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[Requête] Sous le soleil ardent du désert. [PV Atahara]

[Requête] Sous le soleil ardent du désert. [PV Atahara] Brandw10
Sam 30 Déc - 13:45

Sous le soleil ardent du désert

Sanglant revers et mauvaise fortune en compagnie d'Atahara


Nostell était bien placée pour savoir qu'aucune bataille n'est gagnée d'avance. Et aujourd'hui plus que jamais, à vrai dire : le convoi qu'elle était censée défendre avec une poignée d'individus armés, aux compétences aussi disparates que douteuses, avait essuyé une attaque organisée. Quelques marchandises avaient été volées durant le raid. Des hommes parmi les défenseurs s'en étaient tirés de justesse, d'autres avaient été salement amochés...
En somme, exactement le genre de situation que l'on aimerait éviter à tout prix.
La mercenaire, mais aussi ex-Ombre en fuite d'une bien vilaine organisation, s'était lancée à la poursuite des assaillants lorsque ces derniers, victimes d'un retour de flammes, avaient pris la décision de battre en retraite avec une partie de leur butin salement acquis. Sa froide fougue meurtrière avait entraîné plus d'un vaillant revanchard dans son sillage.
Cette opération ne s'était pourtant pas soldée par ce que l'on peut communément qualifier de réussite.
Ils n'en avaient rien tiré, si ce n'était le cadavre frais d'un bandit décoré d'une grande flèche entre les omoplates. Le malheureux avait chuté de sa monture, qui l'avait traîné sur quelques mètres avant de l'abandonner là, au beau milieu du désert...
L'animal et le gros de la mauvaise troupe s'en était allé sans se retourner, disparaissant par-delà les dunes dorées d'un interminable désert.
Le projectile effilé appartenait justement à Nostell qui ne s'était pas fait prier pour, sans émotion aucune, l'arracher au défunt avant d'en inspecter la pointe.
Encore exploitable.
Après avoir mis l'arc à l'épaule, la méticuleuse archère nettoya l'extrémité de sa flèche avec un chiffon prévu à cet effet, puis réintégra l'outil de mort à son carquois en évacuant un soupir en grande partie étouffé par le foulard noir qu'elle portait.
Cette course lui avait donné encore plus chaud. Elle avait commis une petite erreur en s'éloignant ainsi du convoi dans l'espoir de rendre la monnaie de leur pièce à leurs agresseurs...
Tous ces efforts pour ça.
Du bout d'une botte, elle renversa le cadavre sur le dos avant de se pencher dessus pour mieux l'étudier.
La victime était habillée de sorte à pouvoir tenir plusieurs jours dans le désert. Sur lui, l'homme portait tout un tas de frusques tachetées qui ressemblaient à un entremêlement de chiffons disgracieux.

- Un nomade, je présume ?

Un habitué de ce type de climat, évidemment !
Pas comme la mercenaire qui, en tant que strigoi, supportait très difficilement cette chaleur monstre...
Une outre était accrochée à la ceinture du défunt. Nostell s'en aperçut et l'en délesta aussitôt. Elle huma son contenu avant de boire au goulot. Pas trop, ceci dit : avec ses "suiveurs", elle s'était éloignée du convoi et devait maintenant veiller à ne manquer de rien - et surtout pas d'eau.
L'outre disparut avec le reste de ses affaires.
Nostell continua à fouiller le cadavre mais, ne trouvant rien de mieux à se mettre sous la dent, finit par l'abandonner totalement à l'étreinte glaciale de la mort.
De nouveau droite, la mercenaire tourna son regard par là où elle avait mené la charge.
Aux dernières nouvelles, cet homme était armé...
Sauf qu'il avait parcouru pas mal de chemin, la tête moitié ensevelie dans le sable, avant de se retrouver planté là, complètement inerte.
En revenant sur ses pas, les yeux de la strigoi furent attirés par un éclat métallique.
Celui d'un cimeterre aussi abandonné que l'était son propriétaire.
Elle le ramassa et, l'examinant rapidement, découvrit que son tranchant avait déjà bien souffert.

- Cet imbécile aurait pu mieux entretenir son matériel.

