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Hein ? Mais vous venez d'où ?

Hein ? Mais vous venez d'où ?  Brandw10
Dim 21 Jan - 0:53

Dans l'ombre des lumières

Ethern



Qu’est-ce que la civilisation.

Société de norme
Société de règle

L’adhère aux principes d’un groupe définit la normalité, ce qui est humain, ce qui est acceptable.

L’homme juge, c’est dans sa nature. Il s’éloigne de ce qui est anormal, de ce qui est dangereux peu importe si cela l’est réellement. Après tout n’est ce pas l’instinct de survie que de se méfier de certaines formes ou de certaines couleurs ?

Ainsi le rejet d’un monstre vient tout autant de l’individu en lui-même que de la société à laquelle il adhère. Il n’est pas question que de norme sociale, il est question d’instinct primitif. Le même qui explique que certaines races ne sont plus quand d’autres le sont encore.

Ce rejet des couleurs et des formes, Galatée l’avait vécu depuis sa seconde naissance, celle où du monstre, elle avait développé l’esprit d’un homme. Il y avait bien quelques personnes pour qui les arachnides géants ne faisaient pas grand chose, mais la caractéristique de base de ce groupe d'individus était qu’à défaut d’avoir un corps anormal, leur cerveau et leur esprit était nécessairement différent. Tantôt versé dans la folie, tantôt dans moult dérives dont la liste est si longue qu’elle ne peut être énoncée ici.

Rejette de la lumière et du monde, l’arachnée avait donc opté pour les ténèbres, ce qui n’était pas en soit pour la bousculer plus que cela dans ses instincts arachnides. Certes, elle souffrait de sa solitude était naturellement une personne plutôt bavarde et sociable. Mais bon, à défaut d’avoir ce qu’elle voulait en tant qu’humaine, survivre dans les tréfonds de la cité aux mille lumières ne lui était d’aucune difficulté en tant qu’araignée. Après tout pôle urbain oblige, Opale avait son lot de vermine en tout genre, rats, oiseaux, cafards, de quoi régaler une araignée qui n’avait pas à s’en faire pour son régime alimentaire. Il fallait bien faire attention aux autres monstres qui vivaient de la même manière qu’elle des déchets de la ville ou tout du moins de l’écosystème que la ville créait mais elle gérait.

Si du côté de la survie tout allait bien, sur le point de la discrétion face à ceux qui pouvaient lui vouloir du mal, les choses étaient différentes. Les araignées étaient d’un naturel discret, néanmoins il arrivait qu’elle puisse être prise par surprise par une personne qui ne devrait pas se trouver là. Galatée ayant un corps assez massif, il lui arrivait de croiser des humains avant de détaler en vitesse vers les égouts et les profondeurs urbaines. Cette rencontre impromptue avait toutefois fait naître la rumeur qu’un nouveau monstre vivait sur les dessous d’Opale et une prime pour le nettoyage du monstre, chose assez habituelle pour ce cas de figure, avait été lancée.

Galatée était toutefois loin de s’en douter. Comme à son habitude dans ces temps de solitude, l’araignée errait dans les zones proches de l’entrée des grands égouts de la capitale opaline. Elle ne faisait pas particulièrement attention à l’environnement, pour dire vrai, elle n’en avait pas besoin.

En effet, en tant qu’araignée chimérique, Galatée était capable de produire et de combiner des types de toile initialement fruit d’espèces d’araignées différentes. Elle avait rapidement compris qu’il fallait éviter les toiles d’araignées trop voyantes en surface, ce qu’elle réservait surtout à son nid dans les égouts pour protéger l’endroit où elle dormait. En ce qui concernait la surface, le sujet n’était pas de capturer mais de repérer. C’est pourquoi tout autant de sa zone de vie, elle avait tapissé le sol de très fins fils invisibles à l'œil nu sauf pour les plus observateurs. Si quelqu’un marchait dessus, cela permettait immédiatement à l’araignée de le détecter.

Pour cette raison, la chimère était plus tranquille que d’habitude, profitant de la paix qui était la sienne pour manger un rat qu’elle venait d’attraper.
Jeu 25 Jan - 21:19


Hein ? Mais vous venez d'où ?


Dans les bas-fonds d'Opale, nous pouvons trouver toute sorte de choses. Nous pouvons même y trouver des fonds encore plus bas, plus sombres, comme si l'humain ne pouvait s'empêcher de creuser toujours plus profond, même après avoir touché le fond. J'ai toujours été impressionné par la véhémence avec laquelle l'humain moderne avait tendance à vouloir scier la branche sur laquelle il est assis, et ce, depuis qu'il a totalement violé son propre génome.

