce qui restait certain était que Seraphah restait la tête. Hors de l'eau. L'élémentaire ayant distinguer rapidement, en arrivant dans la pièce de sa Nemesis, ce qui pourrait l'aider à ne pas filer comme un courant d'air à la moindre goutelette. C'est ainsi que dans le bruit de l'eau qui se déversait à vitesse grand V, le narangpé dans ses bras, il monta sur des blocs de pierre qui n'allaient plus servir à grand chose dans quelques instants. Ridicule? Januk ne serait pas de cet avis. Sinon il aurait fini à faire la planche sur cette piscine improvisée sur laquelle on aurait perçu un mince filet d'air.

Maelström réagit très rapidement. Dès qu'il fut dans l'eau son mouvement s'accéléra afin de rejoindre l'emplacement qu'il restait. Grâce à la télépathie de Kesha, chacun actionna en même temps ce qui ressemblait au toucher à une vieille poignée. La respiration s'est faite inexistante, même du côté de Seraphah qui ne reçoit pas de trombe en raison d'une incurvation du plafond là où il s'est positionné, mais il est loin d'être plus fier d'aucun qui ont plongé.

C'est alors les trombes d'eaux qui s'arrête, avant qu'il ne perçoive l'eau baisser dans le bassin. Précautionneusement, il descend de son estrade improvisée, constate les dégâts faits aux sacs, mais surtout s'approche du bassin pour tous vous contempler et lancer: «Vous avez réussi! Bravo!» Sa joie semblait des plus sincères. Oui, on pouvait mettre cela sur le fait d'avoir frôlé la mort, mais là en particulier cela aurait été une torture que de laisser l'eau le liquéfier. En gros, sans doute un des cauchemars qu'il n'aimerait pas faire s'il prenait le temps de dormir plus souvent.

Maelström était entrain de reprendre son souffle, sa poitrine montant et descendant. Il n'aurait jamais cru pouvoir se noyer au cœur d'un désert. Mais la pyramide prouvait que tout était possible.

Seraphah alla récupérer le sac de chacun avant de venir tous vous rejoindre au niveau de la grille qui s'était enfin ouverte. Cela ne fut pas avec un léger dégoût qui se perçut pour ceux le connaissant bien. Sa mâchoire était on ne peut plus serré, et il se permit une légère remarque d'expression plus que d'autre chose: «Je ne comprendrai décidément jamais comment certains aiment à prendre des bains à n'en plus finir». Un marmonnage en somme plus qu'autre chose.

Avec une légère moue, il remit à chacun son sac afin que vous puissiez constater les dégâts. L'élémentaire se tourna alors vers Maelström pour s'assurer que la voie est libre auditivement parlant. Vu que ce dernier ne semblait à priori rien percevoir de particulier, il commença à avancer prudemment, observant les murs, le sol, et sortit une lampe si nécessaire d'une de ses poches afin de pénétrer sur ce nouveau chemin.

«Pas besoin de rappeler à quel point il convient d'être prudent.» À l'attention de Violette: «Je présume que vous n'aimez pas les grands chats. Au moins, l'eau ne vous importune-t-elle pas. La Pyramide a le mérite de nous rappeler qu'il va être temps de resserrer nos rangs, qu'en dites vous?» Ces derniers mots furent dit à l'attention de tous. Il comprenait que chacun avait son propre agenda secret. Mais l'esprit d'équipe sera à nouveau nécessaire. Si ce n'est pas dans une pièce, cela sera dans une autre.
[spoiler="Résumé"]
[list]
[*]Seraphah vous rejoint, l'eau aux genoux, donne son sac à chacun, avant de se diriger vers l'unique nouvelle option tout en étant sur ses gardes.
[*]Maelstrom reste attentif au moindre son, tout en surveillant également ses pas.