La lame ébréchée au poing, Nostell projeta son regard sur l'une des personnes qui l'avaient suivie sans trop réfléchir aux conséquences.

- Cette bataille est un échec. Nous ferions mieux de retrouver les autres. Au vu de ce qu'il s'est passé, je ne suis pas sûre qu'ils attendent sagement que l'on soit de retour avant de reprendre la route.

Elle n'était qu'une simple mercenaire, après tout ! Une personne facilement sacrifiable, facilement oubliable... Un pion pour certains, mais peut-être un atout aux yeux des autres ?
Nostell ne préférait pas trop se reposer sur cette idée.


Résumé:
Sam 27 Jan - 17:28

Sous le soleil ardent du désert

avec Nostell


Au cœur du désert d'Aramila, dans le sable ardent qui s'étend à perte de vue, la silhouette d'Atahara se découpait contre le ciel sans nuages. La prêtresse du culte de Tohorâ avait quitté le petit village d'Afila pour retourner à Aramila, la capitale de la région, où le temple dédié à la déesse baleine résidait. Cela avait été un séjour important à Afila pour elle, une occasion de renouer avec les rituels et de partager la sagesse de Tohorâ avec les fidèles.

Le soleil se levait lentement à l'horizon, teintant le ciel d'une palette de couleurs chaudes alors qu'Atahara se joignait à un convoi composé de marchands, de notables, de religieux et de quelques voyageurs en quête de sécurité dans le désert inhospitalier. Des chevaux, des licornes majestueuses, et même quelques tamanains, ces adorables créatures à la bosse pleine d'eau, formaient une procession s'étirant sur le sable.

Cependant, la quiétude du voyage fut brutalement rompue lorsque des nomades du désert surgirent de l'horizon, lançant une attaque surprise sur le convoi. La panique s'empara de la caravane, et le chaos se répandit comme une tempête de sable. Des cris de terreur résonnèrent alors que les nomades s'abattaient sur les voyageurs, pillant et cherchant à s'approprier les richesses accumulées.

Atahara se retrouva malgré elle en première ligne de la bataille inattendue, sa foi en Tohorâ lui insufflant la force nécessaire pour protéger les plus vulnérables. Parmi eux, une dame noble avançait lentement, soutenue par une canne, tandis qu'à proximité, un militaire blessé luttait pour rester debout, son armure en cuir maculée de poussière et de sang.

"Calmez-vous, mes amis. Tohorâ veille sur nous, et ensemble, nous surmonterons cette épreuve", murmura Atahara avec un calme réconfortant, même si le tumulte de la bataille grondait tout autour.

La dame noble, visiblement éprouvée, remercia Atahara d'un regard reconnaissant, tandis que le militaire blessé tentait de sourire malgré la douleur. "Vous avez notre gratitude, prêtresse. Nous ne serions pas en vie sans votre intervention."

L'attaque fut toutefois rapide et brutale, et malgré les efforts périlleux d'Atahara pour camoufler son petit groupe, le convoi se disloqua sous la pression des nomades. La prêtresse se retrouva isolée, mais son devoir envers les plus faibles ne faiblit pas. Elle s'assura que la noble et le militaire blessé soient en sécurité avant de se tourner vers les débris du convoi à la recherche d'autres survivants.

C'est alors qu'elle remarqua une jeune femme, apparemment indemne mais choquée, debout à côté du cadavre d'un des nomades. Atahara s'approcha avec précaution, sa robe blanche et ses cheveux noirs captant les belles lueurs du jour.

La jeune femme releva les yeux, rencontrant le regard apaisant de la prêtresse. "Cette bataille est un échec. Nous ferions mieux de retrouver les autres. Au vu de ce qu'il s'est passé, je ne suis pas sûre qu'ils attendent sagement que l'on soit de retour avant de reprendre la route."