Il était régulier, à Opale, de voir ce que la société actuelle qualifie de « monstres ». Des êtres mutés, corrompus physiquement et à l'aspect aussi tortueux que leur esprit. Certains avaient bien trop de bras, d'autres trop de jambes et parfois, ils n'avaient rien de tout ça, même pas le minimum social. Mais ce ne sont là que des monstres physiques avec un esprit humain, une conscience et une morale, les transformant en êtres inspirant le dégoût et la pitié plus que la crainte réelle.

Le contrat du jour pour lequel on avait sollicité mes talents de chasseur de prime et de combattant des temps anciens était bien différent. La feuille glissée discrètement par le barman indiquait que je devais chasser une bête digne des plus anciennes mythologies. Une créature digne des légendes qui abreuvaient les récits issus de mon époque, définitivement bien trop éloignée de celle-ci. Il s'agissait d'une créature arachnide géante qui avait été aperçue à plusieurs reprises dans les bas-fonds, les profondeurs, les égouts d'Opale.

Je ne saurai dire ce qui a mu la création de cette prime. Est-ce l'aspect repoussant et communément craint des araignées ? Ou bien est-ce le fait que celle-ci était d'une taille à pouvoir gober un clébard de taille moyenne sans trop d'effort ? Non, je pense que la raison est parce que les gens ont peur de ce genre de créatures, craignant pour leur vie en connaissant le régime alimentaire d'une araignée de taille normale et craignant de faire partie du régime alimentaire de celle-ci.

C'est sans doute pour ça que la prime est aussi élevée pour un simple animal. Une prime sur laquelle je me positionne, histoire de cumuler les deniers nécessaires pour l'enfant de l'orphelinat, me rappelant Evelyne. Il me fallait donc me préparer en conséquence. J'avais donc empoigné ma machette incrustée de son cristal, mon nascent, mes bombes et grenades. On pourrait croire que je pars pour la guerre, mais ceci n'est qu'une partie de chasse que je sens vite devenir compliquée. Cette nuit, les bas-fonds d'Opale seront bruyants et le matin sera sanglant, mais mon objectif en vaut la peine.

Je prends ma carte avec moi. Une simple carte de la zone, en papier, qui ne s'éteint pas au mauvais moment ou ne se décharge pas trop vite, contrairement à tous ces nouveaux gadgets technologiques. Un peu de route dans les transports en commun et beaucoup de marche où je vois les décors changer au fur et à mesure que je m'enfonce dans ce quartier sombre et puant. Passant peu à peu d'un monde civilisé et éclairé à un monde de crasses et de maladies où les résidents se cachent dans les ombres et où chaque mouvement est épié dans le but de savoir si l'intrus est une future victime ou un être à fuir. Pas de doute, je suis dans les bas-fonds et ma main effleure bien malgré moi et bien plus souvent qu'à son habitude le manche rassurant de ma machette.

Un petit quart d'heure de marche plus tard, je me retrouve dans une zone abandonnée. La zone ou la créature a été vue le plus souvent, parmi cet endroit plus vaste de monstres en tout genre. J'avance avec attention, avec prudence et observation. Je cherche les traces d'une créature massive et je suis ce qui semble être une piste, avant de bifurquer sur une autre qui me parait plus plausible. Finalement, ma lampe torche éclaire l'entrée d'une bouche d'égout suffisamment grande pour y entrer debout. Un chemin probable, une tanière plausible pour un tel animal.

Avançant encore un peu, je franchis le seuil de cette entrée quand je vois devant moi un fil brillant un peu plus que les autres. Je m'accroupis pour regarder celui-ci et je découvre que c'est un tendeur. Certaines araignées, pour ne pas dire toutes les tisseuses, utilisent certains fils de leur toile comme système d'alarme pour savoir quand une proie ou un danger approche.

Ethern : **Encore heureux que je l'ai vu, sinon j'aurais donné l'alerte**
Evelyne : ce ne serait pas plus simple de donner l'alerte et de l'attendre pour la buter dehors ?
Ethern : où se faire buter dehors. On ne connait pas la puissance de cette bestiole.

Une réponse arrogante après avoir vu ce fil si savamment et habillement dissimulé. Une réponse arrogante, car je pense avoir habilement déjoué le piège invisible de l'arachnide en voyant ce fil, ne réalisant même pas qu'il y en a un autre que j'écrase sous mon pied à l'instant même. Et je ne parle pas de toute la légion de fils alerteurs que j'ai fais bouger sans même le savoir devant cette embouchure. Non, cette réponse était arrogante. Elle était toute aussi arrogante que l'idée illusoire que j'entretenais. À savoir penser que l'arachnide n'était pas au courant de ma venue depuis au moins une bonne dizaine de minutes.

