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[Requête !] Ombres sur les dunes [PW Chaya]

[Requête !] Ombres sur les dunes [PW Chaya] Brandw10
Lun 4 Déc - 15:10

Ombres sur les dunes

avec Chaya

La lumière éthérée du matin filtrant à travers les vitraux du temple baignait la salle d'une lueur céleste. Atahara contemplait l'autel dédié à Tohorâ, la déesse baleine, ses yeux fixés sur la représentation majestueuse de l'océan profond, symbole de la puissance tranquille de sa divinité. Ses mains parcouraient les motifs ciselés sur le bois sacré, un murmure d'incantations s'échappant de ses lèvres dans une prière silencieuse.

Pourtant, l'écho des rumeurs persistantes se faufilait dans son esprit, rompant la quiétude habituelle du temple. Des murmures de malédiction, de morts mystérieuses et de disparitions planaient sur la ville fluviale d'Aramila. Ces nouvelles étaient comme des vagues troublant la sérénité de son culte paisible.

« Tohorâ, déesse des profondeurs, guide-moi dans cette quête de vérité », murmurait-elle, ses yeux clos dans une concentration fervente.

Les histoires les plus récentes la hantaient, en particulier celle du membre de la famille d'un fidèle disparu près de l'oasis dans les dunes de Sobek. Ces sables ardents semblaient dissimuler un mystère sinistre, et Atahara était déterminée à percer ce voile de mystère.

Elle ajusta sa cape aux teintes nacrées, se préparant à affronter les arcanes de l'inconnu. Le voile marin qui drapait les cheveux d'Atahara était tissé dans des nuances captivantes de bleu profond, turquoise et argent, évoquant l'éclat des eaux cristallines où régnait Tohorâ, la déesse baleine. Ses bottes s'enfonçaient dans les ruelles étroites, dévoilant les quartiers les moins dévots d'Aramila. Les visages inquiets et les murmures en coin confirmaient l'inquiétude grandissante qui enserrait la ville.

Alors qu'elle s'apprêtait à franchir les portes de la cité, une voix hésitante la héla depuis l'ombre d'une boutique délabrée.

« Prêtresse Atahara, prenez garde aux dunes. Le désert garde des secrets impénétrables »,, avertit un vieil homme, ses yeux empreints de crainte.

Atahara marqua un bref instant d'hésitation avant de répondre, sa voix résonnant avec assurance malgré l'incertitude qui se tissait dans son esprit.

« Le mystère n'est pas un obstacle, mais une épreuve à surmonter. Je partirai pour l'oasis des dunes de Sobek, là où l'ombre se mêle au sable. Tohorâ me guide, et sa lumière me protège. »,

Elle se détourna, l'expression déterminée, marchant d'un pas assuré vers l'horizon où se dressaient les dunes de Sobek. Chaque foulée était empreinte de conviction, mais aussi de respect pour l'inconnu qui l'attendait.

Le soleil atteignit son zénith alors qu'elle avançait à travers le paysage désertique, les dunes ondulant comme des vagues figées dans le temps. L'horizon ondulait de chaleur, déformant la réalité dans un ballet onirique.

« Tohorâ, guide mes pas vers la vérité cachée sous le sable brûlant »,, murmura-t-elle alors que le vent lui répondait par des murmures indistincts. Le sable pouvait souffler sa tempête, les branchies de la tritone filtraient l’air avec aisance, lui permettant de poursuivre son chemin.

