Light
Dark
Bas/Haut

[Requête - FB] Les bons comptes, font les bons...

[Requête - FB] Les bons comptes, font les bons... Brandw10
Jeu 25 Jan - 13:37

Du mercure, de l'étain et du plomb

Sur la route du Grand Oeuvre


Sous le ciel de Xandrie, l’heure était à la gravité. Et pourtant, ses bracelets teintaient comme une brise légère, charriant à chaque entrechoc un son de clochettes, de pierres précieuses et de verres clairs, une symphonie minérale que l’on pouvait suivre à la trace dans les couloirs.

Dehors, le ciel était encore bleu. Une heure trop matinale pour les rencontres, trop matinale pour quoique ce soit d’autre que le petit déjeuner. Et pourtant, comme une ruche ouvrière, le siège des Monétaristes étaient déjà en pleine effervescence. Les petites abeilles, dans leurs plus beaux habits, s’affairaient autour de leur reine, un éminent Monsieur nommé Huang, qui venait à peine d’arriver sur place. Dans ce ballet élégant, on tournait, on astiquait, on récurait, on préparait des liasses et des liasses de papiers couverts de petits symboles noirs qui fusaient d’étage en étage, de pièce en pièce. Tout devait être parfait.

Et pourquoi? Parce qu’aujourd’hui, on recevait du beau monde. La belle affaire. Les petites ouvrières volaient çà et là, et ne remarquaient guère la silhouette toute de spinelle et d’or qui sifflotait depuis un balcon, surveillant le grand hall de ses yeux de pierres précieuses que l’on jurerait arraché des profondeurs d’une mine. Une mine: c’était le mot sur toutes les lèvres. Les siennes étaient doucement tirées en un sourire songeur, papillonnant en murmurant les paroles de la comptine qui lui venait en tête. Une histoire de profondeur et d’abysse, et d’amants légendaires qui grâce à leur amour sans faille, parvenaient à trouver le chemin vers le soleil levant. Ces vieux contes de son enfance ne manqueraient jamais de la charmer, bien plus que les effluves de mondanité qui remontaient du rez-de-chaussée.

N’avez-vous pas mieux à faire que rêver, Mademoiselle Fà?!” Une voix l’interpella brusquement, tirant la belle-de-nuit de ses songes éveillés. Face à elle, une furie qui servait d’assistante au premier secrétaire, les cheveux tirés à tellement d’épingle que ses yeux se plissaient. “Vous feriez mieux de prêter assistance à vos confrères, nous ne seront jamais prêts à temps!

Allons, allons, Madame Xuhua.” Lan-Lan ne bougea pas d’un pouce, insolente petite poupée sous les traits d’une noble dame qui se veut teintée de sang-froid. “Brasser de l’air ne nous aidera en rien dans les négociations - mieux vaut conserver toutes nos forces si nous voulons faire plier les Opalins.

Scintillante pierre aux milles couleurs… Ils n’en avaient que l’apparence, ces riches notables qui devaient leur rendre visite. Elle s’imaginait déjà leur visage bouffie dans la richesse que leurs exploitations voulaient bien leur rapporter, sans qu’ils n’aient jamais à lever le pouce. Mécanique injuste, usée. Un coup à jouer…
La rumeur avait enflé depuis plusieurs semaines déjà. Une mine en dormance, négligée, abandonnée disait les on-dit. Un trou qui dominait une plaine sur les steppes d’Oman; mais qui était… Mystérieusement à l’arrêt depuis quelques semaines. Et ils avaient des indicateurs bien placés: les mineurs leur avaient adressé à mi-mot que l’activité diminuait, diminuait… Une peau de chagrin qui jour après jour ne produisait plus rien que quelques galons de myste. “C’est pas un souci de notre part, vous voyez.” Disait-il. “Nous, on fait notre part. Les gars, ils font leur part. C’est plutôt… En haut que ça déconne.” Ah? Comment ça, ça déconne? “Oui, vous voyez… Les Opalins mettent plus les sous, alors nous, travailler pour rien, ça ne nous intéresse pas. On peut plus creuser, et les machines, nous on ne sait pas comment les faire tourner. Le bruit court qu’en profondeur, il y a des bêtes qui grouillent, ça fait peur aux gros bonnets qui veulent se concentrer sur la surface. Mais ils n’investissent pas, que voulez-vous. Nous, on peut rien faire de plus.”