Atahara sourit doucement, mais tristement. "Le convoi est désormais dispersé, et il ne reste plus grand monde aux alentours. Pour la plupart, ce sont ceux qui n'ont pas pu fuir assez rapidement. Mais nous ne sommes pas seules, et ensemble, nous devons trouver un moyen de traverser ce désert inhospitalier."
Dim 4 Fév - 18:05

Sous le soleil ardent du désert

Avec ou sans eux ? en compagnie d'Atahara


Un militaire en piteux état, une vieille noble tout juste capable de faire un petit tour au marché avant d'aller faire sa sieste quotidienne et une prêtresse amoureuse du risque. Voilà à peu près tout ce qui restait de ce vaillant convoi, perdu au beau milieu d'un désert diablement étouffant !
Etant donné les circonstances, Nostell eut un petit peu de mal à conserver son air impassible. Elle s'estimait tout de même heureuse d'avoir descendu au moins un de leurs assaillants. Grâce au trainard, elle avait pu mettre la main sur une modeste réserve d'eau. Le cimeterre, en revanche, ne méritait aucune considération ; il ne tarderait probablement pas à se briser au cours d'un duel. La mercenaire hésitait malgré tout à s'en débarrasser trop vite. Son instinct lui soufflait de ne pas prendre une autre décision à la hâte, la dernière ayant surtout eu pour effet de la séparer du gros du troupeau...
Les erreurs sont faites pour ne pas se reproduire.
Inspirant un grand coup pour se calmer exactement comme on le lui avait appris, la strigoi concentra toute son attention sur la porte parole des rescapés. La prêtresse en robe blanche était restée sereine. Elle semblait maîtresse de ses émotions, bienveillante au possible, intangible au stress de la situation, mais aussi et surtout aucunement indifférente au sort de son entourage. Plus que la mercenaire ne pourrait jamais l'être du fait de sa sinistre éducation.
Peut-on aller à l'encontre de ce qui nous caractérise ? De nos... racines ?
Elle coula par-dessus son épaule un dernier regard au cadavre avant de revenir à sa locutrice.

- Ensemble, vous dites ? (Afin de bien illustrer ses propos, elle lança un coup d'œil sceptique au militaire et à la personne âgée.) Toutes les deux, nous avons peut-être une chance de traverser ce désert en un seul morceau. Mais vos compagnons ne sont pas en forme. Sans un bon moyen de locomotion, ils n'y arriveront jamais.

Alors que lui suggérait-elle ? De les abandonner à cet environnement infernal ? Cela en sachant que la prêtresse avait assuré leur protection jusqu'ici ?
Nostell avait tourné le dos au reste du groupe. Une main en visière, elle observait la positon du soleil dans le ciel limpide...
Personne ne la vit ni ne l'entendit soupirer.
Pivotant à demi, elle gratifia l'équipée d'un simple regard en coin.

- Nous allons avoir besoin de temps. Et d'un lieu où se reposer pour mieux réfléchir à tout ça. Si ce ne sont pas les nomades qui nous tueront, ce sera le soleil qui s'en occupera à leur place. Ou la faune, dans le pire des cas. (Elle haussa les épaules avant de se mettre en route.) Tâchez d'ouvrir l'œil. Toute roche qui dépasse du sable est bon point de repaire. Avec un peu de chance, nous pourrions dénicher une grotte suffisamment large pour nous y abriter la nuit tombée.

Nostell ne se faisait aucune illusion : cette expédition n'allait sans doute pas se terminer en une seule et unique journée.

Résumé:
Dim 11 Fév - 15:05

Sous le soleil ardent du désert

avec Nostell


Dans le désert implacable d'Aramila, Atahara se tenait aux côtés de la jeune femme, dont le regard scrutait avec scepticisme les compagnons blessés qui les entouraient. Son cœur se serrait devant l'évidence de leur vulnérabilité, mais elle refusait de les considérer comme des fardeaux inutiles. Chacun avait sa valeur, chaque vie avait son importance.

"Ensemble, vous dites ?" répéta la jeune femme, un brin d'ironie teintant ses paroles alors qu'elle évaluait les compagnons de route d'Atahara. Mais la prêtresse n'était pas du même avis.

"Oui, ensemble," répondit-elle fermement, son regard empreint de détermination. "Chacun de nous peut apporter sa contribution, quelle qu'elle soit, dans cette épreuve."

Pourtant, elle ne pouvait ignorer la réalité brutale du désert qui les entourait. La jeune femme avait raison sur un point crucial : ils avaient besoin de repos et de réflexion pour survivre à cette épreuve. Atahara hocha la tête en signe d'approbation lorsque la jeune femme évoqua la nécessité de trouver un abri.