Atahara pressa le pas, déterminée à percer le voile du mystère qui enserrait cette oasis perdue au cœur des dunes. À mesure qu'elle s'approchait, un étrange frémissement électrique parcourut l'air, un présage annonçant une rencontre inévitable avec l'énigme mortelle qui hantait les âmes des habitants d'Aramila.
Lun 18 Déc - 19:05

Ombres sur les dunes

en compagnie d’Atahara


Elles se soulèvent en volutes indistinctes, ces rumeurs mortifères. Un nuage éparse qui sème dans le vent, des grains de discordes. Les dunes crissent sous les pieds de la caravanière, indifférentes et paisibles, en surface. Car il se trame quelque chose dans les tréfonds du désert et dans le coeur de ses habitants. Une menace pèse sur les aramilans les moins fortunés, les moins croyants, les moins visibles.. Il y avait le choix parmi les victimes de ce que certains appelaient déjà malédiction, de ce que d'autres craignaient sans oser la nommer et de ce que la majorité préférait ignorer.

Les murmures avaient grossis, sans jamais atteindre les oreilles des autorités, du moins en apparence. Cette malédiction n'était que conjonctures malheureuses pour la plupart. Des gens mouraient, oui, comme à toute saison. Pourtant, de passage à Aramila pour une toute autre affaire, la caravanière comptait mener son enquête. Dans les rumeurs qui avaient trouver leur chemin jusqu'à ses oreilles, certaines évoquaient un culte en particulier. Une déesse aquatique au coeur du désert, évidemment, cela attirait les malheureux aux gorges desséchées, des êtres assoiffés de reconnaissance et de réconfort, des cibles faciles.

Chaya Lelwani disparaissait donc une fois de plus, se coulant dans les traits et les couleurs d'une parfaite anonyme. Une melhfa noire enveloppait la silhouette qui se fondait dans la foule, la bride de son dromadaire tenue dans une main savamment tatouée au henné. Elle quittait la ville d'un pas vif, d'après ses derniers informateurs, la prêtresse avait quitter son temple pour s'enfoncer dans le désert "en quête de réponse". Elle avait annoncé sa destination, l'oasis des dunes de Sobek.

Deux nuits s'étaient écoulées. Le soleil commençait sa course vers l'horizon du troisième jour, allongeant les ombres, transformant les dunes en monts d'ocre et d'or. Dans l'air lourd et suffocant, un parfum étranger se mêlait à celui du sable. L'oasis n'était plus qu'à quelques heures de marche mais le désert se refermait sur Atahara, seule, isolée, sa déesse entendrait-elle encore ses prières si loin de l'océan ?



Un frémissement, loin sous le sable.  

Posés sur le dos de la prêtresse, des yeux aux reflets de crépuscule scrutaient le moindre de ses gestes.

Sous ses pieds, le désert s'ouvrait.
Sam 30 Déc - 17:33

Ombres sur les dunes

avec Chaya


Alors que les premières étoiles perçaient le voile crépusculaire du désert, Atahara atteignit le caravansérail d'Azurine, nommé ainsi pour la teinte éthérée de ses murs délavés par le temps. Les visages familiers d'Aramila accueillirent sa silhouette empreinte de détermination. La nuit avait drapé le désert de son manteau étoilé, le murmure du vent portant avec lui des histoires anciennes.

« Atahara, quelle agréable surprise de te voir ici au cœur du désert »,, s'exclama Yara, une vieille commerçante qui était jadis une des fidèles du temple de Tohorâ.

Atahara esquissa un sourire empreint de gratitude. « Yara, c'est un plaisir de te revoir. J'aurais besoin de ton savoir. Que se dit-il de l'oasis des dunes de Sobek ? »

Les yeux de Yara s'assombrirent, trahissant une inquiétude profonde. « Il y a eu une disparition la nuit dernière. Certains restent aux abords pour avertir les voyageurs égarés du danger. C'est devenu un lieu maudit, Atahara. »

Un frisson parcourut l'échine de la prêtresse. « Des âmes téméraires risquent leur vie pour prévenir les autres. Je ne peux rester indifférente à cela. »

Le regard déterminé, Atahara comprit qu'elle devait offrir son aide à ceux qui, malgré les risques, tentaient de protéger les innocents.

