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47 - ❝ one more shot so casually ❞

47 - ❝ one more shot so casually ❞ Brandw10
Mer 7 Déc - 12:58

47

Contade / Fugitive

Âge inconnu
Mutante araignée
Laboratoire vétuste
Inconnue / Elle
Voleuse (?)
Vriska Serket, Homestuck

Description


Un teint blafard enveloppe ce derme cadavérique, ces membres laissés rachitiques par une malnutrition pourfendant ce corps élancé, dissimulé sous une sauvage tignasse hirsute, bouclée, ténébreux cocon de soie où se cachent sournoisement des pattes d'araignée prêtant leur élégance à des phalanges immaculées, aux paumes à jamais marquées d'un 4 et d'un 7 difficilement cicatrisés.. Fondue dans la nuit, cachée dans l'obscurité, la créature promène avidement son regard affable, ses pupilles asymétriques à l'œillade disgracieuse ; une droite unique à l'éclat terne, une gauche multiple où huit trous noirs se partagent le nacre du globe oculaire, vivaces, menaçants, cauchemardesques. Vile observatrice, mortelle âme en peine, l'Enfant du Mal conserve ses lèvres violacées scellées, berceau d'une langue pourpre rugueuse et de canines grisâtres remplies d'immondice dévastatrice. Maudits sont les malheureux individus s'étant approchés inconsciemment de son territoire humide et inhospitalier, qui jamais ne pourront oublier le crissement de ses cordes vocales, semblable à du verre brisé maladroitement piétiné, les mettant au défi d'approcher, d'oser défier la bête aux mandibules d'orées...
... incarnation grouillante des Arachnés.

Habiletés et pouvoirs


Chimère désarticulée, Veuve Noire perturbée, la chose est un prédateur avisé, à l'instinct affûté. Drapée de silence, le pas feutré, son corps se déplace souplement autour de sa proie, agile, délicate, précautionneuse, maniant la substance sécrétée par ses appendices et glandes séricigène développées, se lovant dans les recoins les plus étriqués, défiant l'apesanteur comme si elle n'avait jamais existé. Noctambule valsant harmonieusement sous la lueur des Astres bleutés, la mutante désabusée, méfiante et pressée par la curiosité, arpente les sillages ombragés en usant de sa force insoupçonnée, héritage humblement accepté, pour maintenir et soumettre les pauvres créatures l'ayant sous-estimée, et planter avec aisance et simplicité ses crocs acérés dans les chairs juteuses, tantôt pour les dévorer et se repaître, souvent pour liquéfier des prédateurs supposés et se protéger, assurant pour quelques jours de plus sa piètre longévité.

Biographie


Tes premiers souvenirs sont flous, brumeux. Des sensations. La faim. Le froid. La peur. La douleur. Et cette lueur vacillante, faible, affreusement faible, instable, crépitante. Tu l'as fixé à t'en brûler les rétines. Tu l'as fixé à t'en abrutir. Pendant des secondes, des minutes, des heures, des jours, des années. Des dizaines d'années.
❝ Où suis-je ? ❞

Un espace clos, une cage rouillée. Des barreaux rongés par l'usure, des parois humides où la moisissure s'amuse à esquisser des formes mouvant au rythme des défaillances psychiques, incessantes images morbides, perfides, terribles. Toujours dans les ténèbres, tu n'as jamais vu la lumière du jour, jamais senti la caresse du vent sur ton visage, la fraîcheur de la pluie éclaboussant les peaux, imbibant les cheveux. Tu ne sais même pas qu'il existe un univers qui englobe ton enclos, cette cave souterraine où les ombres rôdent, grognent, trépignent, vagabondent. Tant de sueur, de sang, de stupeur et de tremblements. Voilà bien longtemps que tu as cessé de compter les nouvelles odeurs, les anciennes carcasses laissées pourrissantes pour servir de festin aux nouveaux arrivants. D'abord farouches et hostiles, grattant les murs et mordant les grilles, ils finissent inéluctablement par devenir dociles ; une flamme farouche que les ténèbres ne cessent d'éteindre encore, et encore, et encore, à chaque nouvelle cellule ouverte, à chaque corps traîné de force hors des cachots, à chaque murmure échangé entre deux âmes accablées. Tu sais ce que c'est, la tienne ne tient plus qu'à une frêle braise peinant à rougeoyer, tant tu as cessé de l'alimenter, de t'en préoccuper, préférant accepter ta condition sans te leurrer, te montrant docile pour ne pas subir plus d'atrocités. Parce que tu es remplaçable. Vous êtes tous remplaçables, vous, les choses dans les geôles que l'on observe avec dédain, dégoût, convoitise et complaisance. Il suffit que vos résultats ne soient pas suffisants, que votre comportement ne plaise pas aux Hommes en blanc, que vous montriez de la faiblesse, de la réticence, ou que vous ne résistiez pas à une énième expérience, pour que votre corps sans vie soit balancé dans un coin de votre ancien foyer, patientant sagement avant que votre descendance ne soit créée. Combien en a-t-il eu avant toi ? Combien y en aura-t-il lorsque tu viendras à flancher ? Tu n'en sais rien, tu ne cherches pas à connaitre la vérité, à creuser les secrets putrides de cet endroit sordide. Tu sais quels Docteurs sont les plus douloureux dans leurs manœuvres, ceux qui te regardent avec avidité lorsque ta chemise tombe sur le sol carrelé et qu'il est temps pour toi d'être attachée à cette surface froide, si froide que tu te sens brûler. Tu sais reconnaitre une Infirmière qui plantera la seringue une seule fois et celle qui laissera tes bras constellés d'ecchymoses dont les couleurs t'ont toujours fascinées. Et par-dessus tout, tu sais sentir l'odeur malicieuse qui annonce le retour d'une journée de "mise à l'épreuve", où les gens de ton espèce et toi, passant des ténèbres une lumière si vive qu'elle laisse vos rétines blessées, devez tapisser la salle de ce vermeil étincelant jusqu'à ce que les Hommes en blanc soient satisfaits.
❝ Qui suis-je ? ❞