Les mineurs avaient mauvaise réputation, pauvres bougres. Pourtant habiles, forts, et surtout: clairvoyants. Ils n’avaient rien dit clairement, et pourtant tout avoué. Ainsi la mine était délaissée de plus en plus, et non pas par manque de fougue Xandrienne, mais par manque d’intérêt des propriétaires eux-mêmes. Un mauvais investissement car peu rentable, ils ne croient plus au rendement et se refusent à payer plus, alors que dans les profondeurs se cachent peut-être tous les joyaux du monde et bien plus de richesse encore.
Et les richesses, c’est le propre des monétaristes. Sous ses mèches de braises, Lan-Lan écoute sagement. Elle n’était pas ambassadrice encore, une sage monétariste qui commençait à avoir assez de bouteilles, d’expérience, et surtout d’influence pour se faire remarquée, ne serait-ce que par son nom, ou la salamandre qui ondulait sans cesse autour de sa taille ou de son cou, symbole d’un titre qui la rapprochait bien plus du roi que des négociants qui oeuvraient pour l’enrichissement de la guilde. Une affaire en or. Une affaire en myste. Un coup de génie qui pourrait enfin faire tourner la vapeur à leur avantage.

Madame Xuhua, où en sommes-nous des invités? J’attends quelqu’un voyez-vous.” Quelqu’une, pour être précise. Une créature toute de sagesse et de discipline qui partageait ses yeux et une mèche de feu leur grand-mère. “Vous devriez quérir l’intendance, que chacun soit accueilli comme il se doit; Vous ne voudriez pas qu’on prétende que les monétaristes sont mauvais hôtes. N’est-ce pas?

Son sourire s’était estompé. A la place, elle montrait les crocs. Pourquoi, Lan-Lan, petite fille de cours? Tu as l’habitude de mener tes troupes et tes contrats, alors des directives? Tu manques d’humilité, tu manques de discipline. Tu n’es pas ta sœur.
Du coin de l’oeil, la spinelle croise un bien mystérieux rubis qui ondule derrière la figure du très respecté Huang. Figure haut-placée elle aussi, admirée, on la veut prochaine sur la liste. Mais pour l’instant, elle n’était pour elle qu’une figure enveloppée de mystère croisée aux détours des couloirs.

La journée s’annonçait riche pour la guilde. Pouvoir négocier avec des propriétaires d’Opale n’était pas donné à tout le monde, encore moins aux Xandrien. Une petite révolution qui pourrait bien faire de cette année 1987 une véritable année blanche. Ou doré…
Ven 9 Fév - 16:13

Minerais, paperasse, glaive

Premiers pas


Les lueurs de l’aube animent les rues de Xandrie par ses rayons doucereux, laissant derrière elles les lumières artificielles des enseignes grésillantes qui éclairaient, dans les coins les plus sombres, les marchands nocturnes à l’honnêteté précaire. Aujourd’hui est une belle journée pour ce que s’apprête à vivre Xandrie, un pas vers l’indépendance, si la guilde des monétaristes arrive à ses fins. Je n’ai aucun doute que les négociations, aussi lourdes soient-elles, arriveront vers un accord en faveur de notre pays. Lan-Lan ne fait-elle pas partie du comité rencontrant les Opalins ? Et je connais ma sœur et son verbe qu’elle manie à la perfection, lorsqu’elle veut quelque chose, elle l’obtient, et de bonne grâce qui plus est. Ses collègues devront suivre la cadence pour ne pas perdre pied, et là encore, je n’ai aucun doute sur le fait que la guilde a su s’entourer des meilleurs.