Le lendemain, le soleil levant éclairait à peine les dunes quand Atahara repartit, laissant derrière elle l'Azurine. Les heures s'écoulaient lentement, chaque pas était un défi face à la chaleur implacable du désert. Ses pas rythmés se mêlaient aux murmures du sable, l'écho d'une promesse faite à l'horizon lointain.

À quelques heures de l'oasis, une tension palpable imprégnait l'air. L'atmosphère était chargée d'une énergie électrique, comme si le désert lui-même retenait son souffle.
Soudain, le sol se déroba sous ses pieds. Atahara s'enfonça dans le sable mouvant, piégée par les bras invisibles de cette prison meurtrière. Panique et sérénité se disputaient en elle, tandis qu'elle s'enfonçait lentement, chaque mouvement agissant comme un aimant attirant davantage le sable meurtrier.

Ses prières résonnaient dans le vide implacable, une supplication à Tohorâ pour la sauver de cette impasse mortelle. Ses bras s'agitaient avec retenue, consciente que tout geste brusque précipiterait sa chute dans les abysses du désert.

"Force calme, résistance mesurée",, murmura-t-elle, essayant de contenir la panique qui menaçait de l'engloutir.

Les grains ardents s'insinuaient dans ses vêtements, une emprise suffocante qui semblait vouloir l'embrasser dans un sommeil éternel. Atahara se concentrait sur chaque inspiration, chaque expiration, luttant contre la tentation de bouger brusquement.

Des minutes s'étiraient comme des heures, la progression insidieuse du sable dévorant sa silhouette immobile. Une lueur d'espoir brillait dans le lointain, mais l'angoisse de l'imminence de sa fin approchante pesait lourdement sur son esprit.

Au milieu de cette guerre silencieuse contre l'élément meurtrier, Atahara gardait sa foi en Tohorâ, la déesse baleine, espérant que ses prières soient entendues alors qu'elle luttait pour sa survie au cœur de ces dunes impitoyables.
Dans un geste audacieux, Atahara leva la voix vers l'étendue désertique, son appel vibrant dans l'air chaud, espérant qu'il atteindrait des oreilles attentives malgré l'immensité infinie du désert.
Mer 17 Jan - 15:16

Ombres sur les dunes

en compagnie d’Atahara


Elle sombrait. Étoile esseulée dans un désert impitoyable. Prêtresse des mers, disparaitrait, avalée par le sable chaud. Peut-être était-ce autrefois, le fonds d'un océan. Elle rejoindrait, tout en bas, les âmes de cétacés millénaires. Elle sombrait. Et les prunelles rougies par les rayons rasants du soleil, l'observaient sombrer. La spectatrice était sceptique. Il n'y avait pas de sables mouvants ici. Une tempête de sable aurait pu en former mais il n'y en avait pas eu assez récemment pour expliquer ce phénomène. Un verre des sables ? En creusant sous le sol, la créature pouvait créer des crevasses, des poches d'air qui s'effondraient brutalement sur elles-mêmes sous les pieds des voyageurs. Mais Atahara n'était pas tombée, elle s'enfonçait, lentement mais sûrement.

Cela pouvait être une ruse. Destinée à la faire sortir de l'ombre, disculpant la prêtresse des soupçons qui pouvaient encore peser sur elle. Les assoiffés qui se tournaient vers Tahora et sa prêtresse, tombaient-ils, eux-aussi, dans un piège ? Le sable avait finit d'emprisonner les épaules de la malheureuse, il encerclait désormais son cou, comprimait ses poumons. Encore quelques minutes et il n'y aurait plus de la prêtresse que la main qu'elle était parvenu à extraire du sable. Elle serait sans doute morte avant de disparaitre totalement. Si c'était une ruse, elle devrait bientôt prendre fin.

Et si cela n'en était pas une ?

Ce ne serait pas la première fois que la caravanière verrait quelqu'un mourir. Pas la première fois, qu'elle ne ferait rien pour l'empêcher. Le désert était un endroit dangereux. Ceux qui y vivaient, l'étaient tout autant.