Une arme, contendante, aiguisée, dévastatrice. Ils voient en vous des objets, de la chair et de la poudre à canon pour les Guerres à venir, pour les batailles et les conquêtes inévitables, pour les nouvelles convoitises et les horreurs grouillant dans la Brume. Des animaux que l'on dresse avec vigueur, sans amour ni répit, des machines à tuer impitoyables et fidèles à leurs maîtres, prêtes à donner leur vie, leurs tripes et leur âme pour mener leurs missions à bien. Des atrocités, quand on traîne les survivants hors de l'arène visqueuse pour la visite médicale obligatoire où l'on vous rince, oscule et soigne sommairement, on lit dans leurs yeux le dégoût, la haine, l'inconfort. Ils ne savent pas que vous sentez la peur qui se dégage de leur pores, que vous savez lire à travers les gestes brusques des Infirmières crispées lorsqu'elles tendent les bandages crouteux aux soignants. Ils ne savent pas que les Hommes en noir et les armes qu'ils tiennent tels des rapaces sur une charogne ne vous effraient pas ; pourquoi craindre la mort, quand l'Enfer est déjà là ? T'en as vu beaucoup devenir fous, perdre la tête après un combat, bondir sur le Docteur, se faire abattre sur le tas. Tu leur en veux quand tu te retrouves en quarantaine, pieds et mains liés pendant des jours, sans manger. Mais tu les comprends. Tu sais. Tu sais ce que ça fait de sentir sa flamme faillir, manquer de s'éteindre et de vouloir à tout prix la rallumer, quitte à perdre la vie sans y arriver. Toi aussi, tu préfèrerais mourir en tentant de te venger, plutôt que de te laisser démembrer par tes congénères accablés. 14 flanchent plus souvent que les autres, avec sa crinière barbouillée de sang et ses griffes d'acier. 83 n'est pas suffisamment au point, il est toujours le premier à se faire abattre quand le sifflet sonne le début des hostilités. Les autres vrillent de manière aléatoire, indéterminée, les Docteurs n'ont pas encore réussi à déterminer le point de rupture, ni comment le contrer ; et ils n'osent pas faire de tests trop poussés pour le moment, refusant de se mettre en danger pour assouvir leur curiosité. Toi, dans tout ça ? Tu demeures impassible, tu observes en silence, analyses. Tu apprends des erreurs des autres et tu attends. La brèche qui te permettra de tirer ta révérence, le moment où tu arriveras au bout des tests ou celui où tu seras trop lasse pour poursuivre ce simulacre dont ils sont les maîtres. Patiemment, tu gardes ton regard rivé sur cette lueur qui flanche, se dandine en une infernale cadence. Assisteras tu un jour à sa dernière danse ?
❝ C'était quoi, ce bruit ? ❞