C’est en tant que Lieutenant que je traverse la ville et son tumulte naissant, mais c’est en tant que sœur que je franchis la porte du bâtiment qui me fait face. Mes pas résonnants ne font pas échos sur le luxueux carrelage qui habille la guilde, étouffés par l'agitation environnante. Mes yeux ne s’attardent guère sur la fine architecture des lieux, d'un style et d'une décoration généreux. Il faut bien montrer l’opulence de la guilde pour rassurer les actionnaires ou autres emprunteurs.
Non, mes yeux préfèrent rester sur leur objectif qui n'est autre que l'accueil en cet instant. Je fixe l'agente qui me gratifie d'un °°Bonjour officier, que pouvons-nous faire pour vous ?°° à la vue de l’écusson forgé sur ma fine armure.
°°Lieutenant Fà°° me présenté-je, laissant à mon interlocutrice le soin de se rappeler ce nom. °°J’ai rendez-vous avec Lan-Lan Fà°°. Elle acquiesce en me demandant de patienter, l'on va venir me chercher. Je ne bouge pas, harponnant de mes pupilles chacun de ses mouvements, ma dextre posée calmement sur la garde de mon épée. Le manège ne dure que quelques minutes avant que l'on vienne me quérir. °°Madame Xuhua°° salué-je en inclinant légèrement le menton. Nous nous étions rencontrées lors des préparatifs de sécurisation auprès du directeur de la guilde. Sans fioriture l’assistante joue les guides jusqu'à l'étage où Lan-Lan, sourire en coin, nargue d’un regard espiègle l’adjointe du premier secrétaire qui continue son chemin, tête haute.

°°Que lui as-tu fais ?°° souris-je tandis que mon regard s’emplit de tendresse pour ma sœur. Pour seule réponse Lan-Lan me prend dans ses bras avec un petit rire cristallin. Je lui rends son étreinte, ravie de la voir avant le début des hostilités. °°Bonjour Huang-Long.°° La salamandre s’enroule autour de mon bras avant de remonter dans mon dos posant un instant sa tête sur mon épaule. La journée promet d'être longue et éprouvante, dehors les grondements de certains groupuscules se font entendre. Accueillir les Opalins est vu d'un mauvais œil, des débordements sont à prévoir, le Guet n'est pas en reste.
°°Je n'ai pas beaucoup de temps,°° avoué-je à contre cœur. Il me faudrait retrouver mon unité aux abords de la ville, prêts à recevoir le cortège Opalin, lui-même accompagné de ses propres gardes et d’une escorte Xandrienne depuis la frontière. °°Êtes-vous prêts ?°° demandé-je en montrant du menton les fourmis qui se démènent pour faciliter dans les moindre détails le contact avec les industriels rivaux. Une question formelle, bien sûr qu’ils seraient prêts. Arriver à faire venir les gros bonnets sur le territoire relève de l’exploit, c’est déjà une belle victoire de la part des Monétaristes. Il ne reste plus qu’à jouer les prolongations, entre courbettes et sous-entendus, je suis bien heureuse de ne pas être à la place de Lan-Lan qui, sans nul doute, prendra un plaisir délectable à faire plier les négociants. J’admire ma sœur, sa ténacité n’est plus à prouver et son sens du commerce moins encore. Est-ce le bon choix ? Par un réflexe inconscient j’attrape mon médaillon entre mes doigts, caressant la cruche que représente Bahlam, un geste que Lan-Lan sait interpréter comme un doute qui s’insinue en moi. Sa main glisse sous mon coude et nous marchons le long de la balustrade avant que ses mots ne viennent me rassurer. Un premier pas vers l’indépendance Xandrienne, une économie relancée, des mineurs fiers de porter le bleu de travail national. Un bel avenir se profile dans son discours si, aujourd’hui, tout se passe sans heurt. °°Je vais y veiller, le Guet a déployé plusieurs unités pour sécuriser le parcours des Charos°° c’est ainsi que je nomme familièrement les Opalins, les charognards qui mangent sur le dos de nos concitoyens prêts à tout pour gagner leur bout de pain. °°Ils ont empruntés les voies fluviales depuis la frontière, dernière ligne droite, le lac de Xandrie jusqu’à nos portes. Nous avons restreint l’accès de plusieurs parcours possibles, personne ne sait quel chemin nous prendrons pour venir jusqu’ici, pas même moi.°° Bien que l’idée fut soufflée par mes soins, le Commandant me fera parvenir à la dernière les instructions du chemin à suivre. °°Seule la destination est connue de tous, je sais que ton esprit est déjà en train d’amadouer nos futurs arrivants, mais prends garde Lan-Lan, vous êtes les plus exposés au mépris des  extrémistes.°° Une cloche sonne dans le hall, annonçant de son tintement le début des jeux. °°Tu m’amène auprès de Huang ?°° Lan-Lan me devance, libérant sur son passage cette douce odeur de fleurs que j’affectionne tant, signature de la matriarche des Fà.

