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I've got no roots ; feat Sulyvahn

I've got no roots ; feat Sulyvahn Brandw10
Jeu 5 Jan - 23:12
Parfois tu avais l’impression d’être noyé dans une boucle temporelle qui ne semblait pas prête à arrêter et variant trop peu souvent. Tu ne cessais de te lever à la même heure, répétant inlassablement les mêmes gestes, la même toilette, les mêmes cachotteries pour sembler bien plus humain que tu ne pouvais bien l’être. Au fil des mois tu avais réussi à te trouver un petit logement tout ce qu’il y avait de plus humble qu’un ancien client avait bien daigné te louer pour que tu puisses t’installer et démarrer une nouvelle vie ici, à Aramila loin des horreurs que tu avais pu subir.

Tu avais beau vouloir changer et t’acclimater aux mœurs des lieux, tu avais malgré tout le mal du pays. Le confort d’Epistoli et l’argent facile des bars semblaient petit à petit refaire surface. Non pas que tu regrettais ton geste, c’était vraisemblablement la meilleure décision que tu ais pu prendre depuis le début de ton existence mais il fallait bien avouer que tu étais bien loin du modèle d’indépendance que tu souhaitais atteindre pour prendre soin de toi convenablement. Combien de fois as-tu été à court de bougies ? Ou sans rien à manger ? Sans compter le nombre de fois où tu as perdu des affaires pourtant précieuses pour ta survie ? Et surtout combien de fois as-tu retrouvé des objets dont tu avais oublié l’existence après les avoir dérobé à leurs propriétaires.

Beaucoup trop.

Aujourd'hui encore tu as prévu la même routine, peignant tes cheveux de la même manière en enfilant la même paire de chaussures qu’il serait grand temps de changer pour sortir dehors et presser le pas. Tu avais du pain sur la planche, entre services et autres livraisons tu n’allais pas avoir une seule seconde pour toi.

Mais ainsi tu avais vraiment l’impression d’être quelqu’un d’utile.

•••

Et tu n’as rien lâché de toute la journée. C’est à peine si tu as pris le temps de manger un petit quelque chose aux alentours des heures de repas habituelles. Non tu as préféré te concentrer sur ton travail en terminant une dernière livraison une fois la nuit tombée. L’odeur de la nourriture fraîchement préparée et livrée a su réveiller ton estomac endolori par ton jeun, peut-être allais-tu pouvoir trouver un petit restaurant prêt à servir un pauvre chaton de ton espèce ?

Ou alors peut-être que ce soir, c’est toi qui allais devenir la proie.
Ven 6 Jan - 18:54
À la recherche d'âmes à tourmenter, le dévot drapé de linceul et de parures dorées s'avançait dans les ombres. Il scrutait de sa hauteur inhumaine chaque recoin de rue, chaque être qui s'égarait de la route principale pour arpenter d'autres horizons. Le spectre animait son tombeau, attirait les regards étonnés de certains qui profitaient de l'inattention du vestige pour prendre la fuite et ne pas l'intéresser davantage.

Et voilà que la nuit commençait sérieusement à prendre la place du soleil. Sulyvahn préférait largement cette période qui lui permettait probablement de passer plus inaperçu. Un éclat rougeâtre se distinguait cependant de sous les drapés, son regard perçant chaque personne qui avait le malheur de lui passer devant. Il soupira, agacé du manque de personnes dignes de lui parler.

Mais ça, c'était jusqu'à ce qu'il s'intéresse à une toute petite chose. Elle avait l'air fragile, prête à se briser sous les doigts rachitiques du cadavre ambulant. Les traits à la décomposition hasardeuse du zoan mutant s'étirèrent dans ce qui semblait se rapprocher le plus à un léger sourire mesquin quand il se mouvait dans l'obscurité. Il était maintenant juste à côté de l'étrange bête.

« Vous êtes perdu ? Les températures vont finir par baisser, vous devriez vite trouver un abri. »

Il étalait une fausse bienveillance dans ses paroles, les mains pieusement jointes en jouant avec un de ses bijoux les plus précieux de sa tunique.

Ven 6 Jan - 19:27
Perdu dans tes pensées, l’air un peu ailleurs, tu n’as pas tout de suite remarqué le géant s’étant glissé à tes côtés. Tu avais focalisé toute ton attention sur les pièces étalées dans ta main pour compter le salaire et les pourboires que tu t’étais fais aujourd’hui. Peut-être pas grand-chose comparé à ce que tu avais l’habitude de te faire à Epistoli, mais largement suffisant pour te permettre de manger convenablement pour les prochains jours ; et surtout payer ton loyer dans les temps.