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Dernière édition par Ethern le Jeu 8 Fév - 23:54, édité 1 fois
Dim 28 Jan - 17:46

Dans l'ombre des lumières

Ethern



Pas. Vibration. C’était tout un cortège qui dansait à mesure que l’intrus et son camarade avançaient dans les bas-fonds abandonnés de la cité d’Opale. L’organisation de ses toiles n'était pas optimale, ne permettant pas à Galatée de saisir la distance à laquelle se trouvaient les inconnus. En revanche, cela lui donnait moins la direction approximative du danger.

Se tournant silencieusement, elle observait que celui-ci ne se trouvait pas alors trop près d’elle. Sachant où elle avait déployé sa toile, elle imaginait plus ou moins à quelle distance il pouvait être en fonction du temps écoulé depuis les premières vibrations, en revanche mieux valait il être prudent. On n'était jamais à l’abri des mauvaises surprises.

Tout en observant le lieu des vibrations, le regard de l’araignée était hésitant. Que faire, que faire ? Au vu de son apparence, les choses risquent de dégénérer si elle le croisait d’autant qu’il lui fonçait dedans. Pour autant, elle n’avait pas envie de combattre et de tuer, cela serait renoncé à l’humanité qu’elle essayait d’obtenir.

Son regard se tournait alors vers les égouts. Fuir était la seule solution logique dans ce genre de cas de figure. Se précipitant alors dans les entrailles puantes de profondeurs souterraines de la ville, elle en boucha l’entrée en sécrétant une grande toile bien plus solide et résistante que ce qu’avait confronté le spectre. Ces toiles étaient plus résistantes que l’acier et étaient faites pour pouvoir résister à une force qui sortait clairement de l’ordinaire. Il n’y avait bien que le feu, ou des objets et pouvoir d’un tranchant surnaturel pour pouvoir s’en débarrasser

Galatée restait alors camouflée dans les ombres souterraines, non loin de l’entrée, à l’envers sur un plafond, guettant si jamais l’intrus venait à s’approcher d’ici et pire de l’entrée alors bouchée. Elle finit alors par le voir, affichant une expression complexe et hésitante.

Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas croisé un humain. Il n’y avait bien ici que des monstres. Pour autant, si elle lui parlait, elle risquait d’être prise pour cible en tant que monstre. Il lui fallut ainsi quelques minutes pour que la curiosité l’emporte sur la sécurité et que la mutante finisse par prononcer quelques mots qui dévoilaient son existence.

Qui êtes-vous ?... Que voulez-vous ?...
Mar 30 Jan - 19:47


Hein ? Mais vous venez d'où ?


Je continue ma progression vers la bouche de béton béante de cette jungle urbaine. Essayant d'esquiver les fils que je vois, comme je le peux, malgré mon incapacité à différencier les fils alerteurs de ceux destinés à capturer une proie. Trop fins pour représenter un danger réel en eux-mêmes, ces fils m'obligent cependant à la prudence. Sachant qu'une bête prédatrice rôde dans le coin et pourrait attaquer de n'importe où, y compris du plafond, je dois me montrer particulièrement vigilant.

Evelyne : Si c'est une tisseuse, tu devrais tomber sur des fils beaucoup plus gluants et elle te tombera dessus d'en haut. Si c'est une chasseuse, elle doit être embusquée et tu ne la verras pas surgir du sol... Dans la brume, c'était toi le prédateur. Tu n'y aurais pas ce genre de soucis.
Ethern : Sort de ma tête, Evelyne. Ce n'est pas le moment.

Evelyne, celle qui fut mon enfant il y a plus d'un millénaire et qui, aujourd'hui, n'est plus que la représentation de la culpabilité d'un esprit brisé, ayant passé bien trop de temps dans cette maudite brume. Elle est toujours une synthèse de pragmatisme et de négativité, voulant ma mort sans la vouloir vraiment, comme pour me punir de l'avoir abandonnée sans l'avoir vraiment laissée.

Je continue mon chemin dans ce boyau de béton fissuré et de pourritures ambiantes, le tout rehaussé de l'odeur nauséabonde qu'on ne trouve que dans les égouts d'une mégapole. Le nez bouché et l'esprit harcelé par les remontrances de ma culpabilité, je finis par aboutir devant une entrée, un conduit bouché par des fils de soie arachnéens. Une toile d'araignée épaisse et solide, trop solide pour être brisée à mains nues.

