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Les Sentiers de l'Éclat Spirituel : À la recherche du joyau de l'ancien monde |PW Ethern]

Les Sentiers de l'Éclat Spirituel : À la recherche du joyau de l'ancien monde |PW Ethern] Brandw10
Mar 22 Aoû - 17:39
Les pavés lisses d’Opale semblaient briller sous les reflets chatoyants du soleil qui glissait à travers les tourelles de verre et d’acier. Atahara, revêtue d’une robe aux nuances d’océan, se tenait à l’entrée d’une ciergerie de la ville. Le contraste entre les eaux profondes qu’elle chérissait et les technologies qui emplissaient les rues était frappant, mais elle ressentait toujours un respect pour les créations des peuples de surface.

Elle observa le mouvement vif des citadins qui vaquent à leurs occupations, absorbée par l'effervescence de cette ville en constante activité. Les odeurs mêlées de parfums floraux et d’huiles essentielles s’élevaient des cierges, créant un mélange envoûtant dans l’air. Elle entra, détaillant les étagères garnies de bougies aux couleurs et aux formes variées, chacune représentant une dévotion différente.

Un artisan, sourire chaleureux aux lèvres, s’approcha d’elle.

- Bonjour, noble visiteuse. Comment puis-je vous aider pour trouver la lumière qui répondra à vos prières ?
- Je recherche une bougie spéciale, une qui évoque les profondeurs de l’océan et la tranquillité des eaux calmes.


Atahara offrit un sourire en retour, alors que l’artisan opalin la guida habilement parmi les étagères, où une gamme de bougies dans des teintes d’aigue-marine et de turquoise attendait son choix. Prenant le temps de choisir une bougie aux motifs en spirale, elle entendit une discussion animée entre les clients à proximité.

- Vous avez entendu parler de ce joyau de l’ancien monde ?
- Oui, paraît que c’est une pierre rare aux pouvoirs incroyables, cachée quelque part, ici à Opale.


La prêtresse sent son coeur s'accélérer à ces mots. Elle écouta discrètement, son intérêt piqué. Elle avait suivi les murmures jusqu’à Opale, ne pouvant ignorer l’appel étrange qui semblait lier son culte marin à ce lieu technologique. Mais l’idée d’un joyau ancien aux pouvoirs mystiques était inattendue.

Elle acheva son achat, puis sortit de la ciergerie, les mots des badauds résonnant encore dans son esprit. L’air salé lui manquait, mais elle n’en ressentait pas moins une étrange fascination pour cette ville d’opulence et d’intrigues.

Alors qu’elle marchait, elle tomba sur une vannerie colorée, où des paniers tissés dans des motifs complexes s’étalaient en étalage. La vannerie l’attirait dans une explosion de couleurs et de motifs. Chaque panier tissé était une œuvre d’art en soi, évoquant des vagues, des étoiles scintillantes et des liens mystérieux entre le ciel et la mer. Les fibres entrelacées formaient des motifs complexes, une danse harmonieuse entre les mondes de la terre et de l’esprit, capturée dans chaque création. Elle s’arrête devant un panier représentant des vagues délicates. Les doigts d’Atahara caressèrent doucement le tissage, les souvenirs des vagues et des marées remontant à la surface.

Peut-être que dans cet univers de métal et de verre, elle pouvait trouver des alliés inattendus pour protéger ce fameux joyau de l’ancien monde, préserver son ancienne énergie, et empêcher qu’elle ne tombe entre de mauvaises mains. En cet instant, les mondes de la mer et de la technologie semblaient fusionner autour d’elle, créant une toile de destinée aussi complexe que les motifs de la vannerie sous ses doigts.
Jeu 24 Aoû - 15:23


Les Sentiers de l'Éclat Spirituel : À la recherche du joyau de l'ancien monde.

La lumière filtre doucement au travers de l'unique et grande fenêtre de cet appartement situé à une hauteur vertigineuse dans un de ces immenses blocs de bétons. Le mince filet lumineux arrive jusqu'à moi, éclairant mon regard et chauffant légèrement ma peau, me faisant sortir de ma torpeur avec délicatesse. Tandis que j'oublie inéluctablement le doux rêve de cette nuit qui m'envoyait vers une époque oubliée, j'observais le plafond de ma demeure, ou plutôt de la demeure du corps qui m'accueille. J'ai encore quelques reliquats de ses souvenirs qui se mélangent aux miens. Ainsi, je sais qu'il y a une plaque métallique qui peut descendre derrière cette vitre en verre et qu'il peut bloquer la lumière matinale, mais je n'ai pas trouvé comment cette machine fonctionne.

Je regarde donc, toujours allongé sur mon lit, le 'petit soleil' greffé sur le plafond de ma chambre. Cette merveille d'orfèvrerie incandescente qui éclaire la pièce sur la simple pression d'un étrange bouton posé sur le mur de la pièce, proche de l'embrasure de la porte. Je regarde cette petite sphère de verre abritant du métal et je me remémore, je me rappelle, je me souviens.

Opale. Cette petite bourgade sortant de terre commençait à peine à se développer. Ce n'était qu'une petite ville portuaire récente et ne demandant qu'à se développer. Vieille d'à peine un siècle et demi d'existence, celle-ci avait l'opportunité d'offrir des équipements urbains n'accusant pas encore les ravages du temps. Opale n'était là qu'un petit comptoir commercial essentiellement maritime. Permettant de rallier Aramila et Dainsbourg, Opale se voulait être une nouvelle porte de commerce permettant de bénéficier des marchandises des deux cités. J'y ai travaillé pendant des années, en tant qu'épée à louer pour sécuriser les convois marchands, après avoir adopté Evelyne. Pauvre enfant, après tout ce temps, elle me manque encore.

Le bruit de ces machines roulantes, de ces créatures de métal vrombissantes appelées voitures m'empêche de sombrer dans la mélancolie, me rappelant indirectement que le temps a passé et que la ville a évolué. Cet endroit est devenu une cité immense, un véritable labyrinthe de dédales bitumés avec ses enseignes lumineuses se voulant faussement joyeuses alors que son absence de végétations rend cette cité triste et malade. Il faut dire aussi que cette cité semble fonctionner au Myste, ou autrement dit, à la brume. Cette brume toxique, cette brume qui avale les êtres vivants et les recrache, altérés, déformés, corrompus.

Étant une de ces abominations, je ne peux que connaitre les dangers de cette horreur qu'ils utilisent comme un générateur d'énergie et, sous ses airs de cités aux mille lumières, je vois le début de la fin, le début de la corruption de ce qui fut jadis une ville portuaire se voulant commerciale. Ce pari était réussi cependant et la ville puait également l'argent et, chose qui n'a pas changé en mille sept cents ans, les moyens de s'enrichir sont légion pour qui tend l'oreille et reste ouvert aux opportunités.

Il me fallait de l'argent, une quantité conséquente de cette devise nommée Astra pour pouvoir sauver cette enfant de l'orphelinat et pour pouvoir partir loin des dangers de cette ville. Aussi, je me levais et me rendais à l'endroit idéal pour trouver du travail. Ce genre d'endroit qui n'avait pas changé depuis des millénaires, à savoir la taverne du coin. Maintenant, ce lieu prend le nom de bar, mais pour qui sait écouter, c'est aussi un endroit où un homme comme moi peut trouver un employeur facilement.