Ce n’est qu’en entendant une voix si proche de toi que tu as réagi, un cri proche du miaulement s’échappant d’entre tes lèvres en laissant ta pauvre monnaie tomber de ta main et rouler au sol. Un peu pris de court, tu as préféré te jeter sur ton salaire pour le rassembler et le compter brièvement à nouveau comme si tu avais peur de manquer de quelque chose avec une pièce en moi.

Te reprenant plusieurs fois pour être sûr de ne pas te tromper tu as fini par reprendre tes esprits et relever ton regard vers l’immense créature se tenant devant toi, les oreilles plaquées de peur qu’il ne te fasse du mal en ce début de soirée aux allures de plus en plus lugubres.

« C’est-c’est gentil de vous inquiéter pour moi je- j’habite pas très loin je pense que je devrais pouvoir rentrer à la maison avant d'attraper un rhume. Et vous, vous ne devriez pas faire de même ? »

Tu plisses les yeux pour le jauger de la tête aux pieds, le cou presque tordu le temps de te relever sur tes jambes pour te grandir un peu face à lui.

« De nous deux, vous êtes celui avec le moins de couches sur le corps, si j’attrape froid vous, vous allez en mourir. »
Sam 7 Jan - 12:28
Le super-prédateur auto-attitré détaillait chaque chose de l'accoutrement du jeune homme. Le tintement des pièces l'importait honnêtement peu, il n'apportait pas vraiment de valeur à l'argent ; il préférait largement les actions et les tentatives d'agrandir le cercle qui l'accueillait avec des membres en quête de la Vérité.

Il le laissa retrouver toutes ses pièces avant de remarquer qu'il en avait loupé une. Pour lui, la terre était bien basse comparé à la petite créature, lui qui trônait beaucoup trop haut par rapport aux autres dans la moyenne. Il en profita également pour laisser la pièce rouler entre ses doigts, les yeux charmés par sa couleur particulièrement brillante ce soir-là.

« Je n'ai… Pas d'abri. »

En avait-il réellement besoin ? Un spectre de son genre se contentait uniquement de faire mouvoir un cadavre ambulant, surtout que celui-là était particulièrement bien abîmé. Les expériences qui ont été menées sur le pauvre zoan aidaient réellement à ce que le corps ne soit pas trop décomposé malgré les siècles mais… Ce n'était clairement pas la sensation la plus agréable.

« Mais je pense que j'ai vécu pire que ça. »

Sulyvahn tendit la pièce égarée en direction de la minuscule et frêle créature, sa main griffue la piégeant avec force pour ne pas qu'elle retourne rouler ailleurs. Le spectre se demandait ce qu'il pourrait bien faire avec cette chose, sa tête se penchant légèrement sur le côté. Il pourrait simplement se dire qu'il voulait l'acquérir mais… Pourquoi lui et pas un autre ?

« Je suis déjà mort je crois. »

Les siècles et le voyage dans l'inconnu lui ont fait oublier beaucoup de choses. Et ça le rendait fou de ne pas se souvenir de tout, de ne pas avoir de témoignage à raconter. Tout ce qu'il avait gardé de son séjour dans la Brume était un état d'esprit désastreux. Et un manque d'enveloppe corporelle.

« Vous devriez vraiment faire attention, vous semblez si chétif. »

Jeu 19 Jan - 21:23
Tu n’as pas lâché ton interlocuteur des yeux, prêt à bondir et presque mordre s’il venait à se montrer agressif à ton encontre. Tu ne dis rien, le détaillant de tes yeux perçants, presque brillants dans ce début d’obscurité. Tu ne laissais rien paraître, ton faciès à moitié dissimulé sous tes drapés comme par peur qu’il ne remarque, comprenne ce que tu étais vraiment.

Rangeant tes pièces à l’abri d’une toute nouvelle escapade tu louches sur celle s’étant glissée entre ses doigts, allait-il te la voler ? Te la dérober comme si de rien était ? Tu n’osais rien ajouter, bien trop concentré sur les mouvements ou les palabres de cette créature géante et effrayante. Un frisson a parcouru ton échine, tes yeux s’abaissant un instant avant de remarquer son geste, presque accueillant, pour te rendre ton dû.

C’est peut-être par surprise - tu ne sais pas trop, que tes oreilles se sont légèrement levées pour remuer ta capuche sans pour autant quitter ta tête. Attrapant la pièce de tes deux mains pour la serrer fermement tu l’as aussitôt rangé avec ses comparses, presque rassuré par ce simple geste en te reculant malgré tout pour prendre tes distances.