[*]




[/quote]
Mar 2 Juil - 16:06

Pion pousse

Le Secret des Pyramides - Partie 2



Ça parut durer une éternité, comme lors de la plongée d’ailleurs. Il fallut attendre pour que l’effet se produise. Ils avaient réussi. Je sentais mon bras s’enfoncer un peu plus. Je voulais le retirer, mais la force d’aspiration de l’eau était plus forte. Mon épaule tape contre le mur. Je devais me retenir pour ne pas avaler de l’eau. Il fallait que je préserve les dernières onces d’air que je pouvais. Je ne vais pas vous mentir, j’étais sous l’eau depuis déjà un moment. Je me suis senti partir, seules les claques du courant parvenaient à ne pas me faire sombrer.

Le torrent devint ruisseau, mon visage retrouvait le picotement de l’air. C’était doux, j’avalais celui-ci plus que je ne le respirais vraiment, à m’en faire exploser les poumons. À genoux dans l’eau, mes yeux s’ouvrirent sur Jaruk, noble singe nageur que rien ne saurait perturbé. Ni la montée de l’eau ni sa descente apparemment bien que je n'ai appris que plus tard qu’il s'était caché dans les bras de Seraphah. Toujours suspendu à la bonne branche n’est-ce pas ?

Comme s’il avait entendu mes pensées, son visage souriant se tourna vers le mien. Il préparait un mauvais coup. Charmant, je compris bien vite que j’allais être la cible idéale. Il se projette sur moi, son poil mouillé empeste l’agrume moisi. Ça n’avait pas été le bain idéal. Niché sur mon épaule, je sens ses petites griffes s'enfoncer dans mon vetement humide quand on approche de Ocÿan. Faisons fit de ça pour l'instant. Je récupère mon sac auprès de Seraphah, encore trempé. Les mouvements sont plus lourds, mon épaule me lance un peu surtout avec un singe à l'odeur musqué dessus. Une bien belle journée.

Sur ce qui n’a pas été réduit en charpie par la descente de la pierre qui avait rendu la pièce hermétique. J’en tirais une vague collation qui avait survécu, quelques cire et onguent dans des boites qui ne semblaient pas trop abimées. Le reste continua de moisir au fond de mon sac, je n’allais pas polluer les lieux. La troupe avançait de nouveau, toujours morcelée bien sûr, chacun y allait de sa raison, mais chacun avançait et c’était bien là le principal.

"Une nouvelle pièce, quelle épreuve allons-nous affronter cette fois-ci ?" me questionnais-je. Si mon mental suivait, il fallait bien dire que le physique commençait à décliner. La montée des marches était pénible, je me concentrais plus sur le fait de mettre un pied devant l’autre que de regarder les réactions aux derniers mots de notre chef. On n’avait pas arrêté d’avancer donc retrouver une pièce plus calme ne pouvait qu’être une bonne halte.

Mes yeux se perdaient sur les stèles. Qu’est-ce que c’était que ces visions ? Quels seigneur ou entité étaient représentés ? Que racontait son histoire ? On avait vu pareille figure dans les ruines de la jungle. Était-ce la suite logique ? Comme je le pensais, c’était un temple, un temple à la gloire de quelque chose d’ancien. De quel Esprit ?

Pas un Esprit, autre chose, pourquoi les récits d’Ader’rhazak avaient-ils été confisqués après sa venue ici ?

Des réflexions que je ne voulais pas avoir, pas maintenant, jamais. Puisse Pthelior m’aider à voir clair. Mon regard se perdit sur la stèle qui irradiait d’une flamme. Je m’en approchais les sourcils froncés. Encore l'œuvre de quelque sorcellerie. Au toucher, rien de particulier, c’était une pierre classique. Mais je sentais que ma main s’enfonçait quelque peu, avec les sueurs froides d’un nouveau sombre mécanisme caché. Rien de tout ça, le panneau se décalait simplement derrière les autres. Comme sur des rails.

Je reculais pour essayer de comprendre avec un œil nouveau. "Une histoire, les stèles racontent une histoire." commentais-je à haute voix. Mais elle ne fait pas de sens.

Du moins pour le moment.

Résumé:
Lun 8 Juil - 22:27

Le mythe fondateur

Le Secret des Pyramides - Partie 2



La peur le tenaillait. Dans le fracas de chute d’eau se réverbérant contre les parois minérales, chacun était livré à sa solitude.  L’obscurité presque totale. Les processus mentaux étaient entravés par l’urgence, laissant libre court aux réflexes et à l’instinct de survie le plus pur. Heureusement, les quatre plongeurs tinrent suffisamment la bride à celui-ci pour ne pas se sauver vers une dernière goulée d’air égoïste et actionner les quatre leviers au moment critique.