Visiblement, la bête ne veut pas que l'on emprunte ce chemin. Sans doute est-ce son lieu de repos ou, pire, la salle choisie pour être le nid contenant sa possible progéniture. Je tente un coup de machette sur la toile, sans succès. La lame ricoche sans entamer le fil. Je pourrais utiliser les capacités magiques de mon cristal pour booster ma force jusqu'à briser cette toile, ou la faire bruler avec un feu grégeois, mais ceci me semble quelque peu exagéré pour le moment. Sans danger immédiat, ce ne serait que du gaspillage d'énergies et de ressources, sans compter l'absence totale de discrétion pour l'un comme pour l'autre.

Non, le moment n'est pas à l'action bourrine et encore moins à l'incendie pur et simple des égouts d'Opale. Le moment est plutôt à la discrétion et à l'observation. Ayant déjà éprouvé leur solidité, j'examine les fils de soies et leur diamètre. Ils sont grossiers, faits à la va-vite et visiblement là depuis peu. Mais ils sont gros et plus solides que l'acier. Indiquant une créature intelligente et d'une taille pour le moins... colossale pour une araignée.

Evelyne : non, mais sans dec'. Regarde la taille du truc ! C'est aussi épais que mon bras. Ça lui fait quelle taille au machin ? Trois mètres de haut au moins ?

C'est dit ironiquement, mais elle n'a pas tort. La bestiole ne semble pas être « géante » comme un clébard, mais bien comme un homme, si ce n'est pas plus. Le combat contre un tel prédateur risque d'être violent, et la victoire incertaine.

??? : Qui êtes-vous ?... Que voulez-vous ?...

Une voix qui traverse mes tympans. Une voix qui n'est pas dans ma tête, mais qui provient d'au-dessus de celle-ci. Une voix différente m'interpelle. Une voix que je ne connais pas. Je lève la tête et regarde dans l'obscurité sans rien voir. Quelque chose y est tapi au plafond, dans l'ombre et la crasse nauséabonde de ce conduit de béton. Quelque chose m'observe, et pas silencieusement. Il s'agit de quelque chose de suffisamment intelligent pour parler et d'assez massif pour que je puisse vaguement discerner une masse d'ombre plus sombre dans les ténèbres.

Ethern : Un chasseur de bêtes, envoyé ici pour tuer un animal dangereux pour la populace. Et vous, qui êtes-vous ?

Peu de chance que cet être haut placé, géographiquement parlant, soit la bête qu'on m'envoie chasser. Elle n'est pas censée être intelligente ou sentiente. Si c'est le cas, alors cela remet mon contrat en question. J'ai été envoyé pour tuer un animal, un prédateur tuant sans notions autres que se nourrir et survivre, pas une personne.

Evelyne : Quoi ? Tu ne comptes plus la tuer ?
Ethern : On m'a envoyé chasser une bête, pas tuer une personne.
Evelyne : ça ne t'a pas trop gêné, en ce qui me concerne...

© By Halloween



Dernière édition par Ethern le Jeu 8 Fév - 23:54, édité 1 fois
Lun 5 Fév - 10:53

Dans l'ombre des lumières

Ethern



Un chasseur ? Bigre… En entendant ce mot, le sang de l’araignée n’avait fait qu’un tour. Tandis qu’elle prenait entre ses dents, la griffe de son pouce pour évacuer un stress naissant, elle restait silencieuse. Des chasseurs… elle n’en avait que trop vu. C’était d’ailleurs la principalement raison de pourquoi elle se terrait dans des endroits difficiles d’accès pour les êtres intelligents. Cette année avait été après tout, importante dans son apprentissage. Elle était loin du laboratoire où paradoxalement, elle était en sécurité loin des désirs ou de la folie des hommes dès qu’il voyait un monstre. Elle ne pouvait compter que sur elle-même et elle avait très vite compris malgré elle, que cela signifiait se cacher de pratiquement tout ce qui pouvait exister. Comme ses semblables ou ce qu’elle était avant cette vie probablement.

La question qu’elle se posait alors tandis que son taux de nervosité augmentait c’était comment. S’il y avait un chasseur c’est bien qu’on la soupçonnait d’être ici. Quelqu’un l’avait vu, bien que le magistère n’avait pas encore fait le lien car sinon, ce serait tout autre chose qui serait venu à sa rencontre plutôt qu’une simple personne. Cet endroit n’était plus sûr, elle devrait se déplacer ailleurs dans un endroit encore plus discret et à l’abris du danger.