"Nous devons trouver un refuge, c'est vrai," concéda-t-elle. "Et un point d'eau, si possible. C'est notre meilleure chance de tenir face aux dangers qui nous entourent."

Se présentant à la jeune femme, Atahara lui offrit un léger sourire empreint de gratitude. "Je suis Atahara, prêtresse du culte de Tohorâ. Ensemble, nous pouvons surmonter cette épreuve."

Puis, se tournant vers le militaire blessé et la dame noble âgée, Atahara leur expliqua doucement la nécessité de trouver un refuge. Avec précaution, elle les encouragea à poursuivre leur marche vers un lieu plus sûr, où ils pourraient reprendre des forces et trouver un répit bien mérité.

La traversée du désert était ardue, chaque pas un défi à surmonter dans l'écrasante chaleur. Mais malgré la fatigue qui pesait sur ses épaules, Atahara refusait de fléchir. Son dévouement envers ses compagnons d'infortune guidait chacun de ses mouvements, chaque décision qu'elle prenait.

Après des heures de marche (il faut dire que le rythme était bien trop lent) sous le soleil implacable, le groupe finit par trouver une petite oasis nichée au creux des dunes. Atahara sentit un soupir de soulagement lui échapper alors qu'ils s'abritaient sous les palmiers, se délectant de l'ombre bienvenue et des quelques fruits que l'oasis offrait. Il était évident que le groupe n’aurait pu poursuivre ainsi encore longtemps. Ce lieu était une bénédiction qui tombait à point nommé. Ce n’était pas bien grand, mais cela ferait largement l’affaire.

Dans ce havre de paix temporaire, Atahara sentit l'espoir renaître en elle. Ensemble, ils étaient plus forts. Et même au cœur du désert, ils trouveraient un moyen de survivre.

Au cœur de l'oasis perdue, le calme régnait, brisé seulement par le murmure apaisant de l'eau qui coulait doucement. Atahara se tourna vers la jeune femme, cherchant à partager les tâches à accomplir dans ce havre de paix fragile.

"Je vais chercher de l'eau," déclara-t-elle doucement. "Peut-être pourrais-tu vérifier s'il y a quelque chose à manger autour de l'oasis ?"

Puis, se tournant vers la dame noble âgée, Atahara lui offrit un sourire rassurant. "Je vous en prie, asseyez-vous ici et reposez-vous. Vous serez en sécurité à l'ombre de ces plantes. Nous prendrons soin de vous."
Jeu 15 Fév - 11:59

Sous le soleil ardent du désert

Une Ombre révolue ? en compagnie d'Atahara


La prêtresse était d'un naturel optimiste. Pour l'empathique jeune femme, il était hors de question d'abandonner qui que ce soit. Elle prétendait que chacun pouvait, d'une façon ou d'une autre, contribuer au succès de cette brûlante entreprise. La mercenaire n'avait pas envie de remettre en cause ces belles paroles chargées d'altruisme. Elle se doutait que rien ne la ferait changer d'avis, et qu'une brouille ne leur permettrait pas d'avancer plus vite - bien au contraire.
Au moins, avec cette bien pensante, je ne risque pas de me retrouver avec une lame entre les omoplates.
Même si Nostell restait naturellement méfiante, elle avait du mal à s'imaginer, en pareille situation, cette prêtresse jouer la comédie. Celle qui s'était présentée sous le nom d'Atahara, prêtresse du culte de Tohorâ, affichait autant de détermination que de bienveillance à l'égard de toutes formes de vie qui les entouraient.

- Espérons quez vous ayez raison.

Elle marqua une pause avant d'ajouter stoïquement :

- Appelez-moi Nostell.

Leurs intentions premières validées, Atahara en transmis les grandes lignes au soldat et à la vieille dame. Elle y mit les formes et, avec son enthousiasme contagieux et ses paroles mesurées, parvint à les convaincre du bien fondé de cette opération.