« Vous croyez ou vous êtes sûr ? »

On ne peut pas croire quelque chose comme ça, ou du moins c’est ce que tu pensais. On est mort ou on ne l’est pas, il n’y a pas de juste milieu, pas d’entre-deux étrange et cryptique. Pourtant tu t’es mis à épier la créature, te hissant presque sur la pointe des pieds pour te grandir, lui tourner autour d’un pas aussi félin que curieux, comme pour espérer comprendre d’où il pouvait bien venir.

« Je ne suis pas chétif ! C’est vous, vous vous êtes déjà regardé ? Vous êtes immense, une vraie brindille ! J’ai peut-être pas trop de muscles mais j’essaie de me maintenir en forme !» Une moue boudeuse a marqué tes traits en revenant en face de lui, ta queue rousse remuant timidement sous les drapés, alors que tes yeux sont venus croisés ce qu’il restait des siens. « Vous venez d’où ? Et vous êtes quoi exactement ?»
Ven 20 Jan - 17:54
Il hésitait à se redresser pour lui retirer la pièce d'entre les mains, mais il préféra rester immobile. Lui ne trouvait pas réellement de valeur à l'argent, sauf pour pouvoir se parer davantage de choses précieuses qu'il ne pouvait se procurer sans services ou argent. Il mima un soupir, le regard malicieux en ayant l'air de réfléchir l'espace d'un instant.

« J'ai oublié. J'erre ici depuis bien trop longtemps. »

Ses pensées avaient pris le dessus sur sa mémoire qui n'était plus vraiment fonctionnelle depuis des dizaines d'années, si ce n'est plus. Sulyvahn n'était plus tout jeune, le vestige non plus, même s'il tenait encore assez bien grâce aux immondes expériences du corps. Il remarqua du mouvement sous les couches de l'inconnu, il aurait pu hausser un sourcil s'il lui restait plus de peau sur le visage. Là, il ressemblait plus à une immondice sortie d'une fiction d'horreur.

« Vous me comparez à une stupide brindille ? Je suis vexé… Mais j'ai troqué une force hors du commun avec des connaissances et une soif d'entendre la Vérité. »

Il insista sur le dernier mot, sa langue roulant contre la chair étonnamment bien conservée. Il se laissait observer avant de faire de même, osant tendre une main pour soulever le drapé sans plus d'avertissement. Il ne craignait pas les représailles, considérant que la bête face à lui était insignifiante et bien peu dangereuse.

« Intéressant. », dit-il sans vraiment répondre à la question du petit homme immédiatement. « Je… Ne suis qu'une pauvre âme perdue, un pieux érudit qui cherche à nouer des liens avec d'autres personnes. »

Après avoir lâché ses vêtements, le spectre se recula un peu en haussant les épaules. Il pourrait faire un beau vestige, si seulement Sulyvahn se décidait à assumer une nouvelle mort sur la conscience.

Jeu 9 Fév - 21:39
Tu as rapidement baissé les yeux, incapable de soutenir l’éclat rubis te faisant face. Tu te sentais… frêle devant cette immensité si particulière. Tu n’es rien, juste un microbe qu’il pourrait probablement écraser sans la moindre difficulté s’il en avait envie. Tu as baissé ta garde l’espace d’un instant, tes doigts triturés en essayant de comprendre ses propos sur la Vérité. Quelle vérité ? Où voulait-il en venir ? En l’espace d’un instant la créature en face de toi a su attiser une violente curiosité, de celle qu’on ne peut faire taire.

« Quelle véri- »

Tu n’as pas fini ta phrase, tes doigts soulevant le drapé cachant ta propre vérité attirant ton attention. D’un pas vif tu t’es reculé, jetant la tête en arrière presque trop violemment au point de faire voler le tissu cachant ces appendices se plaquant contre ton crâne. La peur au ventre, tu as échappé à un feulement incontrôlable en te tenant un peu plus loin de lui. Nul doute qu’il serait en mesure de te rattraper avant que tu ne prenne tes jambes à ton cou s’il en avait envie mais tu préférais prendre tes distances pour te rassurer.

« Je ne vous permet pas ! » Tu as haussé le ton, tes doigts rattrapant maladroitement le tissu pour le replacer sur ton crâne. « Personne ne doit savoir, n’en parlez surtout pas. » Hors de question de le regarder, tu as trop peur qu’il comprenne ce que tu pouvais bien être : et s’il venait à te vendre aux villageois ? Et s’ils prenaient peur ? Et si on venait te chercher pour te ramener là d’où tu viens, en enfer ? Tu soupires, agacé en essayant de calmer les battements incessants de ton coeur.