Alors que le sable a englouti la moitié de son visage, le désert pulse, résonne à un rythme régulier, son coeur vibre de plus en plus fort jusqu'à s'arrêter totalement.. une corde tombe alors à côté d'Atahara, "Accrochez-vous" tonne une voix derrière elle. La main peine, l'épaule bloquée par le sable ne lui donne pas assez d'amplitude pour se saisir de la corde qui disparait soudain, tirée en arrière sans sauver la prêtresse. Un deuxième essai sera nécessaire, cette fois, la corde a été nouée en lasso et elle emprisonne d'elle-même le poignet de la prêtresse qui peut s'en saisir plus fermement. Une tension agite immédiatement la corde, tirant d'abord en arrière, risquant de blesser l'épaule d'Atahara mais parvenant ainsi plus rapidement à libérer le bas de son visage, lui permettant de continuer à respirer, même difficilement.

- Gardez votre calme, on va vous tirer de là ! Esh-esh !

Ils font le tour, prenant garde à ne pas se faire piéger, tâtant le terrain avant d'apparaitre aux yeux de la prêtresse. Une silhouette emmitouflée, humaine et le noble dromadaire qui semblait tout aussi prudent que sa maîtresse. Ensemble, ils tirèrent, lentement, petit à petit, le corps enseveli. La prêtresse fut enfin libre de ses mouvements lorsque la nuit fut installée. L'encapuchonnée se dévoilait tout en laissant à Atahara l'espace nécessaire pour reprendre son souffle elle la couvait d'un regard inquiet.

- Là, tout doux, respirez, calme. Elle parlait doucement, d'une voix grave et chaude, ponctuant ses mots par des gestes d'apaisement comme si elle était entrain de dompter un animal paniqué.

Elle tendait finalement sa gourde, partageant son eau avec l'inconnue sans sembler y penser à deux fois. Dans ses yeux noisettes, une foule de questions se pressaient, illuminant son regard d'une curiosité maintenue. Elle faisait signe à la prêtresse de boire, doucement, encore.

- Prenez votre temps. Quand vous pourrez, vous me direz si vous pouvez marcher. Qu'on s'éloigne de ces sables maudits. Si vous ne pouvez pas, Maneesh vous portera.

À l'appel de son nom, le dromadaire tournait vers les deux silhouettes ses grands yeux aux paupières tombantes, animal paisible s'il en était.

Sam 27 Jan - 22:04

Ombres sur les dunes

avec Chaya


Alors qu'Atahara s'enfonçait inexorablement dans les sables mouvants, le désert semblait dévorer chaque parcelle de terre sous ses pieds. Le sable s'insinuait autour de ses jambes, engloutissant ses mollets dans une étreinte implacable. La prêtresse sentait le froid de la panique serpentant dans son être, alors que le sol se dérobait sous elle.

Aucun secours ne se profilait à l'horizon infini, et la solitude du désert résonnait dans le tumulte de ses pensées. Les grains de sable s'infiltraient entre ses doigts avides de stabilité, et elle se résigna à l'idée que bientôt, le désert deviendrait son tombeau.

Les épaules englouties, le cou presque submergé, la désespérance se lisait dans le regard d'Atahara. L'ombre de l'inéluctable la cernait lorsque, soudain, une corde fendit l'air à sa gauche. Un éclair d'espoir illumina son regard. Cependant, la première tentative de saisie fut vaine, la corde se déroba, échappant à son emprise.

Un instant suspendu dans le temps, le souffle court, Atahara attendait l'inévitable. Puis, comme un miracle, la corde réapparut, s'enroulant autour de son poignet comme un lasso providentiel. Une voix ferme et déterminée perça le silence du désert.

Le soulagement, bien que temporaire, inonda le cœur d'Atahara. La corde, un lien ténu entre la vie et la mort, fut tirée avec force, la hissant lentement hors des sables meurtriers.