Lors de la traversée, Nostell se tenait en tête de groupe. Au beau milieu de ce ciel azuré, le soleil demeurait impitoyable. Ses rayons tenaient du supplice - surtout pour la strigoi à la peau blanche. La mercenaire luttait fermement contre cette affreuse chaleur. Les autres ne pouvaient pas voir son visage, notamment les rares grimaces qu'elle dissimulait derrière son tissu éprouvé. Forte d'une résilience à toute épreuve, la jeune femme n'exposait pas sa vulnérabilité. Même si ses avant-bras découverts la démangeaient, elle se gardait bien d'y réagir. Ses foulées restaient identiques à celles du début de cette marche infernale. Là où Atahara tenait grâce à sa foi envers les autres, Nostell conservait la tête hors de l'eau par la seule force de sa volonté.

Leurs efforts finirent fort heureusement par payer : une oasis encore inexploitée s'offrait à eux comme une insoupçonnée récompense. Par bonheur, il ne s'agissait point là d'un mirage mais bel et bien d'une lieu où la vie s'était inespérément développée. Un petit coin de tranquillité et de verdure. Un havre de paix, caché entre une poignée de collines sableuses, renfermant quelques palmiers ayant su braver la violence d'un environnement particulièrement étouffant.
Même la mercenaire fut soulagée de trouver une zone d'ombre sous laquelle s'abriter. Elle se délecta de cette fraicheur salvatrice avant de s'intéresser aux trésors sucrés que cette miraculeuse nature abritait. Ils n'étaient pas nombreux et, de toute manière, guère assez nutritifs pour l'ensemble des membres de leur troupe. Mais c'était déjà ça d'avaler. Sans compter l'eau qui, par son écoulement ténu, leur chantait sa gratifiante présence.
Atahara mentionna son intention d'en puiser à la source avant de demander à Nostell de vérifier si, dans les parages, il n'y avait pas quelque chose de plus consistant à se mettre sous la dent.

- Ça ne coûte rien d'essayer.

Armée de son cimeterre usé, elle s'y engagea bien volontiers. Une occasion pour la jeune femme de se retrouver à nouveau seule. Pas pour très longtemps, certes, mais la strigoi appréciait ces moments-là. Elle y était habituée, après tout. Une ancienne vie passée dans l'ombre. A récolter des informations sensibles. A sceller des langues trop bavardes pour le bien d'une dangereuse clientèle. Une Ombre solitaire qui se fondait dans un environnement ténébreux. Une ex-Ombre qui, en cette chaude journée, évoluait en plein cagnard pour le bien commun...
Tout en rejoignant une extrémité de cet oasis, Nostell secoua la tête pour elle-même.
Quelle ironie ! C'est à croire que mes racines se sont enfoncées de travers.
Elle était investie d'une mission d'un nouveau type. La survie d'un groupe avant les gains personnels.
Plus jeune, Nostell avait déjà vécu ce genre de situation. Dans un cadre néanmoins très différent...
Ici, les forts ne valent pas plus que les faibles. Ils ne marchent pas sur leurs délicats congénères avec la ferme intention de s'élever ; ils s'entraident dans le simple espoir de voir un nouveau jour se lever.
Son existence n'était plus celle d'une Ombre létale. La lumière avait noyé son environnement, modifié drastiquement ses repères. Cette vie en Aramila n'avait plus rien à voir avec celle qu'elle avait menée en Xandrie. La sombre politique du Berceau des Ombres n'exerçait plus aucune influence sur Nostell. La nouvelle mercenaire s'en était écartée, à défaut de s'en être totalement affranchie.
Un jour, il nous faudra régler nos comptes.
Parce qu'elle savait qu'ils finiraient par la retrouver. Ce n'était qu'une question de temps.
Nullement démontée par cette fataliste pensée, la strigoi avait fait le tour de l'oasis. Malgré la légèreté de ses pas, elle n'avait surpris aucun animal en train de rôder dans les parages. Rien de comestible, si ce n'étaient d'autres fruits juteux, ramassés parmi la débordante végétation.
Au moins ne revint-elle pas les mains vides auprès des autres.
Nostell n'en avait encore consommé aucun avant de les présenter à la prêtresse.

- Pas l'ombre d'un gibier à l'horizon, l'informa-t-elle sans émotion aucune. Pas de trace suspecte. C'est officiel : nous sommes seuls et, pour le moment, à l'abri du danger.