La nouvelle version de cette cité était soumise à la Pègre et aux familles qui semblent avoir une morale aussi basse que leur ancienneté est élevée. Une cité de corruption, de grand banditisme et de petits malfrats. Il était facile de trouver du travail pour qui ose se salir les mains, mais il est également facile de trouver du travail pour qui veut combattre ce petit banditisme. Je suis un de ceux-là et j'allais régulièrement dans cette Taverne offrir mes services à la veuve terrifiée ou à l'orphelin épeuré. Un petit truand voulant faire pression sur un commerce et dont les phalanges se retrouvaient cassées, un pseudo-gros bonnet qui avait besoin de voir sa tête réduite. Ce n'était pas le travail qui manquait pour un mercenaire et trainer dans les bas-fonds me permettrait, peut-être, de glaner les informations concernant cet endroit et cet homme capturant des spectres pour les enfermer dans des corps inertes.

Cependant, les ragots et histoires retenant mon attention aujourd'hui ne portaient pas sur un maffieux voulant s'approprier un commerce ou un malfrat visant à cambrioler une pauvre famille. Non, les ragots d'aujourd'hui portaient sur un joyau à la réputation légendaire. Une valeur économique sûre, et ce, depuis la nuit des temps. Possiblement un billet de sortie loin de la pollution et un peu de fond pour acheter les informations qu'il me manque. Ce diamant serait dans un endroit dangereux, une mine abandonnée ayant subi plusieurs éboulements. Une mine ou personne ne va, située pas loin des côtes dans la partie nord d'Opale.

Me refusant à monter dans un de ces carrosses de fer, je me mets en route, foulant de mes chausses ces voies de bitumes jusqu'aux plages côtières. Je tiens dans ma main la feuille de papier que le barman a bien voulu "m'imprimer". Cette feuille contient les informations de bases sur la localisation de la mine et quelques inscriptions en une écriture à la forme étrange, presque robotique. Ces inscriptions contenaient les noms des panneaux à suivre et quelques annotations sur le joyau en question. Mon regard alterne entre la feuille et l'horizon, suivant des yeux ce chemin goudronné, tandis que le soleil continue sa course dans le ciel, faisant miroiter ses reflets sur l'eau encore lointaine.

© By Halloween

Sam 2 Sep - 20:50
Alors qu’Atahara continuait son exploration des rues animées d’Opale, elle tomba sur une taverne pittoresque appelée “la Sirène d’Opale”. Les bruits joyeux de l’intérieur et l’odeur alléchante de fruits de mer fraîchement préparés attirèrent son attention. Elle s’installa à une table près d’une fenêtre et observa la vie de la ville s’écouler devant elle.

Assise là, elle ne put s’empêcher d’entendre une conversation animée entre des marins barbus à la table voisine. Ils parlaient à voix basse, mais leurs mots portèrent jusqu’à elle. Ils évoquaient le joyau de l’ancien monde, mentionnant qu’il était caché dans les profondeurs d’une ancienne mine à quelques lieues d’Opale.

L’excitation monta en elle à mesure qu’elle écoutait les détails de l’histoire. Elle était convaincue que la déesse Tohorâ la guidait vers cette quête pour trouver cette pierre et la protéger des intentions malveillantes.

Après avoir suffisamment écouté pour avoir une idée générale de l’emplacement de la mine, Atahara se leva et quitta la taverne, son esprit rempli de détermination. Elle savait que cette mission était périlleuse, car d’autres convoiteraient sûrement le joyau.

Pour se préparer à l’expédition, elle se rendit dans un magasin d’objets anciens, spécialisé dans les outils de prospection et de recherche. Elle y acheta une vieille carte poussiéreuse des environs, qui indiquait l’emplacement approximatif de la mine oubliée.

Dessinée à la main sur un parchemin de cuir délicat, elle avait un aspect vieilli avec une patine jaunie par le temps. Les contours des terres et des mers sont tracés avec une précision remarquable, témoignant du talent de l’artiste qui l’a créée. L’élément le plus intéressant pour la prêtresse est l’indication de la mine où le joyau de l’ancien monde est supposé être caché. Une petite illustration en forme de gemme précieuse marque l’emplacement de son entrée. Des symboles mystérieux, ressemblant à des runes anciennes, encadrent cette illustration.

Sachant que la descente dans les entrailles de la terre serait une entreprise dangereuse, elle rassembla des fournitures essentielles telles que des lampes à huile, des cordes solides et des provisions pour le voyage. Elle glissa également un couteau orné de motifs marins dans sa ceinture, un symbole de sa foi en Tohorâ et de sa détermination à récupérer ce joyau.

Lorsqu’elle sortit du magasin, le crépuscule commençait à baigner Opale d’une lumière dorée. Les rues s’animaient avec les lumières des lanternes et le doux murmure des citadins qui se préparaient pour la soirée à venir. Atahara se sentait à la fois excitée et préoccupée par la tâche qui l’attendait.

Elle savait que la mine serait un endroit périlleux, sombre et peut-être habité par des créatures des profondeurs de la terre. Elle se promit de rester vigilante et de faire preuve de prudence à chaque étage de ce nouveau voyage.

Alors qu’elle se dirigeait vers la sortie de la ville en direction de la mine, Atahara se demanda si elle serait la seule à chercher le joyau ou si d’autres aventuriers, peut-être moins bien intentionnés, étaient déjà en route. Elle prit une profonde inspiration, puis se lança dans l’inconnu.
Mar 5 Déc - 11:47


Les Sentiers de l'Éclat Spirituel : À la recherche du joyau de l'ancien monde.

Inlassable, infatigable et mon esprit largement habitué aux longues marches, je continue ma randonnée pédestre vers la fameuse mine tandis que le soleil laisse peu à peu la place à l'obscurité. Avec ma carte imprimée sur la feuille de papier blanc pour guide et mes souvenirs pour me tenir compagnie, je continue résolument ma route vers les profondeurs de la terre. Plus d'un millénaire et demi de souvenirs, cela fait une grande marche à pied en perspective.

Contrairement à ce nouveau corps dont les jambes me feront sans doute sentir mon erreur un peu plus tard, mon esprit appréciait de se retrouver seul avec lui-même de temps à autre. J'appréciais de me retrouver à nouveau dans une époque qui est la mienne, mais qui n'est pas pour autant l'époque actuelle, et aussi dans un corps que j'avais rompu à l'exercice, au combat, contrairement à celui-ci dont le hobby préféré semble être d'avoir des courbatures au moindre petit effort.

C'est ainsi que, me souvenant de l'époque ou Opale n'était qu'un petit comptoir commercial, mon esprit vagabondait dans les souvenirs de cette mission ou le propriétaire d'une mine au nord de la ville avait requis mes services en faisant briller mon titre de héros en argument premier. Mes services ainsi que ceux de plusieurs gros bras partageant mes valeurs morales et mes aptitudes a manier la claymore avaient été louées pour le plus grand bien des mineurs. Il y avait tout un nid de Calypèdes dans cette mine. Et ce nid avait déjà causé plusieurs orphelins parmi eux.

Nous avions donc dû descendre au plus profond de la mine et nettoyer ce nid à coup de lances, de claymores et de masses d'armes et marteaux de guerre pouvant briser leurs chitines. Cela nous avait pris presque deux jours à nous éclairer à la torche et à combattre ces monstres sur leur propre terrain. Nous en étions ressorti couvert de crasse, de blessures diverses et de coupures en tout genre, mais nous en étions également sortis avec les acclamations des villageois quand ils comprirent que la mission était un succès.

