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Détective Lestrade

Détective Lestrade Brandw10
Mer 5 Juil - 6:51

Jabbar Lestrade

Opale / Citoyen

41 ans / 10 Fanthret 1859
Humain/ Masculin
Opale
Hétéro / Il  
Détective Privé - Equalizer (activité moins connue)
Harrier Dubois - Disco Elysium

Description


Un quarantenaire désabusé, un quarantenaire qui devait s’entretenir physiquement, autrefois. Un quarantenaire qui a l’habitude de lever le coude, de s’enquiller du whisky qui tape la tête et remue les tripes. Haut d'un bon mètre quatre-vingt-cinq, un poids qui dépasse de quelques kilos les quatre-vingt-dix. Monsieur ne fait plus vraiment de sport, en dehors de casser des genoux, briser des rotules et courir pour sa vie quand c’est nécessaire. Aussi, monsieur a de la bedaine, un petit bide qui témoigne de sa passion pour la boisson et les clopes, un bidon avec quelques poils dessus, comme monsieur tout le monde à son âge pourrait en avoir un.
Une chevelure qui lui tombe en arrière, sur les épaules. Cheveux pas tout le temps lavés, un corps pas tout le temps lavé en général. C’est pas le genre de type qui va se soucier de prendre sa douche tous les soirs après le boulot. De toute façon, il empeste déjà la clope et l’alcool, le tout saupoudré d’un parfum bon marché qui pue l’homme. Teint blafard, du type qui prend pas souvent le soleil, qui a l’habitude d’errer la nuit et de pioncer le jour, assommé par la gnôle. Les joues et le pif souvent rougis par l’alcool, c’est pas le genre à avoir froid le gaillard, toujours au minimum une flasque pour se tenir chaud en toutes circonstances.

Visage bourru, la fiole marquée par les coups durs de la vie et ses addictions, une adorable barbe en côtelette de moutons qui lui va à ravir, Jabbar apprécie l'excentricité, tout particulièrement dans les accessoires vestimentaires. Aussi n’est-il pas rare de le voir porter des lunettes roses à verres fumés, plus adaptée à un public féminin mais il s’en moque, ou encore sa légendaire casquette de détective. Un casquette verte en forme de grenouille, ses deux yeux globuleux braqués sur vous en permanence.
Le vert étant sa couleur préférée, c’est un costume se déclinant en plusieurs nuances de vert qu’il revêt, s’habillant d’une chemise blanche et d'une cravate rarement serrée. Des cravates, il en a tout un tiroir rempli, de toutes les couleurs et de motifs différents. Des pompes bon marché aux pieds, il chausse d’un fort quarante-trois qu’il expédie régulièrement au fion des petits cons qu’il recadre.

Il a la voix rocailleuse, il a le regard tantôt sévère, souvent perdu. C’est un blasé de la vie, le petit père. Il a perdu foi en l’humanité, a perdu goût à la vie, s’est perdu lui-même. Il sait pas trop ce qu’il fout encore en vie, à se casser le cul à espionner la vie des gens, à distribuer des mandales aux pourris d’Opale. Chercher un sens à sa vie, ça fait un moment qu’il a arrêté. Il jure souvent, peste tout le temps, porte un regard cynique sur le monde et n’hésite pas à exprimer le fond de sa pensée de façon transparente et  sans filtre.

C’est pas vraiment le genre de type avec qui t’as envie de passer une après-midi jeux de société, en gros.

Habiletés et pouvoirs

Kickass : Jabbar c’est un cogneur, mine de rien. Il a de grosses paluches idéales pour claquer les têtes et remettre les neurones en place, ou vous en faire perdre par paquets de dix. C’est pas esthétique quand il se bat, une enclume solide sur les appuis et qui tape comme un bœuf enragé, pas rapide et souple, mais percutant et difficile à bouger.

Shadow : C’est que c’est la base de son métier, d’épier sans être vu. D’espionner les faits et gestes de Jeannine, que son mari soupçonne d’adultère. Il sait trouver le bon spot pour établir une planque durant des heures, armé de son appareil photo qui tire les images en noir et blanc, et de sa flasque pour le tenir éveillé. Il sait aussi prendre en filature, là encore pas académique, mais efficace sur les lambdas.

Guns N’ Bobos : Il est armé d’un revolver à gros canon, le genre qui laisse un joli trou dans la peau quand il vous tire une balle avec. Huit bastos dans le barillet, un beau recul et un boucan du tonnerre de feu quand il défouraille. Autrement, en bon détective qu’il est, il possède un calepin stylo dans l’une des poches de son manteau, une loupe pour zieuter plus en détails certaines traces, un couteau de poche à lame rétractable, un paquet de clopes, un briquet silex et son inséparable flasque de whisky.

