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Ne pose pas de question

Ne pose pas de question Brandw10
Lun 11 Déc - 12:09

Préparation

Ft. Kailan


Il y a quelque temps dans un bar malfamé d’Epistopoli…

Présente dans la cité pour une mission classique de maraudeur, la grande guilde des mercenaires xandriens dont elle était une vétérante, Violette sirotait tranquillement un verre d’alcool. Enfin… Tranquillement c’était un grand mot, à ses yeux l’alcool epistote restait une insulte à la chose et elle n’était contrainte à le boire que par ses addictions qui avaient besoin d’être comblé quitte à consommer quelque chose d’insupportable qui faisait plus souffrir qu’autre chose.

Entre deux insultes envers les vignerons épistotes, une personne sans prévenir se posa à sa table. Sans vraiment bouger, la portebrume leva les yeux, lâchant tout simplement un simple :

C’est pour ?

Sans répondre, l’homme déposa silencieusement à la table, un écusson représentant un serpent rouge. Il s’agissait donc d’un membre de la fosse. A la vue de cet emblème, Violette soupira un instant. Lorsque le cartel venait la voir de manière aussi impromptue c’était rarement pour prendre de ses nouvelles, cela signifiait qu’elle allait encore devoir se taper une merde urgente dont elle n’avait personnellement rien à foutre.

La xandrienne s’accouda alors un peu plus à la table pour se pencher.

J’pense que t’es pas là pour me parler d’mon augmentation. T’veux quoi ?

Tu t’en doutes, on a un petit problème et t’es la seule qualifiée et dispo pour le régler ici.

Expirant un grand coup, Violette regarda ailleurs tout en reculant pour s’adosser puis s’affaler sur le dossier de sa chaise.

‘tain. Ca fait chier. Y’se passe quoi encore ?

Y a eu une descente à l’usine du timo pour des merdes classiques de ce pays. Ils ont eu le temps de se débarrasser des preuves sur une certaine affaire où on était impliqué. Mais y a un automate qu’à réussi à se tirer ou survivre à la destruction j’sais pas. Faut le choper ou le détruire, on peut pas s’permettre que ses données soient fouillées.

Violette restait silencieuse, elle n’avait pas envie de poser plus de questions que ça sur cette affaire. La curiosité était un vilain défaut, encore plus dans le monde du crime. Parfois pour sa propre survie, il valait mieux se contenter d’être un simple pantin parfaitement conscient de l’être qu’un contestataire indépendant qui voulait faire ses propres choix en libre conscience.

D’accord.

Laissant un bref silence.

Et faut chercher où ta merde ?

Il a survécu à la destruction donc il doit être vers la casse j’imagine. Y a des gangs qui gèrent le business là-bas. Des groupes classiques, ils sont pas assez gros pour avoir besoin de forcer la main donc y aller discrètement devrait suffir, faut juste pas attirer l’attention de gens qui pourraient nous tenir tête ici.

Il tendait un papier à Violette.

Va passer une transaction la bas et profite en pour fouiner comme tu sais le faire.

D’ac…

La casse donc… Elle n’était encore jamais vraiment allée dans ce genre d’endroit. Les décharges publiques ça n’attirait pas vraiment le commun des mortels, surtout que dans une classe comme celle d’épisto, devait y avoir des saloperies niveaux toxicité.

Quoi qu’il en soit, il y avait une mission à faire. Officiellement auprès des ferrailleurs pour une commande d’armement non fichés par les entreprises d’armements épistotes, en réalité pour autre chose…

Le gang épistote avait un bar, le point de rencontre classique entre vendeur et client dans une zone contrôlée et ouverte à la fois. Ainsi, Violette s’y rendit.. elle n’avait pas de plan, comme d’habitude elle improviserait sur le tas.
Mar 12 Déc - 23:46

Ne pose pas de question

Ft. Violette



Le bar était calme en ce moment. Enfin, il avait son activité habituelle, avec les clients habituels, ceux qui venaient boire les boissons proposées, et ceux qui venaient pour d'autres types de transactions. Quand Kailan n'arpentait pas les rues epistotes ou ne partait pas dans les grandes routes, elle se trouvait dans cet établissement à la limite du miteux, quelque part dans les bas fonds, à écouter ceux qui étaient plus expérimentés et qui la formaient, dans le gang des ferrailleurs.