En ce temps reculé, les choses étaient plus simples et les héros n'étaient pas une fable pour enfant. Aujourd'hui, même un ancien héros peut se retrouver à devoir piller une mine juste pour voler de quoi nourrir une orpheline. Mais le pire reste que tout ce que j'ai pu faire à cette époque n'existe plus. Complètement effacé et oublié de l'histoire, je ne suis maintenant plus qu'un anonyme parmi les anonymes.

Ce serait ironique s'il s'agissait de la même mine, m'accueillant aujourd'hui pour un méfait tout comme elle m'avait accueilli par le passé pour un acte de bravoure. Bref, je me souviens de mon passé, mais aussi de l'époque où ce genre d'expéditions allaient se faire avec des cartes en cuir tatoué, des lampes à huiles remplies, des cordes tressées et de la viande séchée.

Nous sommes bien loin de la feuille de papier imprimé, de la lampe torche électrique et du lanceur de corde à cordes à glissière, électrique également. Mon équipement d'aujourd'hui est bien différent de ce que j'avais dans le passé, et cela, sans compter ses boites de fer contenant tout un repas cuisiné que je pourrais faire chauffer grâce à mon briquet. Le plus différent en apparence restait la machette forgée et aiguisée industriellement. Sans défaut, solide et totalement impersonnelle. Elle n'a pas été conçue pour ma main, mais bien pour la main de tout le monde et de personne à la fois.

L'ancien temps où toute chose était plus simple me manque grandement actuellement. Maintenant, la moindre pierre semble être remplie de technologies qui me sont aussi incompréhensibles qu'inutiles. Cela dit, ressasser le passer comme un vieux débris regrettant sa jeunesse ne va pas faire avancer les choses, d'autant plus que les introspections arrivent à leur fin, tout comme la route à pied que je viens de m'avaler.

J'arrive en visu de l'entrée la plus au sud de la mine et c'est en approchant discrètement que je peux voir un petit groupe de quatre personnes s'y préparer avant d'y pénétrer par cette même entrée. Il serait dur de les louper vu qu'ils sont aussi discrets qu'un sapin de noël une nuit de pâques. Mais ceci indique qu'ils sont sûrs d'être seuls sinon ils ne se permettraient pas de briller comme un miroir de bordel.

Ne connaissant pas leurs intentions, j'approche doucement, furtivement. J'avance donc lumière éteinte et me basant sur celle que leur équipement émet pour les espionner discrètement. Ignorant que j'ai - peut-être - également été repéré par une autre personne. En plus des dangers déjà dans les mines, je me retrouvais à devoir gérer quelques inconnus dont j'ignore les motivations.

Evelyne : J'espère qu'il n'y a plus de Calypèdes ici. Ce n'est pas avec ton coupe-chou que tu t'en débarrasseras.

Maudite voix dans ma tête. Elle a failli me faire sursauter et trahir ma présence. Dans un murmure, je lance simplement vers cette jeune femme qui n'existe pas.

Ethern : Chut, Evelyne. Tu vas me faire repérer.
© By Halloween

Sam 16 Déc - 9:58

A la recherche du joyau de l'ancien monde

avec Ethern


Atahara quitta Opale, suivant les méandres de la rivière qui serpentait à travers les terres. La tritonne, en harmonie avec les eaux, savait que cette voie liquide lui offrait à la fois un chemin sûr vers la mine et une échappatoire en cas de danger. À mesure qu'elle avançait, l'empreinte humaine sur la nature se révélait. La rivière, autrefois cristalline et paisible, était maintenant marquée par des reflets ternes et des dépôts de déchets industriels.

Elle remarqua la végétation flétrie, les poissons nageant dans des eaux troubles, victimes de la pollution générée par les activités d'Opale et de ses environs. Atahara sentit un pincement de tristesse et d'indignation devant cette détérioration flagrante de la nature. Pourtant, elle savait que la nature avait ses propres mécanismes de défense.

Les arbres le long des rives semblaient protester, leurs feuilles bruissant d'une manière désapprobatrice. Les oiseaux chantaient moins joyeusement, et même les bruits familiers de la faune semblaient porteurs d'une lourdeur, comme s'ils exprimaient leur mécontentement face à la dégradation de leur habitat.

Alors qu'elle poursuivait sa progression le long de la rivière, Atahara sentit l'atmosphère s'alourdir. En approchant de l’entrée sud de la mine, elle remarqua un mouvement furtif dans les bosquets, des regards perçants la scrutant depuis l'ombre. Une entité se tapissait dans les recoins, observant un groupe de quatre hommes qui s'apprêtaient à entrer dans la mine.

Elle s'immobilisa, se fondant dans les ténèbres de l'obscurité grandissante. Son regard se posa sur le groupe, discernant dans leur attitude déterminée l'objectif commun qui les guidait tous : le joyau de l'ancien monde.

Atahara prit une inspiration lente et silencieuse, écoutant le murmure de la nature autour d'elle. Elle se glissa silencieusement entre les ombres, se rapprochant du groupe de manière discrète. Alors qu'elle se tenait là, cachée, elle attendit patiemment que le groupe s'engage dans la mine.

Ses pensées se mêlaient à la vision de la carte qu'elle avait soigneusement consultée, lui indiquant qu'elle arrivait par l'entrée sud de la mine. Heureusement, son intuition l'avait retenue, lui offrant la possibilité d'observer la scène qui se déroulait devant elle.

Dans un murmure étouffé pour elle-même, Atahara chuchota : "Le joyau attire bien des convoitises. Mais je ne peux laisser sa puissance tomber entre de mauvaises mains." Son regard scrutait les mouvements du groupe, ses sens aiguisés cherchant des signes de danger ou de malveillance.

Atahara observa les hommes s'engouffrer dans la mine avec une confiance insouciante. Leurs rires bruyants et leur attitude décomplexée trahissaient leur certitude d'être les premiers à découvrir le joyau. Elle les vit disparaître dans l'obscurité souterraine, leurs voix s'estompant peu à peu.

Son expérience des profondeurs marines lui avait appris la prudence et le respect des mystères enfouis. Ces hommes, ignorants des dangers potentiels, semblaient négliger la menace que pouvait représenter cette mine abandonnée. Elle les jugea inconscients, mais plutôt que d'intervenir, elle décida d'attendre. Son tour viendrait, et elle préférait observer et évaluer les risques avant de s'engager à son tour dans cette aventure périlleuse. Sans oublier qu’une autre personne rôdait non loin, guettant elle aussi les faits et gestes du groupe.
Mar 19 Déc - 12:05


Les Sentiers de l'Éclat Spirituel : À la recherche du joyau de l'ancien monde.

Toujours tapis dans l'ombre et masqué par la pauvre végétation environnante, j'observe silencieusement les quatre individus bruyants et lumineux entrer dans la mine, raillards et confiants d'eux et de leur équipement. Leurs torches électriques envoyant des signaux lumineux à tout ce qui est vivant aux alentours, ils devaient être persuadés d'être absolument seuls et agissent en conséquence.

Evelyne : Amateurs...

Toujours inconscient d'être observé également, j'entre à mon tour dans la mine. Mon approche est différente de celle de ces êtres assourdissants. Silencieusement, à pas furtifs, je pénètre dans ce boyau terrestre avec une discrétion sans failles et j'entame ma descente dans cette mine abandonnée à quelques pas de distance du groupe en amont. Suffisamment loin pour me tenir dans la pénombre et les observer dans leur puissante clarté.