Enfin ça c’était pour plus tard, il y avait déjà plus urgent, c’est-à-dire régler le cas de ce chasseur. Elle n’avait pas envie de le combattre, n’étant de toute manière pas véritablement experte en la matière si ce n’était dans les instincts qu’elle pouvait avoir en tant qu’ex arachnide. Mais en face c’était un chasseur, il devait mieux savoir se battre qu’elle, et de toute manière elle n’avait pas envie devenir un monstre, une tueuse. La bête se battant pour garder l’humanité naissante qu’elle avait en elle, autant dire que de céder à ce qui faisait sa partie monstrueuse n’était pas ce qu’elle voulait.

Après un long de silence de plusieurs secondes, la mutante se décida enfin à répondre.

Ca… Ca ne vous regarde pas qui je suis..

Après une légère hésitation, elle continuait.

Et puis… Il y a des centaines de monstres dans les égouts… Tout un écosystème, si vous voulez chercher des créatures dangereuses pour les gens, il faut aller dans les endroits plus proches des zones de vie.. Il n’y a personne à menacer ici, partez.
Jeu 8 Fév - 21:25


Hein ? Mais vous venez d'où ?

Un moment de silence s'approfondit dans les égouts. Un moment de silence absolu ou même les bestioles grouillantes dans ces environnements, c'étaient volontairement plongées dans le silence. Comme si la nature observait silencieusement la discussion se déroulant sous ses yeux, dans ce repère pour arachnide géant. Pour le moment, j'attendais la réponse de mon interlocutrice hautement perchée, dans le sens le plus littéral du terme, bien entendu.

??? : ça… ça ne vous regarde pas qui je suis...

Juste au moment où j'allais prendre la parole, répliquer que ce ne serait qu'équité que de répondre à ma question, l'inconnue reprit de plus belle. Se lançant dans un monologue qui sonnait pour le moins étrange à mes oreilles, puisque je n'avais pas toutes les pièces de ce nouveau puzzle en ma possession.

??? : Et puis… Il y a des centaines de monstres dans les égouts… Tout un écosystème, si vous voulez chercher des créatures dangereuses pour les gens, il faut aller dans les endroits plus proches des zones de vie… Il n’y a personne à menacer ici, partez.

Ethern : je ne cherche pas quelqu'un, mais quelque chose et quelque chose de bien précis. Vous devriez faire attention à vous. Il nous a été apporté qu'une araignée géante errait dans le coin. Et je ne parle pas d'un petit modèle, mais d'un animal carnivore de taille supérieure à un humain. Probablement celui qui a laissé ces toiles épaisses comme un bras.

Je lance un soupir après mon monologue digne d'un prologue du narrateur d'un mauvais film d'horreur. La créature errant dans l'obscurité, la victime du début du film, le protagoniste jouant les héros. Tous les éléments sont là pour entrer dans la série Z un peu trop classique. Je lance donc ma proposition à la personne perchée me parlant, espérant passer rapidement du film long-métrage au court format.

Ethern : vous devriez descendre de votre perchoir et venir avec moi. Je vous escorterai en sécurité avant de revenir pister par ici. Inutile de rester dans un endroit dangereux pour m'éviter, je ne vous veux pas de mal.

Une projection de mon esprit, Evelyne, regarde la situation, amusée de voir le zéro de nouveau jouer au héros. Ma culpabilité prenant les traits de ma fille se rie devant moi de la situation actuelle, créant ainsi une scène pour le moins étrange pour l'étrangère qui va sans doute voir un homme parler à quelqu'un qui n'existe pas.

Évelyne : tu veux la protéger du grand méchant loup ? Le guerrier que tu étais a échoué. Tu veux vraiment retenter l'expérience dans ce corps de gratte-papier ?
Ethern : Silence, Evelyne !
Evelyne : Compte sur moi pour ne pas en rater une miette.

Quelle bonne idée, Ethern. Laisse ton complexe du héros se disputer avec ta culpabilité muée en une belle schizophrénie juste sous le nez d'une étrangère. Elle te croira totalement sain d'esprit et te fera absolument confiance.

Ethern : désolé. Quelques mauvaises expériences me hantent encore, mais ça ne change rien à ma proposition. Je peux vous emmener en sécurité avant que vous ne vous fassiez attaquer. Puis-je au moins savoir votre nom ?

© By Halloween

Ven 9 Fév - 11:21

Dans l'ombre des lumières

Ethern



A mesure qu’il parlait l’inconnue confirmait toutes ses craintes. C’était bien elle la cible de tout cela, pas assez discrète, elle ne pouvait que s’en mordre les doigts. Encore une fois un nouveau silence s’installa, Galatée étant particulièrement hésitante sur la position à suivre dans cette situation. Vu les intentions de l’homme, il était hors de question pour elle de se révéler, elle ne lui faisait pas confiance et il voulait la tuer bien qu’il ne le savait pas encore.