Elle n'était pas née de la dernière pluie en matière d'activités illégales, mais elle ne pouvait pas prétendre tout connaître du milieu. Kai savait que toute leçon serait bénéfique, même si ce n'était que des rappels. Alors elle tendait l'oreille et ouvrait l'œil pour apprendre à agir comme ses pairs. La réputation du gang des ferrailleurs était faite dans les bas-fonds d'Epistopoli, et même au-delà. Si Kailan désirait réaliser ses rêves, alors elle devait en profiter avec la formation dispensée par le gang.

Elle était négligemment assise sur une table, face à une des rares non alcoolisée mais toutes aussi écœurantes que celles qui énivraient les clients, quand l'un de ses formateurs s'approcha et prit place à côté d'elle.

— Il est temps que tu agisses par toi-même, maintenant, Kai. Je t'ai montré le minimum qu'il y a à savoir. Tu vas prendre ma place pour la prochaine transaction.

— C'est quoi, l'plan ?

— La routine. Un client qui a passé commande, il ne va pas tarder.

L'homme lui tendit un papier qu'elle saisit et lut. Il y avait le détail de la commande, à savoir des armes, et rien que des armes. Elle aurait pu se dire que ce client avait la gâchette facile, mais la quantité laissait plutôt croire que la commande n'était pas que pour une unique personne.

Le temps tourna encore, puis ça devint intéressant.

Kailan remarqua une femme aux cheveux argents, qu'elle n'avait jamais vu. Il était possible qu'elle fut ce client tant attendu, mais s'avancer trop vite en besognes serait une erreur de débutant, de l'amateurisme de bac à sable. Même un gamin qui débute dans le business n'aurait pas été aussi stupide. Au bout de quelques minutes, Kai se leva de sa table pour ensuite prendre place nonchalamment sur une chaise à la table de l'inconnue. Elle se servit du dos de sa chaise comme accoudoir pour son bras.

—  J'te préviens, les boissons servies ici, c'est d'la pisse de yearrk. Si tu veux boire une vraie boisson, faut chercher ailleurs.

Elle allait faire quoi, la lady ? Fuir le bar avant de s'empoisonner ou rester ? Elle avait une tête à aller faire du tourisme dans la haute ville et à s'être perdue dans les bas quartiers – à moins qu'elle fusse un de ces touristes en quête de sensations fortes – mais quelque chose disait à Kai de se méfier des apparences.

Mer 20 Déc - 11:12

Suis au courant

Ft. Kailan


Prostrée à sa table, l'œil peu motivé en regardant sa boisson alcoolisée, Violette tentait alors de trouver mentalement les forces de la finir.

Fait chier putain…

Quel pays de merde franchement. Cet endroit était vraiment l’incarnation de tout ce qui se faisait ailleurs en moins bien, que ce soit vis à vis d’Opale et Xandrie. Ainsi, la portebrume ne comprenait même pas comment on pouvait rester vivre ici. Cette nation n’avait rien pour elle, si ce n’était l’argent que bien peu avait réellement.

Tandis qu’elle était, une fois n’est pas coutume, plongée dans ses divagations intérieures, une nouvelle revenue se ramena devant elle, prenant tranquillement une chaise comme si de rien n’était avant de se poser à sa table. La xandrienne n’en était pas particulièrement offusquée, elle-même faisait de même et de plus, cela l’arrangeait que la dite bande vienne à elle plutôt que l’inverse. Elle n’avait pas envie de perdre du temps à devoir les chercher elle-même, d’une part parce qu’elle avait la flemme, de l’autre parce que venant d’une véritable corporation du crime, elle n’avait que peu de considération pour les groupes qui n’avaient pas la puissance des oligarques du crime xandrien.

Bon, il y avait une chance que la jeune fille en face d’elle ne soit qu’une ivrogne un peu trop social mais elle avait l’air trop direct et sûr d’elle pour cela.

A son petit commentaire sur l’alcool des lieux, Violette décocha un léger sourire avant de répondre d’un air amusé.

Ah ouais ?

Elle soupira longuement.

Si j’étais là pour consommer des choses plaisante pour mes papilles, j’pense que j’aurais pas franchi la frontière tout simplement. L’art culinaire et la binouze, ça a jamais été vraiment votre truc nan ?

Il n’y avait pas que l’alcool qui était parfaitement détestable dans ce pays de merde.

Cela dit, la maraudeuse jusqu’ici avachie et accoudée à la table, se redressa sortant de sa poche une cigarette et un briquet, prenant une bonne bouffée d’un produit inconnu avant de continuer.

Sinon… Que me vaut cette arrivée à cette tablée ?

Violette souriait à nouveau du coin des lèvres.