°°Directeur.°° salue-je en inclinant la tête. °°Madame …°° poursuis-je à l’attention de l’ombre dans son dos, femme discrète au regard aussi redoutable que le feu qui nourrit ses iris. °°Le Guet est prêt à recevoir vos invités, d’après nos dernières informations, ils devraient arriver d’ici quelques heures, avant que le soleil n’atteigne son zénith.°°
Mar 20 Fév - 13:18


Dragons et vipères

En compagnie des charmantes sœurs Fà


Il avait été déplacé. Relégué à un bout de couloir, lui qui trônait habituellement au sommet des escaliers principaux, visible d’où que l’on se tienne, du hall au balcon du premier étage. Ce tableau qu’affectionnait Chaya. Le dragon de Xandrie veillant sur sa cité naissante, entre lac et montagne. Une reproduction, fidèle et coûteuse, d’un original ayant disparu avec son artiste à l’identité vaporeuse. Un royaliste, pour certain. Tout le contraire, pour d’autres. Puisque s’il avait été royaliste, il n’aurait pas disparu. Les rubis observaient, eux, et s’interrogeaient avec malice.

Au centre de tout, un seul bâtiment dominait la ville, presque entièrement baigné dans la lumière, sauf ses étages les plus hauts. Un palais royal, béni à ses fondations mais la tête noyée dans l’obscurité. Ce ne serait pas un symbole très royaliste, pour sûr.

Ou bien, il n’y avait aucun palais.
Seulement,
la tour des Monétaristes.
Entre ombre et lumière.
Astras et manigances.

À sa place, on avait installé une toile sans grand intérêt ni symbole, quelque chose qui venait d’Opale, donc. Pour flatter leurs invités. L’heure approchait et tous étaient à pied d'œuvre. Ou presque tous, certaines fleurs restent indomptables. Chaya, en sa qualité de Trésorière, accompagnerait les négociations, tâchant de conseiller son supérieur comme elle le faisait dans l’ombre depuis quelque temps déjà. Si elle avait su gagner son estime et par là même son oreille, elle ne parvenait pas toujours à l’influencer. Monsieur Huang avait la carrure et la démarche d’un homme débonnaire, au noble embonpoint et à l’air joviale, avenant. Une bonhomie naturelle qui lui attirait la sympathie des âmes les moins vicieuses. Pour les autres, elles faisaient tout au contraire l’erreur de le penser désinvolte, simple et manipulable. Elles, surtout, tombaient dans le piège.

Sous le sourire rieur et l’oeil bienveillant, se trouvait un esprit tranquille et pragmatique. Deux qualités indiscutables pour diriger les Monétaristes. L’homme était de noble lignage et connaissait tout de la voracité de ses pairs. Dans ses cheveux d’un noir profond, des fils blancs apparaissaient parfois, trahissant les années et les efforts, mais Monsieur Huang était un homme coquet et friand de teinture. Il dissimulait aussi bien les affres du temps que ses véritables intentions.