Ah, et il a du flair. A quel point, ça reste subjectif, mais il en a.
Il n’est pas détective pour rien, après tout.

Biographie


Jabbar Lestrade est un de ces types dont on ne sait pas grand-chose du passé, alors on préfère supposer qu’il est aussi mal foutu depuis la naissance. S’il picole autant, c’est de naissance. S’il est de nature aussi violente, c’est de naissance. S’il utilise des mots aussi vulgaires et virulents, c’est parce que c’est un gros con, mais un gros con depuis la naissance. Jabbar a monté sa petite boite de détective il y a maintenant une dizaine d’années de cela, un peu par hasard, après avoir filé le train du mari de sa sœur, cette dernière lui ayant demandé de confirmer certains soupçons sur le zigue. Ce soir-là deux passions et professions ont trouvé grâce aux yeux de Jabbar, détective et régulateur de peine ou Equalizer, comme il l’aime dire.
En gros c’est simple, chez Lestrade et Associés, vous pouvez venir pour deux raisons. La première, c’est de demander à Lestrade de se renseigner sur une affaire en particulier, un proche, un conjoint, une boîte etc. La seconde, c’est parce que quelqu’un quelque part dans la cité vous a causé du tort et que vous aimeriez le faire payer, remettre le compteur à zéro. Dans les deux cas, il vous faudra passer à la caisse avant. Monsieur Lestrade a un loyer à payer, même s’il crèche dans son bureau tellement qu’il a une vie privée merdique et des difficultés à se gérer financièrement. Il n’empêche que c’est jamais gratuit la vie, et ses services aussi. Jabbar est une crème, tout reste confidentiel tant que vous ne faites pas de conneries à votre tour.

Voilà sa profession.
Ci-dessous une mise en situation de son métier d’Equalizer.
Le dernier boulot en date.

***


Deux heures du matin, il pleut comme vache qui pisse dehors.
Je relève le col de mon manteau histoire de me protéger du mieux que je le peux ce qui me sert de tronche. Le tissu va pas plus haut que le bout de mon tarin, mais ça m’évitera peut-être de me choper un foutu rhume à la con. Et comme j’ai peur de me refroidir à marcher trop longtemps sous la drache, j’attrape ma flasque de gnôle et je m’envoie deux bonnes rasades en fond de gosier. Ce truc réveille les morts et réchauffe les congelés pris dans une avalanche depuis une bonne semaine, c’est radical. Je renifle un coup, sent la chaleur monter et scrute la porte de la baraque de l’autre côté de la rue. Encore une fois, ce que je m’apprête à aller faire et pas franchement jojo, mais il paie le whisky et les clopes, ce qui suffit amplement pour le bon vieux salopard que je suis à faire le job sans trop éprouver de remords. Il faut dire que passé un certain cap, compliqué d’éprouver quoi que ce soit d'autre qu’un profond vide, une foutue soif et de l'ennui.

Me voilà rendu sur le paillasson, mon poing violentant la porte à plusieurs reprises afin de me faire entendre des proprios, qu’ils viennent m’ouvrir. Est-ce qu’ils en auront quelque chose à foutre d’un vieil enfoiré qui vient tambouriner chez eux à pas d’heure ? Possible. Si c’est le cas, je saurais me montrer plus persuasif. On ne se maintient pas dans le milieu sans avoir de bons arguments, je dois dire.
J’entends des bruits de pas de l’autre côté, comme des savates qui traînent sur le sol, elle ne doit pas aimer lever les guibolles celle-là. Le verrou déverouillé, la trombine d’une quarantenaire se présente à moi, interrogative. — Vous me voulez quoi à cette heure-ci ? C’est lâché d’une voix grinçante, angoissante. C’est pas le genre de timbre de voix avec lequel t’apprécierais de passer la soirée à te raconter tout un tas de conneries, au bout de trois phrases l’envie de lui faire fermer son claque-merde serait trop fort. — Permettez que je vous dérange, Madame, c’est bien ici que Kléventin habite ? Elle tire la tronche, a l’air de se demander ce que l’autre merdeux a bien pu faire encore. — Ça dépend, vous lui voulez quoi à mon fils ? Eh, pas le couteau le plus aiguisé du tiroir celle-ci. — Trois fois rien, juste un message à lui transmettre d’une certaine Lizzie.