Keshâ’rem de son côté n’avait aucune idée de la situation. Il ne savait pas si ce qui tenait lieu de plan bancal allait fonctionner, ni même si son appel télépathique avait été entendu. Tout ce qui était réel à ses yeux était ce craquement sinistre et rocailleux, suivi d’un temps de latence. Une latence bien trop longue. L’ouverture de la trappe le prit par surprise. Et, stratagème infâme, les bondes d’évacuation étaient situées dans le prolongement de son bras, l’entraînant par effet de succion vers le bas.

Impossible de respirer. L’air était déjà bien rare dans ses poumons. Il s’entait des soubresauts sans sa poitrine alors que ses mâchoires se serraient. Bientôt la pression de la masse d’hectolitres d’eau l’écrasa contre la paroi, menaçant de boucher l’évacuation. Il dut s’arque-bouter pour laisser le plus d’eau possible s’échapper avant qu’il ne se noie. Heureusement, avant que son visage n’arrive à l’air libre, le poids de l’eau devint assez faible pour lui permettre de s'arracher à sa menotte aquatique.

Il jaillit à la surface dans une gesticulation aveugle. Son corps s’enroulait sans les vestiges de son turban détrempé et les pans de sa tunique lui donnaient l’air d’un poisson piégé dans des filets.

Quand il eut fini de s’époumoner et se débattre, il remarqua que les autres avaient l’air d’aller bien. Il entreprit ainsi de claudiquer jusqu’à la plateforme, s’y hissa à grand mal avec ses oripeaux gorgés d’eau avant de les essorer méticuleusement. N’a pas l’air d’une gravure de mode qui veut, habillé en serpillère. Seraphah avait collecté ce qui était sauvable et eut la gentillesse de leur remettre leurs sacs.

A nouveau, il essora au maximum le contenu alourdi d’eau, tout en vérifiant discrètement que le crâne était en un seul morceau. Une lueur violine passa un instant dans les orbites caves du vestige.

Comme tout le monde avait l’air d’accord pour ne pas se mettre sur la gueule, ils se mirent à avancer. La fatigue était plus palpable qu’auparavant. C’est pourquoi Öcyan se fichait de l’ingratitude de Jaruk, dont il avait sauvé les miches et de son maître.

Mais il ne fallait en rien relâcher sa vigilance. Chacun prit le temps d’examiner la stèle et les différents tableaux qu’elle proposait. Après un test physique et de collaboration, il semblait maintenant que les anciens bâtisseurs étalent la suprématie de leur histoire que seuls les initiés sauraient retracer. La sculpture était jolie, mais assez difficile à déchiffrer dans son style primitif. Quand Arno pressa la flamme et que le panneau s’enfonça, tous comprirent qu’il y avait lieu de manipuler les segments pour les remettre dans l’ordre, ou juste d’activer certains éléments sacrés.

Loin de se sentir pertinent pour résoudre les mystères de l’antiquité, l’orphelin se mit à jouer avec la stèle pour mettre en évidence un mécanisme similaire sur chacun des six tableaux. Il s’avérait que chacun pouvait être tiré ou enfoncé sur l’un des trois rails coulissants, de manière à les alterner d’une façon relativement confortable. Enfin, l’exercice restait boiteux. Chaque panneau pesait des centaines de kilos.

Un mini débat entre Maëlstrom, Violette et Seraphah tint lieu d’essai pour la première combinaison. Chacun y allait à sa tête sans vraiment savoir. Keshâ finit donc par pousser une combinaison par défaut pour voir si une fléchette empoisonnée était tirée ou si la pyramide s’effondrait en cas d’échec.