Mais de l’autre, s’il était aussi confiant au milieu des quartiers abandonnées c’est qu’il devait avoir des ressources ou des pouvoirs qui lui permettait d’afficher autant d’assurance. Il fallait qu’elle parte, mais sans que cela ne paraisse comme une tentative de fuite, ce qui pourrait entrainer une réaction chez lui.

Bref, elle marchait alors sur des œufs.

Le fait qu’il s’amuse à parler tout seul dans le vide n’arrangeait rien à la situation. Si en plus d’être dangereux, il était fou c’était d’autant plus problématique.

Pour ce qui était de son offre de sortir et d’être escorté, elle se devait de refuser, mais il fallait le faire bien. Juste dire non pourrait le rendre suspicieux. Se rapprochant de l’entrée des égouts avec toutes la discrétion et le silence dont une araignée pouvait faire preuve, la partie supérieure de son corps strictement humaine émergea en partie dans la pénombre à la vue du spectre. En voyant la partie haute de son corps, elle semblait humaine, Saraph même pour être exact vu la présence de corne, d’une dentition effilée et de griffes en lieu et place des ongles.

Tandis que son regard croisait celui d’Ethern, elle affichait un demi-sourire forcé et hésitant. Une teinte d’inquiétude pouvant se lire sur les traits de son visage à travers la crispation de ses expressions faciales.

Mmmm. Je vous remercie mais… ça ira… J’ai l’habitude de ce genre d’endroit… et je préfère être ici qu’ailleurs…

C’était faux. Qui apprécierait consciemment de vivre dans un endroit sale, dangereux et pollué. Elle avait beau faire partie de la vermine, les araignées géantes préféraient les espaces naturels aux espaces urbains. D’ordinaire ce genre de monstre vivait dans les montagnes ou les forêts profondes, pas dans les égouts comme de vulgaires petites araignées classiques. En plus maintenant qu’elle avait un cerveau humain c’était encore pire.

Galatée… vous pouvez m’appeler Galatée…

Quand allait il partir ? Cela la stressait.

Dim 11 Fév - 13:23


Hein ? Mais vous venez d'où ?

Mon interlocutrice finit par se dévoiler, du moins partiellement à travers les débris et tas de crasse de cet égout. Elle est encore moins humaine que moi, ce qui n'est pas une mince affaire quand on parle d'un spectre. Une femme svelte au corps musclé et bien dessiné. Une femme aux cheveux longs et argentés et au visage fin, hormis une mâchoire plutôt carrée. Mais c'est aussi une femme cornue, aux dents pointues et aux doigts griffus. La surprise de son physique doit se lire sur mon visage, mais les mots qui m'échappent quand elle se dévoile expliquent à eux seuls la raison de cette surprise.

Ethern : une Saraphs, ici ?

Tandis que la Saraphs m'éconduit poliment, ce qui tranche nettement envers la réputation belliqueuse attribuée à son espèce, je dévisage la demoiselle avec un sourire franc. Le guerrier des temps anciens est tout simplement content, voire admiratif, de croiser un des rares membres d'une espèce dont les prouesses martiales sont tout simplement légendaires. Si cette rencontre avait eu lieu dans ma prime jeunesse, et avec mon corps de guerrier plutôt que cette chose en carton-pâte, je lui aurais déjà proposé de croiser le fer, faisant fi de l'arachnide supposé être dans les environs qui, de toute façon, n'aurait plus aucune chance si on ajoute des saraphs dans l'équation.

Cependant, quelque chose cloche... Une saraph dans les égouts ? À moins de chasser un adversaire digne d'elle, elle n'a aucun intérêt pour ce genre de lieux et aurait bien plus sa place dans une arène. Ce n'est pas la seule chose qui cloche d'ailleurs. Une saraph... inquiète ? Elle semble cacher quelque chose et, de ce que j'en sais, ces créatures trop frontales ne sont pas du genre à s'embêter d'une aussi grande réflexion. Trop polie, trop pacifiste et bien trop inquiète pour une saraph, cette femme me semblait trop louche sur trop de points pour être honnête.

Tandis que mon sourire admirateur s'efface pour laisser place à une mine nettement plus suspicieuse, la possibilité qu'elle cherche à me faire partir, car elle veut se garder ma cible, me traverse l'esprit. Prenant la parole tandis que ma main fouille dans ma poche pour y saisir ma lampe torche, je déclare simplement mon intention sur ma précédente proposition.

