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Blessing in disguise (PV. Guerlain)

Blessing in disguise (PV. Guerlain) Brandw10
Lun 16 Jan - 17:20
ft. Guerlain Hydris
You should save your eyes, a thousand voices howling in my head


« Votre dette sera difficile à rembourser – heureusement pour vous, il se trouve que l’Institut embauche, et que j’ai besoin de quelqu’un pour garder un œil sur ma fille adoptive. Vous remplirez les tâches d’un archiviste commun, mais dès que vous serez en état, vous accompagnerez Sibylle sur les sites d’excavation, et vous vous assurerez qu’elle ne se… perde pas à nouveau comme elle l’a fait pour vous sauver la vie. Un accident heureux, certes, mais un accident néanmoins. Je ne tiens pas à ce qu’il se reproduise. Si Sibylle est une exploratrice d’exception, elle a encore beaucoup à apprendre pour devenir une archéologue accomplie. Elle ignore tout des objets qu’elle découvre, ainsi je compte sur vous pour lui enseigner tout ce que vous savez. La pauvre fille a été élevée à l’écart du monde, quelle chance qu’elle soit une Portebrume… Vous vivrez dans les chambres de bonne de notre hôtel particulier, en face du manoir. Votre loyer sera déduit de votre salaire. J’attendrai de vous un rapport hebdomadaire sur votre travail, et sur l’état de ma fille. Ça sera tout. »

La visite d’Ekaterina à Guerlain avait bien duré une heure, tout au long de laquelle Sibylle avait nerveusement attendu à l’extérieur de la pièce. Elle avait bien entendu plaidé le cas du jeune homme auprès de sa mère, décrété qu’elle aurait besoin de son aide, mis en avant tout ce qu’il pourrait apporté mais n’avait pas touché un mot sur le fait qu’il venait devenir un Portebrume, même si sa mère le découvrirait tôt ou tard. Ce que décidait sa mère après ça… n’était pas entre ses mains. Elle savait que sa mère allait mentir à son sujet, comme elle le faisait toujours pour préserver les apparences, elle ne pouvait que prier pour que Guerlain ne laisse pas deviner qu’il en savait déjà trop.

L’immense Strigoi sortit enfin de la pièce sans fermer la porte derrière elle, l’air impassible, jetant un regard vers sa fille avant de passer son chemin, lui signifiant qu’elle pouvait y aller. Sibylle ne se fit pas prier. Un papillon entra dans la luxueuse chambre avant qu’elle n’arrive – toquant d’un toucher léger sur la porte en bois massif avant de glisser sa tête par l’encadrement de la porte, hésitant un instant avant d’entrer. Ses cheveux étaient ramenés en un chignon bas traversé par une épingle à cheveux décorée d’un papillon dorée et elle portait une légère robe d’intérieur en mousseline bleue – rien à voir avec sa tenue d’exploratrice.

- Bonjour, Guerlain. Fit-elle en se postant au bord du lit, bien droite, se tenant les mains comme une petite fille bien élevée, une certaine pudeur dans la voix.

- J’espère que ma mère ne vous a pas trop malmené. Comment vous sentez-vous ? Elle l’observa un moment, jaugeant son état d’un œil critique. L’homme était couvert de bandages mais ses hématomes commençaient à se résorber, et l’étrange coloration de ses ongles avait disparu. Bien qu’il fut encore dans un sale état, il avait l’air d’aller mieux.