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Au sixième jour...

Au sixième jour...  Brandw10
Mer 7 Fév - 12:01

Miam

Atahara



La nature fragile ce n’était qu’un mythe. En effet, s’il y avait bien une chose que l’on pouvait constater c’était que la vie avec une capacité à toute épreuve pour s’adapter à tout et n’importe quoi. L’adaptation était la clef de la survie, les espèces qui disparaissent n’étaient ni les plus faibles, ni les plus stupides, non tout simplement celle qui ne savaient pas changer à mesure que le monde et l’environnement changeait.

La vie avait conquis les territoires les plus inhospitaliers, des fonds des mers où la pression faisait tordre le métal aux pics les plus acérées dominant le ciel et les terres.  Toujours, elle était là, toujours elle savait se gérer. Il n’était ainsi pas vraiment étonnant de savoir qu’il n’avait fallut que peu de temps pour que la vie soit en mesure de s’adapter aux conséquences de la naissance des civilisations, des villes et de la technologie. Les villes, toujours plus grandes, jadis bastion de la seule civilisation face à une bestialité réservé aux campagnes avait à son tour profité comme nouvelle environnement à de nouvelles espèces, tantôt dangereuses pour la civilisation tantôt utile.

Toutes ces nouvelles espèces avaient pour traits de survivre essentiellement à travers les productions de la ville, les récupérant par le vol ou les restes non consommées qu’offraient le gaspillage.

De la présence de cet écosystème urbain, Opale n’en était pas épargné. Pire, avec Epistopolis et Xandrie, elle était même un des endroits où cet écosystème était des plus vivaces, fortement aidés par les aléas des créations et d’abandon d’infrastructure et de réseau d’égouts souterrains qui servaient de poubelle pour les opalins et d’abris pour les monstres urbains.

Une des règles quand on habitait dans les grandes villes, c’était de ne jamais s’approcher trop imprudemment des égouts et des lieux où l’on jetait la nourriture car on ne savait jamais sur quoi l’on pouvait tomber. Après tout, les simples rats étaient déjà dangereux et agressif, pourtant ce n’était rien à l’échelle des horreurs qui pouvaient se terrer à Uhr.

Malheureusement, tout le monde n’avait pas le loisir de s’éloigner de l’écosystème urbain. Les quartiers pauvres jouxtaient le fonds et les zones où se déversaient les déchets de la société de consommation, à l’écart, loin des axes qui donneraient une mauvaise image aux voyageurs et visiteurs. De même ils arrivaient que des campagnards se trouvent parfois au mauvais endroit par mégarde ou ignorance.

Quoi qu’il en soit, jusqu’ici, c’était un jour normal dans les décharges épistotes. Des rats et de la vermine se nourrissaient, des monstres mangeaient des restes ou se mangeaient les uns les autres, quelques humains de temps à autre passaient malgré le déchet pour vérifier s’il n’y avait pas des objets de valeur disséminées dans les tas.

L’araignée face à tout cela restaient immobile. Elle avait un peu faim certes, mais les araignées avaient leurs propres méthodes de chasse. Sa toile était posée à l’entrée des égouts qui donnaient sur les déchets en l’attente d’une proie de grosse taille, elle s’amusait à manger les mouches et les cafards qui se faisaient prendre comme des grains de popcorn.

Rien à signaler qui sortait de l’ordinaire jusque là.

Jeu 22 Fév - 21:13

Dans les égouts, toutes les araignées sont belles

avec Galatée

Atahara se tenait dans la pénombre des égouts d'Opale, une lueur d'excitation mêlée à une pointe de nervosité éclairant ses yeux. L'atmosphère humide et putride était étrangère à celle qu'elle connaissait dans les profondeurs des océans, mais elle n'était pas ici pour se complaire dans le confort. Non, elle était là pour tester le totem d'invocation offert par la mystérieuse divinité poulpe.

Serrant le petit totem dans sa main, Atahara se concentra sur son énergie intérieure, laissant son esprit plonger dans un état méditatif. Une brume paisible enveloppa ses pensées alors qu'elle invoquait le calypède, cette créature redoutable des profondeurs de la terre. Elle sentit une énergie étrange s'éveiller autour d'elle, une présence familière et pourtant étrangère, comme si les ténèbres elles-mêmes prenaient vie.

Soudain, une ombre surgit de l'obscurité, une silhouette massive et menaçante. Les mandibules du calypède scintillaient faiblement à la lueur faible des égouts, ses yeux perçants fixés sur Atahara. Elle pouvait sentir la puissance qui émanait de la créature, une force brute prête à être déchaînée à sa volonté.

"Atahara", murmura-t-elle à voix haute, son souffle mêlé à celui de la créature. "Je te fais appel, ô gardien des profondeurs. Que ta force soit mienne, que ton courage guide mes pas."

Le calypède émit un grognement guttural, une réponse à son appel. Atahara sentit un frisson parcourir son échine alors qu'elle se préparait à tester les capacités de son nouveau compagnon.

"En avant, mon ami", dit-elle d'une voix ferme, son cœur battant avec anticipation. "Montrons à ces égouts qui sont les véritables maîtres des ténèbres."

Avec un rugissement bestial, le calypède se lança en avant, sa carapace luisant d'une lueur menaçante. Atahara le suivit de près, son esprit en harmonie avec celui de la créature. Ensemble, ils avancèrent dans les dédales sombres des égouts, prêts à affronter tout ce qui se mettrait en travers de leur chemin.

Les rats et les insectes fuyaient devant eux, terrorisés par la présence imposante du calypède. Atahara les observait avec un mélange d'émerveillement et de satisfaction, réalisant la véritable puissance de son nouveau don. Elle se sentait vivante, connectée à quelque chose de plus grand qu'elle-même, une force ancienne et mystérieuse qui guidait ses pas.

Alors qu'ils avançaient plus loin dans les égouts, Atahara sentit une étrange présence, une aura malveillante qui flottait dans l'air. Elle serra le totem avec force, prête à faire face à tout ce qui se dresserait sur leur chemin.

"Restons vigilants, mon ami", murmura-t-elle au calypède, son regard scrutant les ténèbres. "Nous ne sommes pas seuls dans ces profondeurs. Restons unis, et rien ne pourra nous arrêter."

Le calypède émit un grognement d'approbation, sa présence rassurante à ses côtés. Ensemble, ils continuèrent leur exploration des égouts, prêts à affronter tous les dangers qui se dresseraient sur leur chemin. Car désormais, Atahara savait qu'elle n'était plus seule dans sa quête, que le pouvoir du totem était une force à ne pas sous-estimer. Et avec son fidèle compagnon à ses côtés, elle était prête à affronter tous les défis que le destin lui réservait.