Une fois à l'air libre, la prêtresse ressentit une profonde gratitude envers la mystérieuse sauveuse. La femme lui conseilla de respirer, de retrouver son calme, de calibrer son âme et son corps après cette danse macabre avec la mort.

Maneesh, le dromadaire au port altier, se tenait non loin, prêt à intervenir si nécessaire. Atahara, encore chancelante, répondit d'une voix empreinte de reconnaissance.

« Je ne peux pas perdre de temps, je dois repartir bientôt. » Elle prit une profonde inspiration. « L'oasis des dunes de Saleek est le lieu de mystères et de disparitions. Les voyageurs sont en danger, et je dois savoir pourquoi. »

La jeune femme écouta attentivement, absorbant les récits de l'énigmatique oasis, le froncement de ses sourcils témoignant de sa préoccupation. Atahara termina en se présentant à sa sauveuse.

« Je suis Atahara, prêtresse du culte de Tohorâ. Votre aide a été un don du ciel, et je suis reconnaissante de vous avoir rencontrée dans ce désert implacable. »

Atahara s'agenouilla dans le sable, secouant ses vêtements imprégnés de grains dorés. Avec minutie, elle débarrassa ses chaussures du sable tenace qui s'était infiltré, laissant échapper un soupir de soulagement. La jeune femme observa ce rituel, son regard pénétrant empreint d'une curiosité silencieuse.

« Des gens disparaissent près de l'oasis. Un membre de mon culte a été porté disparu après un voyage dans le désert », confia Atahara, ses yeux reflétant une inquiétude profonde. « Je ne peux ignorer ces signes. Je dois voir de mes propres yeux ce qui se passe dans les dunes de Saleek. »

Le désert étirait son immensité silencieuse autour d'elles, un témoin muet des mystères qui hantaient l'oasis maudite, et Atahara savait qu'elle devait affronter l'inconnu qui l'attendait là-bas.
Mar 13 Fév - 16:36

Ombres sur les dunes

en compagnie d’Atahara


La prêtresse était telle qu'on la lui avait décrite. Forte. Bienveillante. Elle échappait aux bras de la mort après les avoir vu s'enrouler, lentement, fatidiquement, autour d'elle. Elle avait fait ses prières à ce monde et là voilà, un instant plus tard, sauvée et déjà pressée de repartir. Pour la seule raison que l'une de ses oies avait disparue. Ne s'était-elle pas figurée que l'homme qu'elle recherchait, pouvait être au fond de ces sables mouvants ?

Si. Sans doute. Mais cela ne l'arrêtait pas. Elle voulait comprendre, certainement. Suivre les signes pour dévoiler la vérité. Les deux femmes se déplacent de quelques mètres tout en conversant.

- Je suis Neith, se présentait l'aramilanne, portant une main à son coeur, et les dieux ont guidé ma route, n'en allait-il pas ainsi pour tous ?, nous allons dans la même direction, Atahara prêtresse de Tohorâ.

Elle sourit aimablement mais lorsque la prêtresse retire ses chaussures pour les vider du sable qui s'y était introduit, Neith tend soudain la main pour le récupérer. Les grains s'entassent dans sa paume avant qu'elle ne referme les doigts sur cette poignée de désert. Elle le relâchait finalement sur la dune. Quelques grains pailletaient encore sa peau.

- Hm..

L'aramilanne n'ajoutait rien. Peut-être parce qu'il n'y avait rien à ajouter. Pour le moment. Elle se redressait et appelait son animal d'un claquement de langue.

- Grimpez, reposez-vous. Nous avons la même destination.

Accrochant sa gourde à l'animal pour que la prêtresse puisse s'en saisir si elle décidait de voyager sur son dos, Neith se saisissait de la bride pour mener la marche.

- Mon petit frère s'est rendu à l'oasis, il y a quatre jours de cela, nous n'avons plus eu de ses nouvelles depuis. Il est du genre à partir à l'aventure, je ne me suis pas inquiétée, jusqu'à ce que les rumeurs me parviennent.