Je me base sur la lumière qu'ils émettent pour les suivre dans le dédale de la mine. Il serait d'ailleurs difficile de les perdre dans cette obscurité au vu de leur brillance. Et, bien entendu, je parle là, littéralement. Tandis que je progresse dans ce boyau de pierres poussiéreuses tenu ouvert par des poutres en bois et en acier, je trace un trait au crayon sur la carte imprimée sur une simple feuille de papier indiquant l'intérieur du labyrinthe, pour ne pas me perdre si je venais à devoir faire demi-tour.

Une respiration sourde se fait entendre tandis que nous progressons. D'abord éloignée puis de plus en plus proche, cette respiration animale et effrayante commençait à capter l'attention du groupe de rigolards. Les rires se taisent et les discussions bruyantes s'apaisent doucement pour laisser place à des murmures. Le quatuor arrive dans une grande salle comportant de nombreuses galeries et tous déballent leur arsenal pseudo-militaire. Ils cherchent autour d'eux d'où viennent ces bruits de pas massifs et cette respiration sourde.

La tension monte et devient doucement palpable tandis que le silence règne. Un silence rompu par un grognement long et bas. Rebondissant sur les murs de la mine et semblant venir de tous les boyaux conduisant à cette salle souterraine, la source de ce grondement semblait impossible à localiser avec précision. Celle-ci semblait venir du sol, du plafond, de n'importe quel trou composant cette mine et les mercenaires tenaient leurs fusils en tremblants, visiblement apeurés.

Evelyne : Amateurs...
Ethern : Sans doute leur première mission.

Venant du plafond, la bête fond sur ses proies. Une masse noire venant d'un endroit qu'ils n'éclairent pas, ne pensant pas avoir à subir d'assaut de cet endroit. Je n'ai pas le temps de voir de quoi il s'agit, mais c'est quelque chose de massif. La créature a choisi sa proie et l'a saisie de ses crocs. La tirant vers le plafond, la créature tue sa victime qu'on entend hurler. Son hurlement devient un râle d'agonie tandis que l'on entend le pauvre homme se faire dévorer vivant.

Le trio restant cède à la panique et avait fait feu n'importe où. ayant raté leur cible et vidé leurs chargeurs, ils partent en courant dans une panique totale et dans une absence absolue de coordinations. L'un d'entre eux, le plus massif, a la présence d'esprit de courir vers la sortie, en hurlant de terreur. Mais les deux autres, une femme fine aux cheveux longs et un homme bien trop maigre pour être même vaguement sportif, fuient vers le cœur de la mine, aussi silencieusement que leur allié. Ils vont sans doute vers le nid de ces bestioles sans même s'en rendre compte et vont alerter de leur présence tout ce qui vit dans cette mine.

L'homme massif arrive à mon niveau et me donne un grand coup d'épaule pour passer, sans même s'arrêter dans sa fuite, avant de disparaître dans la pénombre des dédales menant vers la sortie. L'animal prédateur a disparu en tirant son repas vers sa tanière pour le dévorer tranquillement. Je n'ai plus qu'à voir ce qu'ils ont laissé sur place, tout en faisant attention aux autres prédateurs dans le coin.

Ils ont peut-être laissé un peu d'équipement utile ou encore quelques indications sur leurs objectifs et leur recruteur. Avec un peu de chance, je pourrais même avoir des informations sur ce qui les a attaqué. Accessoirement, retrouver les deux fuyards qui se sont enfoncés dans les profondeurs pourrait être un plus. Nous ne serons pas trop de trois pour affronter cette… chose tapie dans l'ombre. Quatre si l'homme massif change d'avis et revient nous aider. Je rassemble donc le matériel le plus silencieusement possible et je commence à fouiller pour faire un inventaire de ce qu'on a à disposition, n'hésitant pas à fouiller les différents dossiers pour les lire en diagonal. Un premier aperçu m'indique que le nom d'Oswell Earl Spencer revient sur tous les en-têtes de ces feuilles.
© By Halloween

Dim 31 Déc - 10:26

A la recherche du joyau de l'ancien monde

avec Ethern


Les ténèbres de la mine dévorèrent le groupe de quatre personnes avec un appétit vorace. Leurs rires bruyants s'estompèrent dans les profondeurs souterraines, remplacés par un silence inquiétant. Atahara, à l'affût, continua de les observer, ses yeux perçants suivant leur progression. Puis, une autre silhouette, plus discrète, plus énigmatique, s'engouffra à son tour dans l'antre obscur de la mine. Dans un premier temps, Atahara crut à une simple illusion, une ombre mouvante dans le crépuscule. Mais à mesure que l'homme s'avançait, son identité devint indéniable.

Elle le scruta attentivement, détectant la finesse de ses mouvements, le calme de son allure. Cet homme était différent du groupe précédent, empreint d'une prudence et d'une réserve qui tranchaient avec l'attitude insouciante des premiers aventuriers. Atahara s'accroupit dans l'ombre, l'observant entrer avec une attention silencieuse. Elle sentait une énergie particulière émaner de cet inconnu, une aura empreint de mystère et de détermination. Son intuition lui murmurait que cet homme n'était pas là par hasard.

Elle se redressa doucement, sentant le poids de l'inconnu peser sur ses épaules. Elle joignit ses mains en une prière silencieuse, invoquant la protection de Tohorâ. "Déesse des profondeurs, guide-moi à travers les ombres de cette mine ancestrale. Protège-moi des dangers et des pièges qui peuvent se tapir dans l'obscurité. Accorde-moi la sagesse et la force pour préserver l'équilibre sacré." Les mots se perdirent dans l'air, s'élevant vers le ciel invisible alors qu'elle s'apprêtait à pénétrer à son tour dans la mine. Elle savait que la prudence était son alliée, que la patience était une vertu qu'elle devait cultiver. Les événements se déroulaient selon un rythme mystique, et elle devait honorer cette danse imprévisible entre les mondes.

Atahara ajusta son équipement, resserrant les sangles de sa besace, vérifiant une dernière fois sa torche. Elle se tint un moment, le cœur battant en rythme avec l'écho lointain des pas des intrus. Puis, dans un pas feutré, elle s'engagea dans l'antre ténébreux de la mine, une lueur d'espoir et de détermination dans son regard, portée par la foi en sa déesse protectrice.

À peine entrée dans les profondeurs ténébreuses de la mine, les échos lugubres des cavités résonnèrent autour d'Atahara. Un hurlement bestial fendit l'air, suivi de bruits de crocs dévorant quelque chose dans l'obscurité oppressante. Des frissons parcourent son échine, une certitude s'imposa : cette mine abandonnée était gardée par des créatures sauvages, déterminées à protéger leur territoire.

Les hurlements retentirent à nouveau, accompagnés de courses frénétiques. Des échos de panique se mêlaient à la cacophonie souterraine. Soudain, un des mercenaires, visiblement terrorisé, fonça vers elle. Atahara se plaça devant lui, bloquant sa route, les yeux empreints de détermination. "Stop ! Que se cache-t-il dans ces ténèbres ? Quel danger avez-vous réveillé ? Parlez, maintenant !"