 Boum. Boum. Boum. BOUM. Atroce déflagration se mêlant au tambour de ta tête contre le béton. Dans le couloir menant à la salle d'osculation, les chimères se sont stoppées à l'unisson. Pupilles encore dilatées par le massacre à digérer se tournent vers les geôliers tout aussi déconcertés, s'échangeant des murmures en resserrant leur prise sur leurs armes tant aimées. Nouvelle détonation, plus proche. Le sol qui se met à trembler, les monstres à grogner. Les armes se braquent, les corps sont plaqués contre le mur, des cris se font entendre, paniqués, suivis de hurlements hystériques. Du coin de l'œil, tu perçois une petite chose au fond du couloir, qui glisse sur le sol, roule, et se cogne contre le mur, laissant une arabesque rouge sur son sillage. Une tête. La tête d'une infirmière. Celle qui fait toujours exprès de planter les aiguilles trop profondément. Tes pattes se mettent à frétiller entre les mèches de cheveux collés par l'hémoglobine, ton excitation se transmet à tes partenaires. Un beuglement, puis un autre, deux Hommes en blanc qui se précipitent dans le couloir, glissent sur la ligne de sang : l'un se rattrape, poursuit sa course en vociférant des ordres inaudibles aux Hommes en noirs, l'autre se tortille, incapable de se redresser, assujetti par la terreur. Les armes changent de cible, hésitent quelques secondes, et le corps du Docteur se fait aspirer hors du couloir, broyé, avalé. Ton œil s'agite, comprend avant toi ce qu'il vient de se passer : 21 n'est pas mort. Suffisamment malin pour tromper la vigilance de l'assemblée, concours de circonstance d'un corps présumé mort, mais seulement assommé ? La vérité n'est qu'optionnelle dans ton esprit où tout s'agite, se chamboule, déferle en toi comme le jet d'eau glacé que l'on vous envoie pour vous décrasser. Ton corps réagit le premier, tu te glisses sournoisement contre l'un des gardes, vises la peau laiteuse de son cou à découvert, y loges tes canines empoisonnées. Ses doigts se crispent se la gâchette, la rafale s'abat sur deux de ses collègues, au plafond, et dans le mur. Tu te délectes de la chair fraîche, refusant de lâcher une proie si délicieuse. Autour de toi, le monde disparait, les rugissements de tes alliés suivant ton initiative, les tirs de balles, les membres arrachés. On éclabousse ton visage, tes jambes, ta proie qui ne se réveillera jamais, mais tu es toute à ton repas, tu te repais comme si ta vie en dépendait. Tu es faite pour ça. Tu es née pour ça. On t'a créée pour ça.

Une alarme retentit. Tu te sens tirée en arrière par une main robuste. Ton cri résonne dans ta gorge, t'arrache les muqueuses et tu plantes tes dents dans les phalanges de ton assaillant une fois, deux fois, trois fois ; il ne lâche pas, continue de te traîner loin de ta proie. Ce n'est qu'en levant les yeux de ta convoitise que tu les vois, eux, l'armée d'Homme noir s'élançant dans le couloir. Le premier tir touche ton comparse à l'épaule, le forçant à lâcher son emprise sur toi. Le sang ne fait qu'un tour dans tes veines, ton instinct se mêle à ton corps et tu bondis sur le mur, le plafond, abandonnant ainsi ton compagnon. À quoi bon ? Ils le remplaceront.

Carnage, vengeance sauvage, les bruits se mêlent et s'emmêlent, deviennent mélasse et s'imprègnent dans ton esprit pour tes futures nuits sans sommeil. En dessous de toi, l'hécatombe ; les soldats aussi, sont des créations immondes ? Au dessus d'eux, tu te faufiles, essuies quelques coups, quelques balles, rien de bien pénible. Le rouge éclate, se répand, colore le monde comme jamais auparavant. Tu salives, ton regard dérive et tu te fais violence pour ne pas te laisser glisser dans cette mer divine ; le temps n'est pas à la gourmandise. Une porte explose, des corps s'engouffrent, une salve est tirée, le bureau des consultations n'est plus verrouillé. Bestiole sinueuse, tu t'approches de l'encadrement de la porte, un tireur essoufflé passe ses nerfs sur un corps ravagé. Se venger ? Le laisser ? Tes dents traverse le tissu recouvrant son épaule et le venin s'injecte dans la chair poisseuse du condamné. Le goût est différent, pas aussi appétissant, tu relâches la cible comme une enfant capricieuse préférant s'intéresser à la ventilation poussiéreuse. Accrochée à la surface, la grille ne tarde pas à céder, et dans ce tuyau malfamé, tu te glisses sans hésiter, rejoignant tes sœurs de cœur, dissimulant toute trace de ton échappée.