« Nouer des liens …. en faisant peur aux gens ? »
Dim 12 Fév - 23:57
Le spectre imita un sifflement, ennuyé qu'on le repousse de la sorte. Il avait appris beaucoup de choses pendant ces quelques secondes à scruter et à manipuler la petite âme qu'il écrasait de sa hauteur. Il pouvait maintenant en faire ce qu'il voulait, détruire sa réputation pour qu'il ne reste plus grand-chose de sa personne. Mais Sulyvahn n'avait pas pour programme de le dénoncer, bien au contraire.

« Je ne comprends pas. Pourquoi je ne devrais pas en parler ? »

Il était déconnecté de la réalité, toujours ailleurs sans vraiment se soucier des conséquences. Il n'avait pas peur de l'état de son vestige si on lui faisait du mal, bien au contraire. Mais en même temps, il savait que cette petite chose ne lui ferait rien.

« Mais je comprends, je crois que je suis pareil. Il n'a pas eu de belle vie. »

La pauvre âme qu'il a dû effacer pour prendre son corps n'a clairement pas eu de chance. Mais maintenant, c'était lui le chef du navire et il sombrait de plus en plus dans une folie gagnée lors d'un voyage jusque-là oublié.

« Je vous fais peur ? », dit-il en laissant sa silhouette gagner du terrain. Il enveloppait avec aisance l'encapuchonné. « Tant mieux. »

Ses dents claquèrent sèchement, Sulyvahn était ravi de faire cet effet. Mais maintenant qu'il avait la main sur quelqu'un qui ne le fuyait pas sans se poser de questions, il n'était pas sûr de vouloir le laisser repartir indemne.

« Ça va paraître fou mais… », le spectre réfléchissait difficilement. La passion qui l'avait soudainement gagné faisait trembler ses membres osseux. « Vous n'avez aucune attache, vous êtes seul, sans rien, à enchaîner des boulots à longueur de journée pour vivre au jour le jour. Et vous êtes malade… »

L'immense bête espérait avoir visé juste. Mais au vu de son attitude, il avait confiance en ses déductions.

« Pourquoi vous ne feriez pas un bout de chemin avec moi ? Je trouve qu'on a beaucoup en commun. Et peut-être que la Vérité vous passionnerait. »

Mer 17 Mai - 22:31
Tu ne te sens bien que caché, dissimulé, minuscule sous tes drapés. Alors tu serres fort le tissu, comme si ta vie en dépendait. Il n’y a que ta queue qui remue, un peu d’anxiété, tandis que tes deux oreilles se sont bien plaquées sur le haut de ton crâne. Tu ne veux pas t’expliquer, fuis le regard, t’écrase bien face au monstre face à toi. Tes piécettes rangées, prêt à prendre la fuir, tu écoutes sans répondre.

Tu es vexé.
En colère contre lui.
Nerveux.

« Il ne faut pas ! » Tu es sec, miaulant presque dans ta réponse. « C’est tout. » Pas besoin de plus. Il n’avait pas besoin de savoir. Il pourrait te tuer, te briser la nuque, te vendre aussitôt, et malgré son aura presque malsaine et ses deux rubis terrifiants formant ses yeux, tu ne le sentais pas … Prêt à te faire du mal. Tu ne te détends pas complètement mais tu sens enfin ton coeur se calmer, petit à petit, les oreilles toujours plaquées malgré tout.

« Je ne veux pas retourner d’où je viens. »

Plutôt mourir.

Tu le sens s’approcher, tu te tends d’abord, emprisonné dans son ombre, dissimulé sous son aura, sa prestance. Tu n’es rien face à lui, sous lui. Tu le sais, tu le ressens. Tes doigts plus crispés, tu attends, tu échappes même un petit rire à sa question sans savoir si tu devais avoir peur ou non.

« Vous faites peur, oui. Vous n’êtes pas … normal ? » Tu cherches tes mots, comme pour espérer ne pas l’énerver et subir son courroux. « Vous ressemblez à un monstre… Peu commode. » Prêt à dévorer les chats dans ton genre. Chaque bruit de sa part est presque effrayant, timidement tu relèves le regard vers lui, intrigué, curieux, tes oreilles se relevant à sa proposition saugrenue.

À nouveau, tu es vexé. Oui, tu es malade, mais inutile de le rappeler. Tu tires la moue, les sourcils froncés en échappant un feulement inaudible pour accompagner un mouvement agacé de queue trahissant encore ta monstruosité.« Je ne vous permets pas de dire que je suis malade. » Même si c’est la vérité.