Ethern : Je comprends. Vous autres Saraphs n'avez pas besoin d'escortes contre les dangers de ce monde, après tout.

Ma main gauche prend ma lampe torche et l'allume, tandis que ma main droite se rapproche discrètement du manche de ma machette. Allumant ce petit élément de technologie, j'éclaire derrière la Saraph, histoire de voir ce qu'elle a à cacher pour essayer de trouver la raison de son inquiétude face à ma présence. La saraph qui s'est présentée sous le nom de Galatée a un mouvement de recul face à cette lumière.

Ce fut cette fuite de la lumière et cette forme, cette masse que j'ai cru voir l'espace d'un instant qui me firent encore plus douter. Je ne sais pas ce que j'ai vu pendant cette fraction de seconde, mais j'ai vu quelque chose et c'est quelque chose d'anormal. Pendant que je pose ma main sur les obstacles nous séparant dans le but évident de les franchir pour me retrouver face à elle, je lance une petite phrase envers la saraph.

Ethern : désolé, je ne voulais pas vous effrayer avec la lampe torche... Galatée, tout va bien ? Il me semble avoir vu quelque chose avec vous.

© By Halloween

Mar 13 Fév - 10:01

Dans l'ombre des lumières

Ethern



Saraph ? Qu’est ce que c’était que ça encore… Galatée avait son intelligence et sa culture, néanmoins celle-ci avait ses limites. Elle savait bien que ce monde était multi-raciale, néanmoins dès lors qu’on parlait de races rares voir légendaires qu’il était quasiment impossible de rencontrer, il était peu probable que les scientifiques aient daigné lui apprendre ce qu’elles pouvaient être. Après tout, elle n’était pas censée sortir, alors qu’elle a intérêt de lui apprendre tout ce qu’il peut se passer jusque dans les détails sur le monde. Cela ne pourrait lui donner que plus de curiosité vis à vis de l’extérieur, ce qu’elle avait fini par avoir malgré tout, preuve que les chercheurs avaient été trop laxiste sur ce point… à moins que cela soit volontaire de leur part.

Bon, elle avait vaguement compris qu’il avait postulé sur sa race, le problème étant qu’elle ne pouvait pas s’étendre sur le sujet, ne connaissait ni les habitudes ni la culture de ses soi-disant Saraph. Ce faisant, ses hésitations n’avaient pour effet que de rendre la chose plus suspecte car les Saraphs n’étaient pas connus pour leur timidité ou bien une personnalité effacée.

Au fil des dires de l’homme, elle commençait à comprendre qu’il devait s’agir d’une espèce apte au combat et prédisposée à la force et à la violence. Néanmoins elle ne savait pas comment digérer cette information et surtout comment réagir, ne répondant pas à son interlocuteur pour laisser un blanc pesant jusqu’à ce que dernier ne se décide d’allumer une lumière pour l’éclairer.

Autant par surprise que par peur, face à cet éclairage nouveau, Galatée recula immédiatement, ne laissant le temps au spectre que de discerner des ombres. Celui ci curieux commençait alors s’avancer vers l’entrée des égouts, tout en faisant mine de s’inquiéter. Galatée recula alors d’un mètre pour disparaitre totalement.

Non ! N’avancez pas !

L’araignée regardait derrière elle, avant de commencer à se replier vers les profondeurs. Pour une personne à l’ouie fine, le bruit était plus qu’étonnant. Le bruit des pas ne correspond ni à ce qui serait d’usage pour une créature bipède, ni ce qui serait classique pour des pieds ou des semelles. Le bruit et le rythme des pas n’étaient pas bon.

Jeu 22 Fév - 13:46


Hein ? Mais vous venez d'où ?

Une saraph effrayée ? L'attitude de cette Galatée ne colle plus du tout au produit saraphien affiché. Il y a clairement anguille sous roche et je vais chercher de quoi il s'agit. Une saraph m'aurait déjà attaqué pour lui avoir désobéi, mais cette personne-là semble chercher un moyen d'esquiver les affrontements. Elle a littéralement reculé à la vue de la lumière et à mon approche, m'envoyant même l'ordre formel et maladroit de ne pas avancer.

Plus je pénétrais dans ce conduit odorant remplit de la crasse de la civilisation, plus je sentais que quelque chose ne collait pas. Puis vint ce bruit au fur et à mesure qu'elle se déplaçait. Un bruit inconnu des être de cette époque, mais que je reconnaitrais entre mille. Ce bruit de piques contre la pierre me plongeait dans des souvenirs d'un temps lointain. Un souvenir militaire datant d'une époque antique depuis longtemps révolue et oubliée. À cette époque reculée, les marchands Opaliens faisaient appels à des mercenaires pour protéger leurs biens et leurs convois, que ce soit contre les bêtes de la brume ou les pillards plus conventionnels.