Le mercenaire, essoufflé et visiblement secoué, tenta de reprendre son souffle, son regard trahissant la terreur. "Des créatures... horribles... des bêtes monstrueuses... Elles nous ont attaqués ! Nous avons réveillé quelque chose de bien plus ancien et dangereux que le joyau... Il faut fuir, vite !" Les paroles du mercenaire résonnaient dans le silence angoissant de la mine, faisant écho à la terreur qui montait en Atahara. Mais malgré sa propre appréhension, elle savait qu'elle devait comprendre ce qui se cachait dans ces ténèbres avant de prendre la moindre décision.
Mer 3 Jan - 0:48


Les Sentiers de l'Éclat Spirituel : À la recherche du joyau de l'ancien monde.
Accroupis au sol et silencieux, regardant autour de moi avec une grande nervosité tandis que je continue de [s]piller leur équipement⁣,/s] chercher tout ce qui peut être utile dans ce que ce quatuor a laissé en fuyant. Finalement, je me dirige dans une alcôve et je me mets dos au mur pour consulter un bien maigre butin en soi, mais qui peut s'avérer utile. Il y avait quelques objets utiles en dehors des quelques lampes à batteries détachables et interchangeables. Batteries que je me dépêche de prendre pour les utiliser sur ma propre lampe du même modèle. Si l'énergie venait à manquer, je pourrais toujours en utiliser une car rester dans le noir dans cet endroit est impensable.

Je trouve également une bombe pokpok ainsi qu'un feu grégeois et pas moins de deux grenades aveuglantes dans tout cet équipement**. Ce n'est pas sans honte que je fourre tout ceci dans mon sac à dos, ne m'habituant toujours pas à devoir voler mon matériel désormais, mais ceci pourrait nous sauver la vie. Ce genre de petites choses me sera utile dans cette mine pas tellement abandonnée. Pour le reste, ma machette semble d'aussi bonne facture que leurs armes blanches et je ne suis pas ambidextre. Il n'y a donc aucun intérêt de me charger plus que je ne le suis déjà, d'autant plus que ma musculature de crevette actuelle n'est en rien comparable à l'ossature du viking manieur de haches de guerre que j'étais dans ma prime jeunesse.

Je me penche donc sur les ordres de missions que j'ai pu trouver dans une pochette cartonnée qu'ils transportaient avec eux. Lisant celui-ci en diagonal, et faisant plus attention à mon environnement qu'au papier pour ne pas être pris par surprise. Je pouvais rapidement trouver la mention du joyau, mais aussi des indications me disant qu'il est au cœur de la mine abandonnée et à quoi il ressemble. Une liste d'équipement fournit vient en seconde page avec une note disant que, la mine étant déserte, il ne devrait pas être utile et donc à ramener après mission si non utilisée. C'est également signé Oswell Earl Spencer qui semble vouloir ce joyau à des fins scientifiques plus que commerciales. Il sera peut-être un futur acheteur si je parviens à sortir d'ici vivant avec cette pierre.

Quoi qu'il en soit, je continue de regarder devant moi, éclairant avec nervosité le plafond et les alcôves pour voir si je suis épié. Visiblement, non, ce qui est un soulagement. Une semi-bonne nouvelle en soi, car même si cela veut dire qu'ils ne m'ont pas vu pour le moment, les prédateurs de cette mine risquent fort d'être actuellement occupés à chasser le colosse fuyard vers l'entrée ou le duo s'enfonçant dans la mine. Il va me falloir les retrouver et les guider à l'extérieur, qu'ils retrouvent leur allié dans un premier temps. Ensuite, je retournerais dans la mine sans eux pour me gêner.

Evelyne : C'est vraiment la raison pour laquelle tu veux les trouver et les sortir de la mine ? Être seul sans personne pour te gêner contre une cohorte de créatures mortelles ?
Ethern : ...

Cette fille n'existe pas ! Elle n'est plus que dans ma tête ! ... Et pourtant, elle a raison. Je ne veux pas me débarrasser d'eux pour qu'ils arrêtent de me gêner dans cette mine. Je veux les sortir pour qu'ils soient saufs, car je sais qu'ils vont se faire tuer s'ils continuent comme ça. Sauver les gens, c'est ce que les héros font, après tout.

Je soupire doucement, silencieusement et je me dirige un peu plus profondément dans la mine, Silencieusement et torche éteinte, encore une fois. Je me dirige en un pas feutré vers la source de lumière et les différents bruits de pas que j'entends indiquant la présence du duo. Curieusement, nous semblons nous éloigner du nid des prédateurs ayant attrapé un des idiots errants dans les mines pour nous diriger plus en profondeur, dans un endroit de plus en plus silencieux.

Je suis toujours les deux idiots, se voulant silencieux, mais respirant comme des Musaboise au milieu d'un champ de Drakes. J'arrive à leur niveau, toujours silencieux et toujours dans leur dos pour les voir immobiles, mais pas silencieux. Ils sont tétanisés et éclairant de leur lampe une créature colossale, mais calme, ne prêtant pas attention à eux. Le colosse tranquille semble composé de terre en partie et plutôt peu agressif, ce qui ressemble à un Tortaupe. Je leur glisse doucement quelques mots, toujours dans leur dos, tandis qu'ils sursautent et lâchent leur lampe, faisant grogner plaintivement l'animal tandis qu'ils se retournent vers moi avec un regard hurlant clairement "sortez-moi de là".

Ethern : c'est un Tortaupe. Il vous laissera tranquille si vous ne l'attaquez pas. Reculez doucement et restez silencieux. Je vais vous ramener à la sortie.
Etrangère : C'est ce truc qui a tué Léon ?
Ethern : Non. La dernière fois que je suis venu ici, il y avait des Calypèdes. Chut !

Courbé, silencieux et avançant avec l'éclairage d'une seule et unique torche, je guidais comme je pouvais le duo à travers les mines. Machette à la main, je faisais attention à mon environnement tandis que nous nous éloignons du domaine du Tortaupe et que nous regagnons le territoire des créatures qui les ont attaqués. Je ne sais pas encore de quoi il s'agit ni combien ils sont, mais je sais qu'ils aiment attaquer en embuscade et sont capables de tuer. Nous nous dirigeons vers la sortie, vers leur troisième allié qui avait déjà fui. À moins qu'on ne le croise sur la route en venant vers nous, nous devrions nous retrouver à l'extérieur où de multiples questions seront posées. Nous approchons bientôt de la grande salle où le quatuor a été attaqué...
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** le matos trouvé correspond à celui dans mon inventaire. Nos fameux cadeaux de noël.
Lun 22 Jan - 18:46

A la recherche du joyau de l'ancien monde

avec Ethern


Les yeux du mercenaire reflétaient l'horreur pure, et Atahara ressentit la puissance de sa peur palpable. Les mots s'échappèrent de ses lèvres tremblantes, bafouillant des avertissements incohérents sur les horreurs qu'il avait rencontrées dans les tréfonds de la mine. La panique dans sa voix faisait écho à la terreur qui tourbillonnait dans l'air oppressant de la grotte.

Atahara posa une main réconfortante sur l'épaule de l'homme, sentant son corps secoué par de violents frissons. "Calme-toi, respire profondément. Nous sommes près de l'entrée, le danger est moindre ici. Dis-moi ce que tu as vu, chaque détail peut être crucial."

Le mercenaire, entre deux sanglots, tenta de suivre les conseils d'Atahara. Il prit de grandes respirations, luttant pour retrouver une certaine stabilité. "C'était... comme des serpents, mais plus grands, plus rapides. Des insectes, je crois. Ils sont arrivés si vite, tout était chaos. Des mandibules énormes, des pattes griffues. On a essayé de les repousser, mais..."

Les larmes brouillèrent sa vision, et il détourna le regard, incapable de continuer. Atahara comprit l'urgence de la situation. Les calypèdes, ces créatures souterraines, étaient connus pour leur agressivité et leur taille variable, allant de petits insectes à des monstres gigantesques.