Tu ne sais pas quoi répondre. Tu hésites, il avait raison sur tous les points, tu n’étais rien. Tu ne valais plus rien et tu devais te démener pour survivre. Est-ce que tu pouvais faire pire que maintenant ? Tu secoues la tête, pesant le pour puis le contre, en cherchant quelque chose dans le regard du monstre squelettique.

« Pourquoi moi ? Vous dites ça pour me dévorer ? J’ai la peau sur les os, il n’y a rien de bon. Et de quelle Vérité est-ce que vous parlez ? »
Lun 17 Juil - 10:55
Sulyvahn avait déjà une petite idée de ce qu'il allait faire de cette pauvre créature perdue dans la rue, qu'elle soit d'accord ou non. Il l'écoutait avec attention, les yeux grands ouverts et rivés en sa direction. Il était ivre à l'idée de tout connaître de cet inconnu, un semblant de sourire venant étirer le coin de ses lèvres conceptuelles.

« Vous vous faites des idées, je n'ai aucune raison de vous dévorer. J'ai seulement besoin d'un ami, même s'il est éphémère, ça fait longtemps que je n'ai pas pu apprendre à connaître quelqu'un. »

Lentement, il lui tourna autour. Il fera l'affaire. Il préférait rester mystérieux pour le moment à propos de la Vérité, celle qu'il cherchait depuis bien trop longtemps maintenant. La brume a fait de lui quelqu'un d'étrange, encore plus que lors de son vivant. Et visiblement, ça ne le dérangeait aucunement.

« Tous les deux, on pourrait accomplir tellement de choses. Mais je comprends votre méfiance… »

Il s'arrêta bien devant lui, le surplombant de toute sa taille. Une main vint doucement se poser sur le haut de la capuche du petit homme, comme pour caresser un animal de compagnie. Sous ses doigts, le spectre pouvait sentir quelque chose, mais il ne dit rien ; son attitude trahissait cependant sa découverte plus qu'intéressante.

« Allez, je vous en prie. »

Il s'abaissa à son niveau, non pas pour paraître plus commode, mais plutôt pour venir entourer ses bras autour de lui. Il était prêt à le soulever, l'enlever de la sorte, malgré son apparence frêle, Sulyvahn était capable de beaucoup de choses. Avec une telle proximité, le petit monstre pouvait pleinement admirer la putréfaction qui habitait le corps de son interlocuteur.

« Le Cercle a besoin de personnes comme vous. »

Mar 17 Oct - 11:29
Tu ne sais pas comment te comporter face à la créature en face de toi. Tu restes sur le qui-vive, tes prunelles le défiant d’un regard sérieux alors que tu attends, attentif au moindre geste brusque de sa part. S’il cherche à t’attraper, tu pourras fuir, s’il lève la main tu mordras avant de déguerpir et aller chercher de l’aide.

« Qui vous dit que je pourrais faire un bon ami ? » Son sourire t’arrache un frisson, tu ne sais pas s’il est sérieux et tu ne sais pas si tu peux lui faire confiance. Qu’as-tu à perdre, en fin de compte ? Tu peux rester ici, à galérer tous les jours de ta misérable petite vie ou bien tenter l’expérience, au pire il te dévorera vivant et … quelle importance ? Droit comme un piquet en te sentant reluquer de tous les côtés, tu attends, le menton relevé, le corps entier crispé avant de rentrer la tête dans tes épaules en sentant sa main caresser le haut de ta capuche. Ta queue réagit aussitôt, remuant doucement sous le tissu alors qu’un ronronnement s’échappe du fond de ta gorge sans que tu ne puisses le retenir.

« Arrêtez ça, ce n’est pas drôle ! »

Et pourtant tu ne chasses pas sa main, tes oreilles remuant sous ses doigts alors que tu tires une moue agacée, gêné à l’idée qu’il puisse s’intéresser un peu plus à ces artifices. Le suivant des yeux en le voyant s’abaisser, tu te recules un peu avant d’attraper ses poignets de tes mains, laissant ta bourse tomber au sol pour l’empêcher de t’entourer de ses bras rachitiques.

« Eh oh doucement vous êtes trop près ! Je veux bien vous suivre mais il va falloir m’expliquer un peu plus de choses ! » Tu te recules, ta queue fouettant bruyamment l’air sous la panique. « Je ne connais même pas votre prénom, et vous ne connaissez pas le mien ! C’est quoi le cercle ? Vous habitez où ? On va aller où ? Avec quel argent ? Vous ne pouvez pas kidnapper les gens comme ça vous savez ? »