Un souvenir précis remontait dans mon esprit, celui d'une embuscade sur une route pavée et bordée de deux fossés empêchant d'en sortir avec le chariot. Ces pillards étaient plus nombreux que les mercenaires et nous nous battions à presque deux contre un. Cependant, la stratégie des mercenaires était pour le moins particulier. Ces lanciers ne se couvraient pas totalement de leur bouclier, mais couvraient également une partie de leur voisin de droite tout en étant en partit couverts par leur voisin de gauche. Cette phalange ainsi formée pouvait avancer comme un seul homme en étant entièrement protégée. Les lances attaquaient au-dessus de leurs hoplons sans qu'on sache précisément d'où viendrait l'attaque et perforant les ennemis osant approcher du mur de boucliers.

Cependant, ce n'était pas leur phalange que je venais de me remémorer. Non, ce bruit caractéristique de pique frappant la pierre était celui que ces mêmes mercenaires utilisaient pour maintenir une pression élevée dans les rangs ennemis par la peur. Au fur et à mesure que la première ligne avançait, la seconde ligne tapait le sol de la pointe de leur lance, en un battement régulier, fusionnant avec leurs bruits de pas et leurs cris guerriers rythmés, ressemblant à un chant intimidant, provoquant la déroute chez leurs adversaires. C'était peut-être d'ex-soldats d'Aramilla mais en tout cas, leur méthode et leur stratégie militaire étaient tout simplement remarquables.

L'esprit envahit par ces souvenirs d'un autre âge, je cherchais sottement des yeux et avec ma lampe torche ce groupe de soldat au cœur même du boyau de pierre odorant ou je me trouvais. Rien et ces bruits trop irréguliers semblaient venir de la prétendue Saraph fuyante que j'essayais de rattraper et d'éclairer de ma lumière.

EthernEthern : Galatée, attendez ! Je veux simplement vous parler.

Pour le moment, c'était vrai. Je ne voulais que converser avec cette créature ressemblant à une saraph, une créature que je tente d'éclairer et de rejoindre en franchissant les obstacles nous séparant.

© By Halloween

Ven 23 Fév - 11:11

Dans l'ombre des lumières

Ethern



L’arachnide avait disparu dans les ténèbres des canalisations souterraines de la grande ville. S’il y avait bien une chose dont elle n’avait pas envie, c’était d’être à portée de tir de chasseur de monstre. Ce n’était pas une combattante, même si elle avait ses instincts de prédateurs, elle n’avait absolument pas envie d’expérimenter la puissance des utilisateurs de pouvoir, qu’importe celui en question.

Lorsque le spectre pénétra à son tour dans les égouts opalins, tout d’abord il n’y eut que la pénombre accompagnée du bruit d’une personne qui détalait. Une once de lumière toutefois suffisait à réaliser que la situation était plus complexe. Le lieu était tapissé de toile d’araignée du sol jusqu’au plafond jusqu’à donner une couleur blanchâtre à ces égouts. Ces toiles étaient très loin d’être aussi fragiles que celles qu'avait repéré l’érudit. Un pied dessus et il serait très difficile de s’en dépêtrer dans les moyens appropriés. Après tout ce genre de toile était conçu pour pouvoir retenir des monstres plus que des humains.

Le fait que Galatée puisse se déplacer dessus sans aucun problème était alors à noter. Il n’y avait pas de pouvoir qui immunisait contre les propriétés des toiles d’araignées. Le seul moyen d’ignorer les fils était une connaissance accru de comment fonctionner une toile ainsi qu’un corps biologiquement adapté à user des informations dont on avait connaissance.

Ethern avait beau crier qu’il n’était là que pour discuter, malheureusement pour lui la mutante ne voulait rien entendre et continuer à reculer.

Non non non non non non…

Au final, plus des paroles et de la discussion, ce fut le jeu de lumière de l’arrivant qui finissait par dévoiler la réalité au spectre. Celle-ci finissait par éclairer pleinement une araignée qui voulait partir. Un monstre de grande taille à la partie supérieure humaine qui au vu de la lumière se retournait légèrement. Voyant que toute manière l’humain avait compris, il fallait mieux éviter de le garder dans son dos.

Vous… vous voulez quoi.

Le ton était mesuré et suspicieux. L’arachnide était sur ses gardes, prêt à détaler encore plus vite dès que l’opalin ferait la moindre action dangereuse.