J’doute que t’es uniquement ici pour cracher dans le dos de ton tavernier.
Dim 31 Déc - 22:50

Ne pose pas de question

Ft. Violette




Elle la sentait bien, l'albinos. Elle ne passait pas par quatre chemins, répondant franchement à Kailan au sujet d’Epistopoli. Kai rit légèrement à sa réplique. Epistopoli ne brillait que pour ses inventions et sa technologie, et encore, pour ceux qui vivaient dans la Haute Ville. Le reste de la capitale n'était qu'un amas d'ordures en putréfaction, une décharge à ciel ouvert pour les ouvriers et les autres résidants des bas-fonds. Difficile de défendre la cité dans laquelle elle habitait, surtout en étant parmi les parias.


— Tu marques un point, sourit-elle.


Kailan suivit du coin de l'œil les gestes de son interlocutrice, qui ne fit pas grand-chose pour cacher l'étrange produit qu'elle allait fumer. Cette femme n'était pas le genre fréquentable, et cela tombait bien pour Kailan : elle non plus ne l'était pas. Certaine d'avoir trouvé la cliente recherchée, Kailan réajusta sa posture sur sa chaise, adoptant une attitude plus sérieuse tout en demeurant détendue. Elle appuya son coude sur la table et posa la joue sur son poing.


— J'aime bien ce bar, mais j'y traîne surtout pour les affaires pour être honnête.


Kai suivait du regard les gestes de l'albinos, tentant de jauger le genre d'individu qu'elle était. Cette femme ne semblait pas vouloir perdre son temps dans ce bar, les négoces seraient certainement rapides, et Kailan n'aurait plus qu'à procéder à la distribution de cette lourde marchandise.


— Si c’est pas la gastronomie épistote qu'tu veux, j'ai peut-être c'que t'es venue chercher.


Cette dame n'avait plus qu'à se dévoiler à son tour, et elles iraient enfin droit dans le vif du sujet.

Lun 8 Jan - 9:58

Suis au courant

Ft. Kailan


Violette n’était pas du genre à tergiverser ou à cacher ses intentions derrière les dorures verbales dont pouvait faire preuve certains. Elle était en mesure de le faire quand la situation s’y prêtait, néanmoins personnalité faisant c’était loin d’être le choix par défaut.

Il n’y avait aucun hasard à ses yeux quand une personne venait se ramener devant elle, peu importe ce qu’elle pouvait bien dire derrière. Nulle coïncidence en ce monde, que des rapports de causalité.

De ce que disait la demoiselle qui lui faisait face, elle devait faire partie de ceux qui géraient ce petit territoire et la décharge qui était dessus. Parfait, ça lui évitait de devoir chercher elle-même ses types si aujourd’hui ils avaient décidé de se terrer. Au moins un avantage que la xandrienne pouvait attribuer à sa nébula était le fait qu’elle lui permettait d’être paresseuse et de se bouger le moins possible. Chose qui était loin de lui déplaire, encore plus pour un sujet dont elle n’avait à titre personnel rien à foutre.

Malgré tout, derrière sa nonchalance et son menfoutisme habituel, quelque chose turlupinait la portebrume : l’âge de son interlocutrice. Jeune, elle lui semblait trop jeune. Elle devait à tout casser avoir une dizaine d'années de moins qu’elle. Ainsi à ses yeux ce n’était rien d’autre qu’une gamine qui venait de sortir de l’enfance. Cela en était presque triste pour elle que de voir que les epistotes envoyaient si facilement les gosses au charbon.

Léger voile d’empathie que la criminelle était loin de montrer, question d’ego et de principe. Elle n’était pas du genre à se comporter de manière sympathique et elle n’avait pas l’intention de l’être.

Tant mieux.

Se penchant légèrement pour s’accouder tranquillement sur le table avant de laisser reposer son menton sur le dos de sa main droite, elle continuait.

J’cherche quelque chose en effet. J’ai besoin… de pièces d'électroniques d’automate pour un projet perso. J’ai la flemme d’expliquer ce que c’est et puis de toute manière c’est trop compliqué. Donc j’ai juste besoin de savoir où est ce que ça peut se trouver en bonne quantité.

En réalité c’était surtout qu’elle n’y connaissait pas grand-chose à l'électronique. C’était une pouilleuse des bas-fonds des bidonvilles xandriens où on se chauffait encore au bois et au pétrole. Autant dire que si elle commençait à parler de circuit avec quelqu’un qui s’y connaissait, son incompétence crasse allait se voir.