Comme un mot de passe magique qui débloque l’accès au coffre fort, le nom de Lizzie m’ouvre grand la porte de la baraque du petit Kléventin. — Oh, vous connaissez la petite Lizzie, elle est adorable cette fille. Entrez, entrez. Il ne faudra pas me le dire deux fois, je passe ma carrure dans l’encadrement et m'engouffre à l’intérieur, jetant un oeil dans la foulée aux environs.
Le Kléventin ne m’a pas l’air en bas. — Et comment vous la connaissez la petite Lizzie, vous êtes aussi membre du club d’échecs ? Parce que tu vas me faire croire que Kléventin sait jouer aux échecs ? Il m’a tout l’air d’être le genre de guignol à pas être foutu de trouver sa guiche alors qu’il la tient dans sa pogne. — Nous nous sommes rencontrés récemment, je l’ai raccompagnée chez elle après une soirée. Une soirée où votre fils était là, bizarrement. Il s'y est vachement bien amusé d'ailleurs. J’observe la mère qui traverse par deux fois le salon, les mains vides et le regard paumé, comme si son cerveau essayait de faire le lien entre les mouvements du corps et l'éventuelle action qu’il est censé enclencher. Elle m’a l’air complètement allumée la pauvre dame.

— Est-ce que votre fils est là ?
— Oui oui, il est dans sa chambre. Je crois qu’il dort, mieux vaut ne pas le déranger pour le moment. Il est plutôt de mauvais poil quand on interrompt sa sieste. A cette heure-ci c’est pas pour une sieste qu’il est parti, mais pour faire sa putain de nuit. Et j’ai pas autant de temps devant moi, il se trouve que j’aimerai bien rentrer chez moi pour achever la bouteille que j’ai entamé avant d’aller me pieuter. Les appels nocturnes, je vous jure. Heureusement que j’augmente mes tarifs pour les interventions de nuit.
— Je vais monter le voir. Ce que j’ai à lui dire est vraiment urgent.
— Oh bon d’accord, je vais préparer du café en attendant. Fais donc ça ma pauvre cinglée, et oublie pas de prendre ta dose de tranquillisants aussi, tu m’as l’air de sacrément apprécier ces petites merveilles. Le temps que je grimpe les marches, je m’allume une clope que je fourre dans mon bec, observant d’un air désintéressé la déco’ de la maison. Le tout me donne la désagréable impression qu’il manque quelque chose, comme un goût d’inachevé. Il en manque.
Je renifle une vilaine odeur dans le couloir, une puanteur qui imprègne les cloisons et l’air, celle de la transpiration d’un crasseux. En avançant de quelques pas, je constate rapidement que l’odeur se fait plus insistante au fur et à mesure que je me rapproche de cette pièce dont la porte est restée ouverte. Décidément, Kléventin a absolument tout pour me plaire.

J’écrase ma clope au fond de ce qui ressemble à une tasse, m’en cogne de savoir réellement ce que c’est, avant de me diriger vers le plumard.
— Eh. Debout sale merdeux. Que je l'alpague verbalement, avant d’envoyer un coup de latte dans le pied de son plumard dans lequel il tape sa meilleure sieste. Pas besoin de me répéter, j’ai tapé suffisamment fort pour faire trembler les quatre coins et le sortir de son coma. La fiole en vrac, les yeux fatigués et remplis de merde, il pose un regard qui mélange la surprise, l’indignation et l’incompréhension. J’imagine qu’il doit se demander ce qu’un type comme moi fout ici. D’une pogne, je le prends par la tignasse et le traîne hors du lit, le jetant à terre. Il braille, de la merde en barre qui sort de sa petite gueule de rat. Il me gonfle ce petit con. Je lui écrase les roustons avec le canon de mon revolver, et croyez-moi, c’est moi qui détient le plus gros calibre dans cette pièce. — Ferme-la et écoute-moi si tu veux pas que je te broie les noix.
Quelque part entre la peur de se faire casser la gueule et d’y perdre ses couilles, il a la lucidité de fermer sa gueule. — Consentement ? Viol ? Un de ces deux mots allume une étincelle d'intelligence en toi ou t’es juste complètement con comme un mutant ? Et bordel de merde que je déteste ces saloperies. — Ecoute-moi bien l’attardé enflammé du zgeg, puisque tu m’as l’air d’avoir une bite fonctionnelle mais aucune neurone qui se connecte pour créer la petite étincelle de génie en toi qui te diras comment t’en servir correctement, je vais te donner un aperçu de ce qu’il vas se passer si j’apprends que tu l’as de nouveau fourré dans un trou qui t’étais interdit.
Rapproche ma trogne de la sienne, histoire qu’il assimile le sérieux de la menace en remarquant combien je suis à deux doigts de presser la gâchette et de tout lui transformer en viande hachée. — Ta queue, tu la gardes dans ton calbut tant que les jolies mimines d’une gonzesse ne sont pas venues la chercher. Je presse encore un  bon coup histoire d’ajouter un rappel douloureux à l'expérience, le cerveau des abrutis dans son genre imprime mieux la leçon, comme ça. — Sinon je te promets de transformer ton petit oisillon craintif en sauce tomate et de te la faire avaler par le trou de balle. Et crois-moi, je suis un putain d’excellent cuistot. Capiche ?