"Des calypèdes..." murmura Atahara, assimilant l'information. "Des créatures des profondeurs, agressives et voraces. Nous ne pouvons pas rester ici. Toi, sors immédiatement de la mine. Reste près de l'entrée, attend les autres. S'ils sont blessés, tu seras là pour les aider. Partage cette information si jamais tu vois quelqu’un à l’extérieur, et assurons-nous de tous quitter ces ténèbres au plus vite."

L'homme hocha la tête, séchant ses larmes du revers de la main. "Merci... Merci. J'irai attendre dehors. Que Raphalos veille sur vous.”

"Que Tohorâ veille sur nous tous", répondit Atahara d'une voix empreinte de solennité. Alors que le mercenaire s'éloignait précipitamment, elle contempla l'obscurité de la mine, consciente que l'antre souterrain cachait plus de mystères et de dangers qu'elle n'aurait pu l'imaginer. La mission pour le joyau de l'ancien monde se révélait être une aventure bien plus périlleuse que ce qu'elle avait anticipé.

Atahara avança dans la mine, sa torche enflammée projetant des ombres dansantes sur les parois rocailleuses. Elle se félicita d'avoir choisi la lumière naturelle du feu plutôt qu'une lampe-torche moderne. Les flammes vacillaient avec une lueur chaleureuse, éclairant son chemin tandis qu'elle s'aventurait plus profondément dans les entrailles obscures de la terre.

Le crépitement du feu était un doux murmure dans le silence oppressant de la mine, mais pour Atahara, c'était un réconfort. Les calypèdes, redoutables et sauvages, reculaient devant la lumière et devant la chaleur du feu. Sa torche était à la fois son éclairage et son bouclier, une arme ancestrale contre les dangers souterrains qui se profilaient dans l'ombre.

Elle se rappela des enseignements anciens du culte de Tohorâ, des récits de tritons et de tritones qui naviguaient à travers des grottes obscures en utilisant le pouvoir du feu pour repousser les créatures des profondeurs. Dans cette mine, sa foi et sa torche étaient ses seules guides, mais elle était déterminée à aller de l'avant, à affronter les épreuves qui l'attendaient.

Les ténèbres semblaient épaissir autour d'elle, mais la flamme de la torche projetait des éclats de lumière, chassant les ombres prédatrices qui tentaient de l'encercler. Chaque pas était une avancée dans l'inconnu, une danse délicate entre la prudence et la nécessité de progresser.

Atahara pensa aux autres, à ceux qui étaient encore dans les recoins obscurs de la mine, peut-être piégés ou en danger. Sa torche devint un fardeau sacré, une responsabilité envers ceux qui comptaient sur elle pour les guider hors des ténèbres.

Elle murmura une prière silencieuse à Tohorâ, invoquant la protection divine pour elle-même et pour tous ceux qui étaient pris au piège sous terre. Dans cet équilibre délicat entre le feu et l'obscurité, Atahara était prête à affronter les épreuves qui se dressaient devant elle, confiante que la lumière de la déesse guiderait son chemin dans ce labyrinthe dangereux.
Jeu 25 Jan - 18:47


Les Sentiers de l'Éclat Spirituel : À la recherche du joyau de l'ancien monde.
Nous progressions dans le silence et dans l'obscurité relative de la lampe torche allumée, éclairant le sol et les parois de sa lumière froide et sans âme. L'avantage de la technologie est que le rayon d'éclairage de cette lampe est large, mais son inconvénient est sa froideur et sa neutralité de mouvement qui n'effraie en rien le règne animal.

Nous marchons en direction de la grande salle où le quatuor s'était fait attaquer et, malgré le silence total de l'équipe, je pouvais sentir la tension palpable dans l'atmosphère. Ces hommes avaient peur. Ils avaient peur des ombres, peur des dangers les ayant attaqués, peur de l'ennemi invisible se cachant dans les recoins sombres du tunnel. Dans le silence de notre progression, nous pouvions entendre la respiration paniquée de l'un d'entre eux, entrecoupée par les bruits de chitines heurtant les parois ou de créatures se déplaçant dans les couloirs.

Soudainement, à l'autre bout de la grande salle obscure, ce petit groupe d'infortune que nous formions pouvait voir la lumière de la torche électrique que je maniais combattre la lumière plus naturelle d'une torche aux allures bien plus médiévales. Un combat entre la technologie et sa lumière fade et artificielle et la lumière dansante d'un véritable feu.  

Certes, la torche brulante avait moins de portée que sa version électrique, mais la puissance de ses flammes dansantes avait tôt fait d'effacer la lumière fade de mon accessoire, si bien qu'il m'était impossible de ne pas repérer cette nouvelle source de lumières avançant vers nous. Gardant ma machette à la main, je fais signe au groupe de rester là et j'éteins ma torche. Ce fut presque instantanément et sans doute un acte généré par la peur du noir, mais un membre de l'équipe avait allumé sa torche pour ne pas être plongé dans le noir et balayait la pièce d'un mouvement tremblant.

J'approche doucement, rasant les murs, pour atteindre l'embouchure de la pièce d'où provient la lumière. Machette à la main, je lance d'une voix sûre et à un volume sonore suffisant pour que ce qui se trouve dans le couloir m'entende, sans pour autant rameuter tous les calypèdes de la mine.

Ethern : qui va là ? Ami ou ennemi ?

Quoique ce soit, c'est suffisamment intelligent pour manier une torche en bois. Il ne reste plus qu'à découvrir si ce qui tient cette torche est un allié ou quelque chose qui va vouloir nous dévorer la couenne.
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Dernière édition par Ethern le Jeu 8 Fév - 21:32, édité 3 fois
Lun 5 Fév - 21:55

A la recherche du joyau de l'ancien monde

avec Ethern


Les pas assurés d'Atahara résonnaient dans la cavité à haut plafond de la mine désaffectée. La torche qu'elle tenait éclairait son chemin, projetant des ombres dansantes qui se disputaient les coins sombres de la grotte. L'obscurité cédait devant elle, repoussée par la lumière protectrice des flammes brûlantes.

Arrivée au centre de la grande pièce, elle découvrit des traînées de sang séché sur les parois rocailleuses. Ces marques sombres étaient des témoins silencieux du destin tragique de l'un des membres du groupe imprudent. Atahara ressentit un frisson d'horreur à l'idée de la confrontation brutale entre l'homme et les calypèdes affamés. L'odeur du sang, fraîchement laissé sur le sol, flottait encore dans l'air, un rappel sinistre de la cruauté qui régnait dans ces profondeurs.

Elle hésita, les sourcils froncés face à l'ampleur de la menace qui planait. Revenir en arrière lui semblait presque une tentation, mais elle se souvint de sa mission et de ceux qui l'attendaient à l'extérieur. L'obscurité ne devait pas triompher de sa détermination.

Soudain, une voix résonna dans la cavité, émergeant des ténèbres de l'autre côté de la pièce. "Qui va là ? Ami ou ennemi ?"

Atahara se figea, scrutant l'obscurité qui dissimulait encore l'identité de l'interlocuteur. "Amie", répondit-elle d'une voix calme mais ferme. "Je suis une prêtresse, venue chercher ceux qui sont restés piégés. J'ai croisé l'un de vos compagnons, il est sain et sauf à l'entrée de la mine, mais nous devons rester vigilants. Les calypèdes rôdent ici, avides de chair humaine."