Mer 31 Jan - 21:38

Ne pose pas de question

Ft. Violette


Cela devenait enfin sérieux. Kailan garda son apparence faussement détendue, bien qu’au fond de son esprit, la pression de bien faire pour prouver sa valeur auprès des ferrailleurs prenait forme. Ainsi que de la place dans ses pensées. La femme aux cheveux d’argent se pencha sur la table, accoudée dessus, expliquant ce qu’elle désirait. Pas de doute, il s’agissait bien de sa cliente. Malgré une demande floue de sa part, et bien, le client restait roi, même s’il y avait des limites qu’il ne fallait pas dépasser, même dans un commerce illégal. Kailan sourit :

— Ça tombe bien, de l'électronique, on en a plein les bras, ça va nous faire du bien de nous en décharger. J’suppose que t’aimerais voir la marchandise.

Sans attendre sa réponse, Kailan se redressa, puis tourna la tête en replaçant la chaise à sa place, en direction du comptoir où se situait encore son mentor. D’un signe de tête, il comprit. Kailan savait qu’elle ne pourrait pas réaliser une transaction entièrement seule à ce stade, n’ayant pas l’expérience nécessaire au sein des ferrailleurs. Des ombres allaient les suivre et surveiller la vente, au cas où quelque chose tournerait mal.

— On s’casse d’ici, dit-elle en ouvrant la porte du bar.

Elle s’engagea d’un pas nonchalant le long de cette rue qu’elle connaissait par coeur, sans se soucier que la cliente la suive ou pas. Elle croisa quelques visages familiers qu’elle salua au passage, puis tourna la tête vers la cliente :

— T’es un genre d’ingénieur, c’est ça ?

Elle faisait la conversation pour passer le temps, pour la durée du trajet, qui prendrait quelques bonnes minutes à pied. On lui avait dit que certains clients aimaient bien qu’on s’intéressait à eux, même si Kailan s’en tapait un peu, de faire la discussion avec des gens qu’elle ne croiserait que ponctuellement, le temps d’une transaction.

Mar 6 Fév - 11:46

Suis au courant

Ft. Kailan


Elle ne savait pas exactement ce qu’elle cherchait, mais elle le cherchait. Elle avait donc lancé une bouteille en la mer en tentant sans trop en dire de décrire ce qu’elle voulait à la petite brigande. Fort heureusement, chance faisant, classique pour un portebrume de fortune direz vous, il semblait que la xandrienne avait pioché la bonne carte du premier coup. Tant mieux, cela lui évitait de devoir chercher inutilement pour quelque chose dont elle n’en avait fondamentalement rien à foutre.

Mieux encore, la jeune femme lui proposait même d’aller directement inspecter les potentiels marchandises, ce qui ne faisait que confirmer son appartenance à cette petite bande de malfrat des bas fonds epistote.

Ouais c’est mieux.

Elle souriait légèrement. C’était presque mauvais signe quand on la connaissait de la voir sourire.

Ce serait con de prendre un truc sans en inspecter tout d’abord la qualité..

Quitte à jouer la marchande ou la femme d’affaire autant le faire jusqu’au bout même si c’était fatiguant. Être criminel et maraudeuse n’était après tout pas incompatible avec le fait d’avoir un minimum de professionnalisme. Et puis mieux valait mettre un peu la pression aux vendeurs, ça les rendaient plus docile à mesure que les astras se rapprochaient de leurs poches. L’argent ça changeait les homme après tout…

La demoiselle se leva alors subitement faisait un signe à ce qui était sans doute ses complices ou ses protecteurs avant de l’inviter à la suivre. Rien d’étonnant jusque là, le crime était le crime, il fallait toujours prendre des mesures de sécurité par méconnaissance des intentions des parties tiers. Elle-même avait ses propres cartes au cas où ça tournait mal même si elle n’avait pas un support équivalent à celui de son interlocutrice. Quelque chose de volontaire toutefois car en tant que portebrume et au vu de la nature de la nébula, les alliés étaient plus des poids que des aides pour elle, ceci indépendamment de leur propre pouvoir.

Elle se leva alors à son tour avant de s’étirer, avachi ici depuis déjà trop longtemps.

D’accord d’accord…

Elle suivit alors l’épistote, le trajet étant un temps silencieux avant que celle-ci n’ouvre une nouvelle discussion sur les compétences et le métier de Violette. Compliqué de répondre, il y avait un risque qu’elle puisse s’y connaitre en mécanique. Elle se devait de rester évasive.

Ingénieur… on peut dire ça d’une certaine manière. J’assiste plus que je fais. Vous vous doutez qu’un ingénieur, vu son statut, ne daignerait pas descendre de lui-même dans les quartiers d’Episto’.