Il hoche frénétiquement la tête, la morve au nez, les larmes plein les yeux, ce salopard de merdeux a la peur qui lui bouffe les glandes. Le message me semble assimilé, il devrait pas avoir envie de recommencer. Mais.
— Bueno. Je dégage mon revolver, que je range dans le holster accroché à mon torse. Un début de soulagement se lit sur sa fiole. Il se croit sorti d’affaire. — Maintenant, voilà l'aperçu dont je te parlais. Peur panique qui s’empare de lui une seconde fois tandis que je me rapproche, le soulève bien haut de mes bras musclés et le jette comme la merde qu’il est au travers de la pièce, s’encastrer dans un mur. Il pensait quand même pas s’en tirer avec de simples menaces ? Sacré débile.
Je répète la manœuvre deux autres fois, l’envoyant valdinguer avec un peu plus de virulence à chaque fois. C’est ce qu’on dit souvent sur moi, que je suis un type qui ne contrôle pas ses nerfs, que je suis virulent. Certains ont même été obligés de disparaître par ma faute, de changer d’identité, de peur que je leur tombe dessus. Après les vols planés, je lui mets la main dessus pour un rapide passage à tabac. Quelques grosses tatanes pleine poire, ça lui remettra les idées en place tout autant qu’il comprendra dans quelle profondeur de chiasse il s’est jeté en agressant cette fille.

Je le laisse finalement tomber au sol, trogne ensanglantée, tuméfiée, traumatisée aussi, probablement. — Au cas où t’es trop débile pour faire le lien, c’est Lizzie qui m’envoie. Eh oui petit con, une femme a de quoi se défendre aussi. — La prochaine fois que je reviens pour toi, ta mère aura un fils à enterrer.

Sur ce, je me casse.
C’est chiant.Il

non.



Dernière édition par Jabbar Lestrade le Mar 11 Juil - 5:52, édité 2 fois
Lun 10 Juil - 20:42
Toc toc toc ! Comment ça se passe par ici ???
Mar 11 Juil - 5:52
Eh bonsoir ! Eh bien ça se passe que j'ai terminé !

La bonne lecture.
Mar 11 Juil - 22:28

Jabbar, faut pas le faire chier

À moins de vouloir laisser ses couilles sur le parquet

Ah, Jabbar. Un bon gars, si on m'demande mon avis : il sait se faire respecter et n'a pas l'air de se laisser avoir par les pots-de-vin. La crème de la crème des détectives, un type sur qui on peut compter. Bon, il a l'air d'avoir un p'tit souci de gestion de la colère, que l'alcool doit pas calmer, mais dans le fond, est-ce que c'est pas ça qui lui permet de faire si bien son travail ? Alors certes, c'est pas le genre de personne avec qui tu vas te poser pour refaire le monde autour d'une tisane ; il aura vite fait de te l'envoyer dans la gueule, j'pense, mais Jabbar, vaut mieux le compter parmi ses amis, ne serait-ce que pour profiter de ses superbes punchlines ! Et puis, avec deux trois verres dans l'pif, il en aura certainement moult, des histoires à raconter. Puisse-t-il faire du barouf à n'en plus finir, et les bites opaliennes n'ont qu'à bien se tenir !

Rang : Citoyen
Pouvoir / Arme :  Révolver à gros canon (t'as quelque chose à compenser ?).
Affinité : 5 PA
Astra : +200 Astra

La suite logique

Avant d'aller RP, assure toi de bien recenser ton avatar pour que personne ne te le prenne. Si tu ne sais pas avec qui commencer, tu peux toujours faire une recherche de partenaires ou répondre à celles en cours. Accessoirement, tu peux aussi poster ta fiche pour récapituler tes liens, ta chronologie, tes possessions... Enfin, si ton personnage fait partie d'une organisation, n'oublie pas de demander à la rejoindre ou à l'ajouter, si elle n'existe pas encore.