Ses doigts se resserrent autour de la bride. La famille. C'est un mot important pour ceux qui vivent au milieu des éléments les plus redoutables.

- Si des bandits on prit l'oasis..

C'était après tout une des hypothèses les plus probables. Contrôler une oasis c'était contrôler une portion du désert et tous ceux qui y vivaient.

- .. êtes-vous prête à vous battre ?
Jeu 22 Fév - 15:44

Ombres sur les dunes

avec Chaya


Le regard d'Atahara s'illumina d'un éclat chaleureux en rencontrant Neith, cette bienfaitrice providentielle. « Je suis ravie de faire votre connaissance, Neith. C'est véritablement un signe divin que nos chemins se croisent ainsi. »

Alors qu'elle se relevait du sable, Neith lui tendit les rênes de son dromadaire. Atahara accepta avec gratitude, exprimant ses remerciements à Neith avant de se hisser habilement sur le dos du dromadaire. Elle proposa même d'échanger les rôles dans une heure, assurant à sa comparse de voyage qu'elle n'avait pas peur de marcher.

Le voyage reprenait son cours, les silhouettes se dessinant dans le désert sans fin. Les mots de Neith résonnaient dans l'esprit d'Atahara, évoquant l'absence inquiétante de son petit frère parti à l'aventure.

Atahara lui offrit un signe de tête compatissant. « Il y a de quoi être préoccupée pour votre frère et votre famille. Mais nous ne devons écarter aucune possibilité. Peut-être sont-ils retenus à l'oasis par des circonstances inattendues. »

Alors que le dromadaire se mettait en marche, laissant derrière eux les soucis et les incertitudes, Neith souleva une question cruciale sur la possibilité d'une confrontation avec des bandits.

Atahara esquissa un sourire confiant. « Je ne m'engage pas directement dans le combat, mais mes dons et mes connaissances peuvent être d'une grande utilité. Je suis douée en spiritisme et je vais pouvoir vérifier la sécurité de l'oasis à distance. Tant que vous veillez sur mon corps physique, je peux agir sans crainte. »

Elle tourna la question vers Neith, curieuse de savoir si cette dernière était prête à affronter l'adversité qui pourrait se dresser sur leur chemin.

Alors qu'elles avançaient sous le soleil implacable du désert, Atahara méditait sur les défis à venir, prête à faire face à l'obscurité qui pouvait se tapir dans les dunes de Sobek. Pendant que les pas du dromadaire résonnaient dans le sable, sa méditation portait également sur la responsabilité qui pesait sur ses épaules. Elle savait que son lien avec les divinités lui conférait une force particulière, mais aussi une mission sacrée : protéger les innocents et révéler la vérité.

La chaleur écrasante du désert enveloppait le petit groupe, mais Atahara restait concentrée sur sa tâche. Elle réfléchissait aux moyens d'utiliser ses pouvoirs pour explorer l'oasis sans mettre en danger sa propre vie ni celle de Neith. La prêtresse se rappela les enseignements de cette divinité poulpe inconnue et mystérieuse, une rencontre qui lui offrait une puissance, des pouvoirs dont elle ne connaissait pas encore la contre partie.

Cependant, malgré sa confiance en ses capacités, une certaine appréhension demeurait. Les mystères des dunes de Sobek étaient profonds, et elle savait que chaque pas les rapprochait davantage du cœur de l'énigme. Mais Atahara était prête à affronter l'inconnu, guidée par sa foi en Tohorâ et sa détermination à défendre les innocents.

Elle jeta un regard reconnaissant à Neith, analysant la force et la détermination qui émanaient de cette jeune femme. Ensemble, elles avanceraient, unies dans leur quête de vérité et de justice. Et quelles que soient les épreuves qui les attendaient, Atahara savait qu'elle pouvait compter sur la présence rassurante de Neith à ses côtés.