Elle avança prudemment, portant toujours sa torche comme un bouclier contre l'obscurité. "Il serait sage d'allumer des torches enflammées pour nous protéger. Les calypèdes craignent le feu." Alors qu'elle prononçait ces paroles, un sinistre fourmillement retentit au-dessus d'eux, sur les parois du plafond. Des ombres mouvantes, des silhouettes d'insectes aux mandibules acérées.

Le bruit se fit plus insistant, et Atahara sentit une piqûre d'appréhension. "Préparez-vous", conseilla-t-elle à l'inconnu caché dans les ténèbres. "Les calypèdes ne tarderont pas à descendre. Nous devons être prêts à les repousser." Elle savait que la survie dépendrait de leur capacité à travailler ensemble, à faire front contre ces créatures souterraines assoiffées de sang.

Les bruits de fourmillements se firent de plus en plus proches, et Atahara resserra sa prise sur la torche, prête à affronter l'assaut imminent des calypèdes. La déesse Tohorâ serait-elle avec eux dans cette danse macabre avec les créatures des profondeurs, ou les ténèbres les engloutiraient-elles dans l'oubli ? La mort était-elle l’issue de ce piège souterrain ?

Les fourmillements se transformèrent en un cliquetis sinistre, et bientôt, les calypèdes descendirent des parois, des créatures obscures à la recherche de proies. Atahara, son cœur battant au rythme de l'incertitude, brandit sa torche avec détermination. La lumière chassa momentanément les monstres, mais elle savait que chaque instant était précieux. "Il ne faut pas se séparer ! Ensemble, nous les repousserons !" cria-t-elle dans l'obscurité. Les calypèdes, affamés et agressifs, étaient des adversaires redoutables. La torche enflammée devint leur seul rempart contre le chaos rampant des ténèbres, une lueur d'espoir dans l'ombre menaçante.
Jeu 8 Fév - 23:41

Une amie. Du moins, c'est ce que prétend être la prêtresse qui nous fait face. Une femme de grande taille et aux longs cheveux de jais. Une femme à la voix grave, à la peau sombre et à l'âge indéfini. Une prêtresse consciente de la présence de calypèdes en ces lieux et les sommant de la rejoindre au plus vite pour se mettre en sécurité avec le survivant qu'elle a croisé.

La prêtresse utilise une torche de mon époque, une arme enflammée et les calypèdes craignent les flammes. Ceci est une information qu'elle ne semble pas ignorer au vu de ses dires en cet instant. Derrière nous, le bruit s'intensifie. Non loin et depuis le plafond, mon petit groupe improvisé peut entendre les calypèdes grouiller dans l'obscurité, ce qui ne manque pas de les terroriser encore plus.

La prêtresse les a encouragés à se préparer, tandis que j'espère que ce bruit terrifiant dans l'obscurité ne va pas encore plus les paralyser. Pour les bouger de leur léthargie épouvantée, je me mets à leur vociférer mes directives. Je les envoie derrière elle. Ils seront à l'abri grâce au feu de sa torche.

Ethern : Bougez-vous le cul et ne restez pas derrière moi ! Courez vous mettre à l'abri derrière sa torche !

Par chance, le trio n'est pas resté paralysé et court comme un seul homme rejoindre la prêtresse. Je reste en retrait, machette à la main et reculant pas à pas vers la torche allumée pour assurer leurs arrières. Les calypèdes descendent des parois et se dirigent vers moi qui ferme la marche. La torche enflammée projette leurs ombres grouillantes contre les parois de ses flammes dansantes, donnant une illusion infernale au chaos de cette vision. Ma torche, artificielle et sans effet sur la crainte des Calypèdes, tend à projeter leur ombre vers d'autres directions en fonction de mes mouvements, donnant l'illusion qu'ils sont une armée bien plus nombreuse qu'en réalité.

Le Calypède le plus proche me rattrape et se dresse de toute sa splendeur face à moi, dominant sa future proie de sa taille démesurée tandis que je le tiens en joue de ma machette. David contre Goliath, l'animal tente une morsure dans un plongeon et se heurte au tranchant de ma lame. Une lame de mon époque aurait brisé sous l'attaque, mais l'acier de cette époque est d'une autre qualité, je dois le reconnaitre.

Son attaque, destinée plus à jauger sa future proie qu'à l'occire en un coup, lui avait donné l'information que je ne me laisserais pas tuer facilement. Malgré mon allure de freluquet, je savais me défendre. L'animal m'était cependant supérieur en force, en agilité et en rapidité. Un vrai assaut m'emporterait, mais il risque une blessure sérieuse ou deux en le faisant. Chose à éviter pour faire de vieux os.

Un des trois paumés de la première expédition eut une idée lumineuse dans tous les sens du terme. Envelopper son arme de tissu imbibé de l'alcool qu'il avait dans sa flasque, et la rendre inflammable. C'était une espèce de lance électrique hightech qui deviendra bientôt inutile, l'homme y mit le feu avant de jeter celle-ci sur le calypède. Visiblement, la lumière froide de leur matériel était inefficace, mais celui-ci se sent pousser une montée de courage maintenant qu'il connait leur point faible.

Le tir fit mouche, en plein dans sa trogne de scolopendre géant, mais la chitine de l'insecte était bien trop résistante pour être percée par une attaque de si faible puissance. Cependant, le feu impressionne bien, surtout vu d'aussi près, et la bête recule devant le bâton enflammé, me laissant tout le loisir de ramasser celui-ci.

Ce fut une danse enflammée qui en suivit. Faisant tourbillonner autour de moi cette lance nouvellement acquise et prodiguant flammes et étincelles au fur et à mesure que son système électrique fondait. C'était le parfait spectacle pyrotechnique pour faire reculer ces créatures malgré son manque d'efficacité effective et une preuve ineffable que, malgré mon corps de bureaucrate en carton-pâte, je savais me défendre avec des arts et arcanes oubliés depuis un bon millénaire. Et non, ce n'est pas la première fois que je danse avec le feu, mais la dernière fois, j'avais un corps adapté à ce genre de conneries.

Faisant tournoyer ce flambeau ardant improvisé, je pouvais reculer sans risque, tenant en joue les calypèdes qui se tenaient hors de portée et qui paraissaient de plus en plus nombreux. Une fois au niveau de la prêtresse armée de sa torche et du trio tout juste sauvé, je lançais à ceux-ci.

Ethern : Je ne sais pas vous, mais je serai bien d'avis de me casser d'ici. Retournons à l'entrée voir l'autre survivant.

Moi et ma torche improvisée qui crépite l'électricité tandis que ses circuits fondent, nous restons en arrière, au niveau de la prêtresse tenant son bâton enflammé pour repousser les saloperies rampantes qui nous pourchassent tandis que le trio en combinaison tactique ouvre la marche vers la sortie. Je lance une petite phrase à ma partenaire du jour tandis que nous tenons en joue de nos armes enflammées l'obscurité grouillante.

Ethern : Merci du coup de main et merci du conseil. Ils te doivent la vie.

© By Halloween

Mer 21 Fév - 14:35

A la recherche du joyau de l'ancien monde

avec Ethern


L'obscurité était déchirée par les cliquetis menaçants des calypèdes, leur présence sinistre envahissant la caverne avec une menace imminente. Atahara resserra sa prise sur sa torche, sentant le poids de la responsabilité peser sur ses épaules alors que les créatures s'approchaient dangereusement. L'homme qui se tenait à ses côtés éructa une injonction pressante, appelant les autres à se protéger derrière les flammes vacillantes de la torche.