En premier, il plaça la flamme solitaire, se figurant un mythe créateur à la genèse de ce peuple bâtisseur. En seconde place, il décida de mettre le démiurge en train de façonner un peuple à son image. La troisième place illustrait la vénération des enfants aux oreilles pointus rendant un culte à leur père cosmique.  En quatrième, l’ordre cosmique s’alignant sur cette alliance entre le dieu sans-visage et ses créatures, ils se mirent à prospérer sous sa supervision bienveillante, construisant leurs édifices sacrés. La cinq introduisait comme dans toute narration l’élément perturbateur à ce paradis terrestre. Le Mal venait pourfendre la Création originelle et livrait un combat titanesque au dieu tutélaire. Le Bien l’emportait. Sur le sixième et dernier panneau, on pouvait voir le dieu suprême offrir un cristal de rayonnement presque divin à son peuple.

Alors qu’il enfonçait le dernier panneau, la déception était lisible dans son regard lavande. Absolument rien ne se passa. Les commentaires fusaient pour disputer le choix d’une autre combinaison. Il allait essayer de tirer le premier panneau, les voix des aventuriers le pressant. Ils le virent se pencher en arrière et prendre de l’élan.
-« Je crois que je l’ai bloqué ! Pas moyen de le bouger ! »
Ca devait être rouillé ce truc après deux mille ans sans rien faire.



Résumé:
Jeu 11 Juil - 13:21

Plouf

Ft. Arno/Kesha/Seraphah



L’eau montait… puis disparaissait… enfin l’air et la liberté… Mais à quel prix… La plupart des provisions et du matériel était officiellement mort. Il fallait dire qu’ici, encore plus que nulle part ailleurs, rien n’était prévu pour faire face à l’eau et à l'humidité. Tandis que la maraudeuse faisait la moue, en voyant toute trempée ce qu’elle avait perdu, Seraphah vint à elle pour l'interpeller sur la nécessité d’arrêter avec les actions solidaires.

La xandrienne le fixa un instant avant de répondre sur un ton particulièrement froid et empli de reproches.

Et bien, vous irez dire ça à votre cher ami n’est ce pas. Je pense qu’Arno et moi même pouvons en penser quelque chose pendant que vous vous amusiez à batifoler avec des singes dans la jungle.

Bien qu’elle n'ait encore rien dit, elle était très loin d’avoir oublié ce que Kesha avait fait. Donc que lui et son pote balayent devant leurs potes avant de reprocher aux autres des choses dont ils sont les premiers responsables.

Enfin passons.

Il y avait une autre salle à explorer et suivant Arno, tous tombèrent face à des murs peints. Une nouvelle énigme. Rapidement l’aramilan découvrait qu’il y avait des planques qui pouvaient se déplacer sur le mur pour être placé dans un ordre précis. Sans doute de le but de raconter par les images une histoire sur ce peuple ou ses lieux.

Violette n’était pas particulièrement passionnée d’histoire ou même très connaisseuse à ce sujet. Sa connaissance s’arrêtait aux enseignements de son clan, si bien qu’elle connaissait plus l’histoire des steppes d’Oman et l’histoire du point de vue de son clan que l’histoire en général. Elle n’était jamais allée à l’école, n’avait jamais eu de professeur. Elle était héritière d’une mémoire collective plus que de l’Histoire.

Néanmoins elle se prêtait au jeu, assez intriguée par la présence de ce qu’elle imaginait être des cristaux. Pour elle, même dans le mauvais sens, il devait s’agir de l’histoire d’un peuple à qui on avait donné des cristaux. Naturellement, cela avait pour trait de l'intéresser plus que pour la connaissance en elle-même. A la suite du Kesha qui réussit à trouver la première des plaques, Violette parvint ensuite à son tour à trouver la troisième. Le déroulé semblait encore nébuleux mais on avançait.

Jeu 11 Juil - 17:04

Pion doute

Le Secret des Pyramides - Partie 2



Non, non, non, non.

Ce n’était pas vrai, ça ne pouvait pas l’être. Ce qu’on racontait sur les inepties d’Ader’rhazak. Je m’enfermais dans le mutisme et affichais un visage tendu. Sous mes yeux se jouait une vérité ancienne, celle que nos ennemis voulaient utiliser contre nous, celle qui voudrait que les Esprits n’aient rien d’immatériel.