Combien de temps as-tu tournée dans ces canalisations délabrées ? Les cris se sont arrêtés, l'alarme a cessé d'hurler. Les survivants ont commencé à se rassembler, traîner les cadavres, les blessés. Tu t'es éloignée des voix, perdue en longeant les parois jusqu'à ce que ta persévérance soit récompensée par un courant d'air menant à la liberté.
❝ Et maintenant ?? ❞

Quelque part, enfouie entre les roches des Trois Sœurs, l'Araignée goûte ses premiers instants de bonheur, qui sait si cette liberté lugubrement gagnée ne signera pas le début d'une nouvelle terreur ?
Cerveau borderline tournant à plein régime.


J'oscille inlassablement entre l'hyperréactivité et la léthargie, je bondis d'un sujet à un autre à en avoir le tournis. Ne m'en voulez pas si parfois j'oublie ; la mémoire me fausse souvent compagnie. Néophyte profonde de la contré "fantasy", j'espère vivre moult aventures en votre compagnie ! (j'suis une grosse nerd, la littérature, les jeux vidéos et le thé, c'toute ma vie)



Dernière édition par 47 le Ven 9 Déc - 18:41, édité 8 fois
Mer 7 Déc - 13:29
Eh bah je passe officiellement te souhaiter la bienvenue Quarante-Sept ! T'as déjà fait la connaissance de pas mal de monde par ici, je te fais pas faire un tour du propriétaire. Hésite pas à faire signe si tu as besoin d'aide ou la moindre question et courage pour ta prez !
Mer 7 Déc - 13:52
Bienvenue copine mutante ! Hâte de voir ce que tu nous réserves 47 - ❝ one more shot so casually ❞ 1f49c
(et ooh ça fait un moment que j'avais pas vu de Homestuck sur les forums, bon choix de feat. !)
Mer 7 Déc - 14:46
Nimrod a écrit:Eh bah je passe officiellement te souhaiter la bienvenue Quarante-Sept ! T'as déjà fait la connaissance de pas mal de monde par ici, je te fais pas faire un tour du propriétaire. Hésite pas à faire signe si tu as besoin d'aide ou la moindre question et courage pour ta prez !

Merci beauuuucoup ! J'suis la dernière à hésiter quand il s'agit d'embêter autrui avec mes questions, je viendrais embêter, le staff à la moindre occasion krkrkrk.
Mer 7 Déc - 14:48
Jessamy a écrit:Bienvenue copine mutante ! Hâte de voir ce que tu nous réserves  47 - ❝ one more shot so casually ❞ 1f49c
(et ooh ça fait un moment que j'avais pas vu de Homestuck sur les forums, bon choix de feat. !)

En espérant ne décevoir personne dans mon interprétation de la chose qeihqf.
(homestuck, une grande partie de mon adolescence, la nostalgie est grande, l'envie de tout recommencer est intense.
+ ton vava est très doux lui aussi c: )
Jeu 8 Déc - 10:31
te voilà te voilAAAAA
trop trop hâte de voir ce que cette pure bombe atomique nous réserve! force à toi <3
Jeu 8 Déc - 11:01
Sibylle P. Excelior a écrit:te voilà te voilAAAAA
trop trop hâte de voir ce que cette pure bombe atomique nous réserve! force à toi <3

Trop meugnon j'vais chialeeeeeer.
Ven 9 Déc - 20:13

J'ai une araignée au plafond...

... et pas le genre qui ne mange que des moustiques!

Quelle lecture immersive! L'usage de la deuxième personne donne un côté voyeuriste malaisant et nous force à être témoins des horreurs que subit 47, et bien entendu, de celles qu'elle commet elle-même. Ton style d'écriture est captivant, gritty, je me suis sentie sombrer progressivement dans la noirceur du quotidien de 47 et de son état mental qui se détériore (somehow) au fur et à mesure du récit. Bien joué!
Par ailleurs, tu nous propose une vision très intéressante des laboratoires produisant des mutants qui feront une belle addition au lore si jamais tu as envie d'élaborer dessus un jour! En voilà une vision de l'enfer que vivent les mutants et de la monstruosité de cette société qui s'enfonce parallèlement dans la monstruosité pour la course au Myste et à la fortune. Le personnage de 47 est effrayant et captivant, il me tarde de la voir rôder parmi nous. Dans quoi va-t-elle s'empêtrer et où tissera-t-elle sa toile?

Rang : Vagabond
Pouvoir :  Glandes séricigènes - Racial?
Affinité :4 PA
Astra : +200 Astra

La suite logique

Avant d'aller RP, assure toi de bien recenser ton avatar pour que personne ne te le prenne. Si tu ne sais pas avec qui commencer, tu peux toujours faire une recherche de partenaires ou répondre à celles en cours. Accessoirement, tu peux aussi poster ta fiche pour récapituler tes liens, ta chronologie, tes possessions...