"Oui, vite, derrière moi ! Restez près du feu, c'est notre meilleure défense contre les calypèdes !" approuva Atahara, guidant les survivants vers la sécurité relative de la lumière vacillante. Elle ressentit un soupir de soulagement alors que les autres se pressaient autour d'elle, trouvant un refuge temporaire contre les ténèbres menaçantes.

Alors que le petit groupe avançait avec précaution, la tension dans l'air était palpable, chaque bruit suspect faisant frémir les nerfs tendus. L'homme à l'arrière, vigilant et déterminé, fut presque attaqué par l'un des calypèdes audacieux, mais parvint à esquiver l'assaut avec agilité. Un autre survivant, armé de courage, enflamma son arme et fit reculer le monstre en lançant une attaque bien placée.

"Je suis d'accord avec toi, il est grand temps de quitter cet endroit maudit", intervint Atahara, le cœur battant fort dans sa poitrine. La sortie semblait être le seul refuge contre les dangers terrifiants qui grouillaient dans les entrailles de la terre. Guidant le groupe avec une détermination renouvelée, elle sentit l'homme à ses côtés exprimer sa gratitude.

"Merci du coup de main et merci du conseil. Ils te doivent la vie.", déclara-t-il, ses paroles chargées d'une sincérité émue. Atahara lui rendit un sourire chaleureux, reconnaissante de la camaraderie partagée dans l'adversité.

"Nous nous sommes tous aidés mutuellement", répondit-elle avec humilité. "Je suis Atahara, prêtresse de Tohorâ, venue d'Aramila. Et toi, quel est ton nom ?"

Leur conversation fut interrompue par l'apparition bienvenue de la nuit étoilée, alors qu'ils atteignaient enfin l'entrée de la caverne. La silhouette familière du survivant rencontré précédemment les attendait, le soulagement se peignant sur son visage. Dans cet instant de retrouvailles, Atahara ressentit un profond sentiment de gratitude envers Tohorâ, reconnaissante d'avoir guidé leur chemin à travers les ténèbres et les périls de la mine abandonnée.

Atahara scrutait les visages des survivants, s'assurant que tous étaient en bonne santé malgré les épreuves endurées dans les profondeurs de la mine. Une fois les premières vérifications effectuées, elle aborda le sujet délicat de leur présence dans cet endroit lugubre.

"Pourquoi étiez-vous dans cette mine désaffectée ?" demanda-t-elle d'une voix ferme, mais empreinte de compassion.

Un silence gêné plana dans l'air, les regards fuyant sous le poids de la culpabilité. Les mercenaires semblaient mal à l'aise, préférant esquiver la question plutôt que d'y répondre franchement. Atahara perçut leur embarras et insista, sa détermination ne faiblissant pas.

"Je suis venue ici pour une raison précise", continua-t-elle, son regard perçant sondant les ténèbres de leurs secrets. "Il est évident que vous étiez également à la recherche de quelque chose. Nous avons tous des objectifs, des quêtes à accomplir. Dites-moi, pourquoi étiez-vous ici ? Quelle est cette chose que vous cherchiez ?"
Hier à 19:03


La prêtresse semble humble au jugé de sa réponse. Ce qui n'est guère surprenant venant d'une prêtresse d'un culte religieux. Ces gens-là sont généralement éduqués pour aider autrui, ou du moins, si l'altruisme n'est pas sincère dans leur culte, pour faire croire qu'ils le font, tandis qu'ils assoient doucement la puissance de leur dogme jusqu'à pouvoir faire tomber les masques dans une guerre sainte. Au jugé par son comportement et une simple courbe de perte et profits sur la situation, celle-ci parait être du premier type de croyants : les vrais altruistes.

Ethern : Mon nom est Ethern. Un simple mercenaire.

Tandis que nous poursuivons notre chemin tout en tenant en joug les ténèbres de nos arrières, le vent frais de l'extérieur se fait doucement sentir tandis que le toit de pierre obscur au-dessus de nos têtes laisse doucement la place à un ciel ouvert et suavement étoilé. C'est sous cette nappe céleste nocturne qu'on pouvait voir nos trois survivants s'approcher du quatrième survivant pour l'enquérir – discrètement – de la situation sous couvert de retrouvailles.

Étrangère : Chris ! Les choses qui ont tué Léon sont à nos trousses. Ces deux personnes nous ont sauvés !
Étranger : Ils craignent visiblement le feu. On pourrait...
Chris : Je ne retourne pas là-dedans ! On dira au patron que la mission est un échec.

Je regardais ces mercenaires amateurs discuter, prenant le rapport de mission que je leur avais subtilisé et m'apprêtant à poser des questions sur ce Spencer et ce qu'il voulait. Cependant, ce fut la prêtresse qui prit les devants et qui leur posa la fameuse question. Ils se plongèrent alors dans un mutisme gêné, ne pouvant répondre correctement à leur bienfaitrice sans dévoiler leur ordre de mission. J'observais discrètement la jeune femme parler, essayer d'insister pour qu'ils disent ce qu'elle savait déjà.

Fidèles à leur employeur, ils continuaient de fuir du regard, se dévisageant les un les autres en espérant que l'un d'entre eux fasse le premier faux pas. Fatigué de ces questions dont nous savions tous la réponse, je lisais à haute voix le paragraphe nous intéressant sur l'ordre de mission subtilisé, éclairé par la torche encore crépitante, mélangeant flammes et électricité.

Ethern : Ordre numéro 4. Récupérer le joyau au sein de la mine désaffectée. Ordre numéro 5. Rapporter le Joyau directement au mandataire Oswell Earl Spencer. Il y a dix ordres en tout, dont un indiquant que...

La lance se met à crépiter bien bruyamment, projetant des résidus enflammés sur le dossier en papier qui s'embrase. Je vois également que les flammes atteignent la batterie et que celle-ci gonfle dangereusement et rapidement. Je jette celle-ci ainsi que les documents enflammés dans l'entrée ou la lance explose en faisant un bruit de tous les diables, associée à une grande lumière, mais peu de dégâts, quelques échardes dans les murs de pierre, mais rien de gênant pour la structure.

Ethern : Bon, au moins, s'ils ont peur du feu, ils ne sortiront pas par là. On a la paix le temps que cette lance bizarre finisse de cramer.
Étranger : C'est une matraque électrique, monsieur. Enfin, c'était.
Ethern : Qui est Spencer et pourquoi il veut ce joyau ?
Étranger : Je... ne peux pas vous donner cette information... Le joyau lui serait très précieux pour son projet. Il n'y attache aucune importance financière, même s'il vaut une belle fortune. Il le veut clairement pour autre chose. Il nous a vendu cette mission comme étant sans risque et très bien payée. Les mines sont censées être désertes.

Ainsi, ils veulent le même joyau que moi pour des raisons bien similaires aux miennes, à savoir l'argent. Je ne me permettrai pas de juger leur avidité pécuniaire. Ils peuvent avoir des raisons derrière ce besoin d'argent bien meilleures que la mienne. Ce sont plus les raisons de ce Spencer qui m'inquiètent que celles de ce petit groupe de mercenaires. Il le veut pour en faire quoi ? Je me dois d'être méfiant jusqu'à ce que j'aie cette information. Me tournant vers la prêtresse et espérant une réponse plus théurgique de sa part, je lui pose finalement la même question.

Ethern : Et toi, Atahara ? Pourquoi tu es là ?

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