Après s'être déchargée, elle retourna se poster à l'ombre d'un palmier. Pas trop loin de la prêtresse, cela dit.

- Il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir en dehors de ce paradis exotique. Nous ferions mieux d'en profiter autant que possible. (Son regard passa sur le militaire et la vieille noble avant de retrouver Atahara.) Comment vont-ils ? les sentez-vous capables de reprendre la route ?

Elle s'en était portée garante, d'une certaine manière. Sans doute ne verrait-elle aucun inconvénient à la renseigner sur leur état de santé ?
Jeu 22 Fév - 17:31

Sous le soleil ardent du désert

avec Nostell


Au cœur de l'oasis, l'air était imprégné d'une douce quiétude, contrastant avec l'agitation du désert qui les entourait. Atahara écouta attentivement les paroles de la jeune femme qui se présentait désormais comme Nostell, acquiesçant silencieusement à sa détermination. Elle observa Nostell s'éloigner, se lançant dans sa quête de nourriture, tandis qu'elle-même se dirigeait vers la source d'eau, ténue mais vitale.

La fraîcheur de l'eau sur sa peau brûlante lui procurait un soulagement bienvenu. Atahara emplit les gourdes avec précaution, s'assurant que chaque goutte était précieusement recueillie. Elle ne put résister à l'appel rafraîchissant de l'eau et se laissa aller à en boire à grandes lampées, sentant chaque gorgée revigorer son corps fatigué. Les cheveux trempés, elle ressentit un sentiment de pureté et de renouveau.

Revenant vers la dame noble âgée et le militaire blessé, Atahara leur offrit les gourdes fraîchement remplies, les encourageant à boire autant qu'ils le pouvaient. "Il est crucial de rester hydratés dans cette chaleur étouffante," expliqua-t-elle avec bienveillance.

Après avoir veillé sur eux, Atahara partit cueillir quelques fruits dans les environs de l'oasis. Les figues de barbarie et les grenades étaient un trésor dans ce désert aride, offrant une source bienvenue de nutriments et d'énergie. Malgré les épines qui la piquaient, Atahara persista, sachant que chaque sacrifice en valait la peine pour assurer la survie de leur groupe.

Alors qu'elle revenait avec son modeste butin, Nostell apparut à ses côtés, apportant des nouvelles rassurantes sur l'absence de danger immédiat. Atahara lui adressa un sourire reconnaissant, appréciant sa vigilance et sa contribution à la sécurité du groupe.

"Je crois que nous devrions pouvoir reprendre la route," répondit Atahara à la question de Nostell. "Nos compagnons sont fatigués, mais ils ont pu se désaltérer et se nourrir. Les figues de barbarie et les grenades leur donneront l'énergie nécessaire pour avancer. Nous veillerons sur eux et nous ferons face à ce qui viendra, ensemble."

Atahara distribua les grenades au militaire blessé et à la vieille dame, leur expliquant comment manger les grains juteux à l'intérieur et qu'ils pouvaient recracher les pépins ensuite. Elle leur recommanda de ne pas gaspiller la précieuse énergie que ces fruits leur offraient.

"Pensez à bien nettoyer les épines des figues de barbarie avant de les manger," ajouta-t-elle avec précaution. "Un couteau affûté pourrait nous être utile, mais nous nous en sortirons."

Après ce repas de fruits, Atahara expliqua leur plan de reprise du voyage à travers le désert. "Avec un peu de chance, nous retrouverons d'autres réfugiés de l'attaque ou peut-être une autre caravane commerciale. Nous ne devons pas perdre espoir."

Alors qu'elle parlait, son regard fut attiré par un creux au niveau des racines d'un palmier, une étrange découverte qu'elle n'avait pas remarquée auparavant. Intriguée, elle s'approcha et découvrit une plaque de marbre gravée, semblable à un linteau d'autel religieux. Sur la face avant, une illustration représentait un faucon et une tortue se faisant face.

Intriguée, Atahara se tourna vers ses compagnons. "Cela vous dit-il quelque chose ?" demanda-t-elle, son regard empli de curiosité.