La lieutenant du guet s’approche pour les saluer et Chaya lui adresse un simple mais respectueux mouvement du menton. Jugeant peu utile et adéquat, de couper son supérieur pour donner son nom à la jeune Fà. Elle n’avait sans doute pas besoin de le retenir et quand bien même souhaiterait-elle l’obtenir qu’elle pourrait questionner sa sœur. Il était inutile de connaître leur nom de famille pour deviner leur lien de parenté. Ses yeux là ne trompaient pas. Ou, peut-être tout le contraire, suivant la demoiselle sans doute.

Elle était si jeune, cette lieutenant, et déjà formatée. Sa posture, la position de ses armes, la tension dans ses épaules lorsqu’elle tournait la tête. Ce devait être une bonne combattante certes mais son style devait être aussi rigide que son grade. Elle n’aurait sans doute pas l’occasion de le juger.

- Vous m’en voyez ravi ! Ainsi donc c’est votre soeur, Lan-Lan ? Merveilleux. Je suis rassuré de vous avoir avec nous, lieutenant. Un travail remarquable que le vôtre, j’espère que vous pourrez profiter de notre hospitalité. Lan-Lan, je vous laisse prendre soin de nous montrer sous notre meilleur jour, bien sûr.

Les mots sont de miel mais l’honnêteté indiscutable de Monsieur Huang les fait sonner vrais et très certainement le sont-ils. Il se réjouit d’être protéger par le guet, les monétaristes ont toujours eu des relations très cordiales et respectueuses avec l’organisation militaire. Ils avaient en commun de loyalement servir leur bon roi après tout. Et les intérêts de leur pays.

Le directeur prenait finalement congé non sans avoir de nouveau souhaiter la bienvenue à la jeune Fà. Que cela soit son rôle ou son nom de famille, il ne faudrait pas froisser la demoiselle. Chaya, ombre de velours, salue discrètement les deux sœurs avant de suivre son supérieur. Ils avaient encore à faire et il y avait des chiffres que Monsieur Huang devrait accepter avant leur rendez-vous.

Arrivaient, une heure après l’heure fixée, les trois émissaires opalins. Directement impliqués dans l’affaire puisque actionnaires majoritaires de la mine dont il était question.

- L’humidité de cette ville, vous devez avoir tout le mal du monde à garder vos murs à peu près présentables.

Madame Fladenmuller, trente-six pourcent des parts, avait hérité de la chose sans l’avoir demandé, ni mérité, comme le reste de sa fortune familiale. Drapée de satin et d'arrogance, or rutilant jusqu'au bout des ongles. Femme apprêtée et visiblement contrariée par l'atmosphère même de la cité. Elle semblait pressée d'en finir.

- Ne dites pas cela, ma chère, c'est un très bel établissement que vous avez là monsieur Huang. C'est un véritable travail d'ingénierie que de faire avec les moyens du bord.

Monsieur Stanford, quarante-neuf pourcent des parts, premier actionnaire et leur interlocuteur principal lors des pré-négociations. Il avait convaincu sa partenaire d'affaire pour le déplacement. Il était très certainement celui qui gérait les comptes, peu reluisants, de la mine. Il en possédait d'autres, bien plus rentables à bien moindre frais. Il avait à son côté, le troisième opalin, qu'il présenta comme étant son fils, Stanford Junior, évidemment.

- Qu'importe le bâti s'il est porté par des employés de valeur et je suis certain de voir ici, de belles qualités.

Sirupeux et malhabile. Jeune paon qui se croit lion. Il tourne son regard, deux perles d'un bois terne, sur les demoiselles Fà d'abord, puis sur quelconque courbe qui s'inclinerait à son passage. Il est le futur Stanford, le futur d'Opale peut-être aussi. Engoncé dans la soie et la condescendance, aisément distrait et plus soucieux de sa propre apparence que de son intellect.

Ainsi étaient arrivés, les opalins.


Codes couleurs: