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Clove et ses fragrances.

Clove et ses fragrances. Brandw10
Mer 19 Juin - 18:57

Clove

Epistopoli / Sujet d'étude

Aussi vieille que l'ail ! / Il y a plusieurs saisons.
Hespéride / Féminin
Bois de Phylène
Asexuelle / Elle
Plante verte
Delirium de Javier G. Pacheco - Sandman

Description

Une langue aiguisée comme un poignard, de la sève dans les veines, et du miel dans le sourire, Clove est une personnification de contradictions, elle est le chaos incarné.

Non.

Ce serait que de donner trop de crédit à ce qu’elle est en étant pourtant extrêmement erronée. Elle est le chaos méticuleux de la nature. Toujours dans sa tête, comme s’il n’y avait pas assez de choses à l’intérieur, Clove vit une réalité qui lui est bien propre, et qui est bien éloignée de la nôtre. Elle est une tornade. Pas le genre qu’on essaye de fuir, pas celles qu’on craint, elle est l’ouragan qu’on veut palper, l’ouragan auquel on veut succomber. Et puis dans l’œil de la tempête tout y est plus beau, non ?

Certainement.

Mais un instant seulement. Un caractère de merdeuse, prêt à se battre contre tous, et pour tout, la verve, d’une poète, le courage d’un poltron, ce qu’elle ne peut défaire avec une pléthore de phrases, ce qu’elle ne peut soumettre avec une myriade d’arguments, a déjà gagné. Est-ce qu’elle l’admettra ? Jamais. Est-ce qu’elle mourra sur une vallée, n’importe laquelle, pour qu’on admette qu’elle a raison ? Sûrement.
Clove n’avait jamais été un enfant. Pas plus qu’elle n’avait la fille de quelqu’un. Si ce n’est peut-être la fille des rivières, des grenouilles, et de quelques papillons arrogants, mais pas la fille de qui que ce soit au sens conventionnel. Mais si elle l’avait
été, ah, si elle l’avait été.

Elle aurait été de ces rouquines qui regardent le soleil droit dans les yeux, jusqu’à que ces derniers virent au rouge, elle aurait été de celles qui mordaient plus qu’elle ne riait. Elle aurait été de ces pestes turbulentes, les tireuses, qui tiraient sans distinction, cheveux, rire, attention, elle n’aurait pas été une glousseuse.

Mais voilà.

Destin, ou justice, sans me prononcer à ce sujet-là, elle n’avait été la fille de personne. Alors, sa verve, elle l’a gardé majoritairement pour elle. Non pas par manque de confiance en soi, ce genre de considération elle les laisse à ceux qui ont côtoyé la société, si elle préfère le silence de l’automne, au brouhaha du printemps, c’est que trop souvent, on lui a fait comprendre que ce qu’elle a en intelligence, elle ne l’a jamais eu en humanité. Non pas qu’elle soit cruelle.
Ou violente.

Il n’y a pas un os de vice dans cette gamine des prairies.
Alors.
Je vous en prie.

N’imputez jamais à la malice ce qui peut tout simplement être expliqué par de l’incompétence. Et croyez-moi, lorsque je vous dis qu’incompétente, elle l’est. Pleinement. Ce qu’on oublie de mentionner lorsqu’une a vécu accompagnée de gerbilles, et d’orties (bande de connasses), eh bien, c’est qu’on a pas vécu avec les hommes.

Elle y est étrangère. Elle le sait.

Pourtant.

Clove aime les hommes, de cet amour lointain, pourtant sincère, de l’auteur à ses personnages. Elle ne prétend pas pouvoir les comprendre, elle les ressent, mais sans les connaître, elle maintient une distance bien à elle, elle joue au funambule des émotions, tantôt empli d’admiration, tantôt de déception. Les sentiments qu’elle ressent ne sont jamais simples. Parce que la simplicité, c’est quelque chose de bon pour les autres. Elle, elle veut être plus. Quoi exactement ?
Elle n’en sait rien. Mais plus, elle le sait.

Sous sa lourde et longue tignasse brillante pareille à un crépuscule, crépite un cerveau rempli de candeur, la candeur de l’ignorance, la candeur puérile qu’on ne reproche pas aux enfants, mais qu’on a aucun mal à reprocher à une vieille plante. Au creux de sa poitrine timide, bat un cœur, un cœur incertain, un cœur encore intact, parfois elle jalouse ceux qui ont des choses tristes à raconter, parce que les choses tristes la font facilement pleurer, et pleurer elle aime ça. Elle les chérit, ses larmes acides et sucrées, goût citron, parce que si elle pleure, c’est qu’elle peut souffrir.

Si elle peut souffrir, elle peut être plus qu’une gousse d’ail.

Parce que ça, ça lui fait peur, ça la terrifie même, qu’au final, elle sera jamais plus que ça. Elle aimerait avoir l’audace, ou la confiance, de se savoir plus, mais les choses qu’elle sait, elles sont pas nombreuses, alors ça la fait flipper.
Mais si elle peut souffrir, c’est un début. Si elle peut sourire, c’est un début.
Si elle peut faire ces choses-là, alors ses yeux ne sont pas que le reflet du ciel, ses veines ne sont pas que le sang de la terre, sa personne n’est pas qu’un bourdonnement persistant, son odeur ne se résume pas à l’ail et au basilic, elle est peut-être plus que tout cela, et découvrir ce qu’elle est, elle aimerait bien ça.
Aha. À lire ses mots, elle rirait. D’un rire triste, d’un rire faux, d’un rire très inhumain, comme ceux qu’un robot émettrait si on lui demandait de reproduire. Elle rirait. Quand d’autres souhaitaient comprendre, ou conquérir le monde, quand certains voulaient lutter, d’autres survivre, elle, ne voulait que se comprendre.

En ce sens, elle était une bête, malgré ce qu’elle se refusait de penser, elle ne valait pas mieux. Les plantes voulaient croître, les oiseaux volaient, les rivières ruisselaient, les insectes fourmillaient, eux, comme elles, ne voulaient que ce qu’ils pouvaient faire. Ils ne voyaient pas plus loin. Elle appréciait et se reconnaissait dans leur impuissance.

La différence.

C’est que, Clove, en connaissait plus sur le monde. Mais ses désirs restaient embryonnaires, ridicules, risibles. Alors quoi de mieux que d’en rire ?

Et puis elle avait déjà changé. Elle avait quitté le cocon, et si elle était actuellement une espèce bâtarde, entre la larve, et le papillon, elle n’était plus dans son cocon. Maintenant elle était dans le monde. Sans aile encore, mais elle ne rampait plus.

La gousse d’ail était bien loin. Maintenant, elle s’essayait à comprendre le monde, maintenant elle avait un destin. Un concept étrange, qui tenait un peu de la fantaisie à ses yeux, qui tenait du petit mensonge, mais elle l’acceptait. Les hommes avaient besoin de petits mensonges, les hommes avaient besoin de fables. Pour accepter les grands mensonges, il le fallait.

La justice, l’honneur, la gloire. Pour accepter ces idées-là, il fallait commencer par des petits mensonges, comme le destin, ou le père noël.
Et puis plus important, les hommes avaient besoin de fantaisie pour être homme.

Alors peut-être … Peut-être.

Habiletés et pouvoirs

Hypersensibilité - Par le toucher, elle a la capacité de transmettre émotions, et intentions. Elle peut aussi comprendre les animaux et les végétaux.

Biographie

Longtemps, Clove n’eut comme seul information, l’odeur. Une odeur lourde, portante, piquante, non pas qu’elle eut su ce qu’était un picotement avec un moment. A cette odeur se mêlait quelque chose de doux et frais, quelque chose d’humide, presque sucrée. Enfermé dans cette odeur longuement, elle n’eut d’autres choix que de somnoler, elle n’avait ni corps à mouvoir, ni esprit à remuer. Alors, elle somnola. Mais dans son sommeil, elle rêvait, des rêves inconstants, indicibles, aimeuse du calme et de la légèreté, elle était bien.

Ou elle n’était pas. Pas encore du moins. Mais parfois, elle regrette cette non-vie, à celle qu’elle a maintenant, tout était plus simple quand elle ne pouvait se comprendre, se questionner, quand on ne lui laissait pas le choix de vivre ou de mourir, quand elle était bloquée dans ce néant infini. Mais toute bonne chose, un jour, ou l’autre, se termine.

Un jour, elle ouvrit les yeux. La lumière lui flingua la rétine, le bruit lui éclata les tympans. De plein fouet, droit dans le foie, elle fut frappé. Par la vie, la vie tourbillonnante, intransigeante, éhonté, se déroulait devant ses yeux, sans considération pour qui elle était, ou même ce qu’elle faisait ici. Elle entendait tout, dans un fracas, dans le bruit et la fureur, elle voulut crier, peut-être qu’elle le fit, mais elle n’entendit rien, elle voulut comprendre sa détresse, et en regardant au sol, elle vit ses pieds. Des pieds gelés, encrés dans le sol d’hiver, elle vit une pousse, une pousse d’ail, et elle comprit d’où elle venait. A y repenser, c’était pathétique, quand d’autres naissaient de lacs, ou d’arbre centenaire, elle, était venue d’une gousse d’ail. Une gousse d’ail, soigneusement, cachée, oubliée, entre plusieurs plants de basilic. Une gousse d’ail, bercée par les cantilènes du Bois.

Et elle resta là. Elle pouvait bouger. Elle en avait les jambes, elle en avait les muscles, le détail du mécanisme organique restait un mystère, mais elle en avait la capacité. Mais ça, ça elle ne le comprit que plus tard.

Alors,

Elle resta là. Stoïque. Figée. Son corps cythéréen, habillé par le vent, écorché par le givre, nu, n’osait se mouvoir. Clove, puisque c’était le nom que les racines, et les rongeurs lui avaient donné, écouta. Elle écouta le tumulte de la vie, et après d’innombrables levés du soleil, elle comprit la poésie au milieu du foutoir, elle vit l’art dans la terreur. Et elle se sentit chez elle.

Elle était une partie des pluies, et bruines, ses tendons forgés par les racines, ses dents boueuses, et cette odeur.
L’ail et le basilic. Les rats et les insectes. Le jour et la nuit. La nature avait cela pour elle qu’elle était simple. La nature avait cela pour elle, que, dans l’incertitude il y avait quelque chose à quoi se raccrocher. Et si elle ne comprenait pas ce qu’elle faisait là, pourquoi elle semblait si différente que ce qu’elle pouvait observer, elle ne s’en souciait pas. Pas immédiatement. Et puis, il s’y passait tant de choses, pour peu qu’on tende l’oreille sincèrement, et qu’on regarde en détail, la nature était toujours surprenante.

Lorsque la rosée était suffisante, elle put voir son reflet, elle vit des reflets sang échevelés, elle vit une forme famélique, elle vit une peau diane, en bref, elle vit, comprit que de ses yeux elle pouvait cerner, le monde, de ses yeux, elle pouvait comprendre ce qu’elle était. Elle se vit. Elle ne ressentit ni plaisir, ni orgueil dans l’acte, mais, à chaque rosée dès lors, elle chercha un peu plus son reflet, elle n’était pas une Narcisse pour un sous, mais dans le décor, son reflet était la seule chose qu’elle pouvait contrôler.

Et comprendre le monde dans ses détails, c’était son jeu. Elle comprit que ce qui montait, inéluctablement, retombait, elle comprit qu’après le froid, venait la chaleur, et qu’après le froid revenait. Elle comprit que la lumière allait vite, mais que l’ombre l’attendait toujours. Derrière chaque tronc, derrière chaque roche, chaque goutte, peu importe à quel point la lumière allait vite, l’ombre l’attendait encore et toujours.

Elle n’était pas bête. Loin de là. Différente, mais brillante. Parfois, la fumée liquide, tournoyait, suffisamment proche pour qu’elle puisse l’observer, suffisamment loin, pour qu’elle ne la dérange pas, comme une présence, sans pensée aucune, sans volonté aucune. Non. Ce n’était pas tout à fait correct, mais ça aussi, il lui fallut un temps avant de le réaliser. Mais sur la glèbe où elle était figée, où elle pensait être à jamais prisonnière, un jour elle vit quelque chose de tout à fait différent. Quelque chose comme elle. Lui aussi avait des jambes, il portait non pas une peau sur son corps, mais un tissu, des feuilles brisées, et entremêlaient, comme une carapace, ses cheveux n’étaient pas rougeoyants, ils étaient de la teinte du ciel après un orage.

Il était doux. Curieux comme elle. Il parlait sans qu’elle comprenne, il était bruyant, agité. Mais pas méchant. Non pas qu’elle sut ce qu’était la méchanceté. Mais il ne l’était pas. Egoïste peut-être, mais pas méchant. Il communiqua avec elle, un charabiât intangible, et il s’en alla. Puis il revint.

Et cette valse incertaine continua un moment. Il ne la brusqua pas, pas à se mouvoir, pas à lui répondre, il prit son temps avec elle, elle était bien plus vieille qu’il ne le serait jamais, cette petite pousse d’ail, pourtant, il la considérait avec tendresse.

« Clove. »

Voilà le premier mot qu’elle prononça, son prénom que c’était cliché. Et puis d’autres suivirent. Elle apprenait vite. Elle ne bougeait pas, mais son cerveau courait des marathons. Ils eurent confiance l’un dans l’autre, pas instinctivement, non, mais avec le temps, une forme de confiance se forma. Il lui fallut déjà une douzaine de saisons avant qu’elle ne prononce ce simple mot, et bien plus encore, pour qu’elle puisse tenir une conversation. Pourtant, le scientifique le savait, elle ne bougeait pas. Elle somnolait, nostalgique d’un état où elle n’était qu’une pousse, mais elle ne se mouvait pas. Et la danse reprit son cours, Clove servait volontairement le scientifique, elle lui communiquait les intentions de la nature, il l’étudiait, il cherchait des remèdes ou d’autres mystères de la sorte pour ses congénères. Ils étaient nombreux. Bien plus que lui. Selon ses dires, ils étaient chacun unique. Ils avaient une vie bien plus restreinte, bien plus modeste, mais ils vivaient. Ils se trompaient. Ils souffraient. Mais ils vivaient. Clove en fut terriblement jalouse, un sentiment nouveau, incompréhensible, qui la peina un temps, avant qu’elle ne résigne à rester là.

Mais, tandis que la scientifique apprenait la nature avec Clove, Clove apprenait les hommes avec lui. Elle était devenue verbeuse, et vénustée, coquette à sa façon, elle était devenue une autre personne, et si la nature lui ressemblait, c’était aux hommes qu’elle voulait appartenir.

« Clove. Clove. » répéta le scientifique comme pour la sortir de ses songes, « Cela fait bientôt trente ans que tu es là, bientôt trente ans que je viens te voir chaque semaine et cela fait encore bien plus que tu es là… Bientôt, je le crains, je ne pourrais plus te rendre visite. » Il se mordit la lèvre, bien conscient de ce qu’il s’apprêtait à lui demander, « Est-ce que tu voudrais que je t’emmène chez moi ? Tout y est bien différent, mais peut-être que- »
« Oui ! Je t’en supplie Alastor, oui ! »

Cela faisait trente ans, qui était passé en quelques heures pour elle seulement, cela faisait sensiblement plus avant cela qui n’avait été que quelques jours, mais une larme sur le coin de la joue, la première qu’elle eut à offrir à qui que ce soit, elle accepta, elle prononça son prénom, pour la première fois, prénom qu’elle n’avait jamais oublié depuis leur première rencontre, et elle fit son premier pas. D’une jambe faible, usée par la mousse, et l’humidité, mais elle le fit. Il lui expliqua que personne d’autre que sa nièce pourrait connaître sa vraie nature, par précaution, mais plongée dans son monde elle ne comprit pas les implications, mais elle s’en fichait. Elle allait vivre. Pour de vrai. Sans un regard, elle laissa derrière elle les rivières, les animaux, la nuit, et le jour. Elle les regrettait tous (sauf les orties), mais elle avait décidé de vivre. De pleurer et de rire.

Vivre. Pour quelqu’un qui n’avait fait que cela. Quelle ironie.
Je sais paaas. / Il

J'aime écrire ! Je suis disponible !



Dernière édition par Clove le Jeu 20 Juin - 19:27, édité 8 fois
Mer 19 Juin - 19:14
Bonjour et bienvenue charmante Hespéride ! Sois la bienvenue sur Astrebrume, et merci à toi de venir poser tes valises toutes d'émotions faites ici (comment ça, l'idée que nous soyons deux flamboyantes filles de la nature sur ces terres m'enflamme? Mais non, pas du tout ! Bon, j'avoue, un peu quand même...!)

Bon courage pour la suite de ta rédaction, j'ai très hâte de lire les couleurs de Clove ! D'ici là, si tu as la moindre questions, n'hésites surtout pas (et je t'invite également à passer sur le Discord pour rencontrer la communauté (ou si tu as besoin de discuter de la création de ton personnage!)

Quand ta fiche sera finie, tu pourras nous l'indiquer juste ici pour qu'on vienne la valider  Clove et ses fragrances. 1f33b

A bientôt et bon courage pour ta rédaction ! keur10
Jeu 20 Juin - 8:22
Bienvenue parmi nous Clove!

Au plaisir de croiser tes feuilles! :D
Jeu 20 Juin - 19:26
Merci pour l'accueil !! Fiche terminée, et signalée !
Ven 21 Juin - 13:18

Un air d'été

Et d'herbes fraîches, petite fille des bourgeons

La nature a-t-elle fait germer une petite protégée? C'est ce qu'on imagine quand on lit la fiche de Clove ! Petite pousse qui a pris son temps pour apprécier son environnement, il est grand temps de partir à l'assaut du monde. Une fiche aussi rafraîchissante qu'une brise, chargé d'odeurs en tout genre, de l'ail frais au lichen du bois de Phylène.
Clove a une longue - et belle - vie de découverte devant elle, et je lui souhaite de ne pas trop s'attrister de découvrir la condition de la nature à Epistopolie ! Belle route à toi petite pousse, que tu puisses déployer tes feuilles aux quatre coins d'Uhr.

Rang : Vagabond
Pouvoir / Arme :  Hypersensibilité (pouvoir racial)
Affinité : 7 PA
Astra : +200 Astra

La suite logique

Avant d'aller RP, assure toi de bien recenser ton avatar pour que personne ne te le prenne. Si tu ne sais pas avec qui commencer, tu peux toujours faire une recherche de partenaires ou répondre à celles en cours. Accessoirement, tu peux aussi poster ta fiche pour récapituler tes liens, ta chronologie, tes possessions... Enfin, si ton personnage fait partie d'une organisation, n'oublie pas de demander à la rejoindre ou à l'ajouter, si elle n'existe pas encore.