Comment envisager qu’il y ait eu quelque chose avant eux ? Une Lueur comme il l’appelait, celle que représentait cette flamme traîtresse. Je les laissais jouer avec les stèles, voyant ce terrible destin se mettre en place à mesure que les stèles venaient se bloquer dans la bonne position, celle qui racontait cette fausse histoire.

Pourtant, là, devant moi, je devais bien reconnaître qu’une preuve ancienne, gravée dans la pierre, se dessinait. Je devais connaître cette histoire, pour mieux pouvoir l’affronter. C’est ce qu’on m’avait enseigné. Connais ton ennemi comme on dit et garde-le au plus près de toi. Je regardais Violette finir de déplacer les stèles avant qu’une nouvelle se bloque.

Celle sur laquelle Orzad créait le peuple aux oreilles effilées aujourd’hui disparut. Ceux qui auraient créé le Kobolisme duquel s'était inspiré le prêtre dévoyé. La Lueur avait déjà trouvé sa place. Entre les deux, je faisais glisser celle de son affrontement avec sa première création dont celui qu’on ne doit pas représenter sorti vainqueur. Un nouvel enclenchement, le début de l’histoire était terminé. La base était là.

Je serrais les dents sans un mot. Il fallait que j’aille au bout maintenant, que je voie de mes yeux le mensonge de la Pyramide et le nouveau tour qu’elle cherchait à nous jouer.

Ça ne peut être vrai.


C'est une curiosité macabre m’obligeait à continuer. Sans doute pour le voir de mes yeux, pour en avoir le cœur net et que ce qui couvait en moi puisse s’apaiser. Ou s’embraser. La création de ce peuple donc, le don des cristaux, la construction de lieux à sa gloire. Comme s’il avait besoin de preuve de foi pour exister. J’y reconnaissais les Pyramides, sans doute les mêmes où nous étions. N’étaient-elles pas bien plus anciennes que ce que nous croyons ? À quel point au juste ?

Ces stèles étaient là depuis tout ce temps n’est-ce pas ? Peut-être même avant la fondation d’Aramila. "Voilà", annonçais-je alors que ma mâchoire serrée me lançait. Je m’éloignais, la colère laissait place au trouble dans mon regard alors que je contemplais la fresque achevée et la fable remise dans l’ordre. C’était renversant, je sentais ma tête qui tournait et c’est un Jaruk inquiet qui m’observait. Est-ce qu’il pouvait voir quelque chose se briser dans mes yeux ?

Est-ce que les Douze sont des imposteurs ?

Résumé:
Mar 16 Juil - 17:19

Clic, clac…

Quand le dernier morceau de pierre trouve sa place dans la fresque, vaste histoire millénaire, vaste dessein qui dépasse de loin vous cinq esprits mortels, un vrombissement furieux se met à résonner dans le fond de vos oreilles. Comme un corps endormi qui s’éveille, le corps craque, claque, s’articule.
Fendue - le centre des six stèles se lacère brusquement, révélant une grande porte qui s’ouvre en coulissant de chaque côté, le mur n’étant pas un mur mais bien une entrée…

Mais vers quoi?

Le froid. Les ténèbres. Et la mort.

Une odeur nauséabonde accueillera le premier à oser mettre un pied en avant dans cet obscur espace. Une odeur écoeurante mêlant poussière et os anciens, corps fané. Tenez vos lumières près de vous, elles pourront éclairer les murs qui vous entourent - la pièce a la forme d’une carré parfaitement symétrique, entourant quatre colonnes, entourant, au centre de la pièce, un autel. Sur celui-ci, un corps.

Celui-ci est rabougris par les siècles, indatable, incroyable: ce petit tas d’homme semble étrange, sa peau grise embrassée par la mort est plissée, déshydratée à l’extrême, lui donnant presque les proportions d’un enfant alors que son visage est celui d’un adulte.
Il est nu, cet homme, remarquablement conservé dans ses traits presque… Humain. Si ce n’est pour ces oreilles si longues, longues et pointues, encadrant parfaitement son crâne. Il ne tient rien. Il veille, sans doute.Il veille sur la pyramide.

Le reste de la pièce est plongée dans le noir… Le froid.

Les ténèbres.

Et la mort.